medef3 Fait rarissime, le gouvernement a utilisé la procédure dite du vote bloqué pour faire adopter par le Sénat, le 21 avril, le projet de loi ANI sur la "sécurisation"(sic) de l’emploi , pour éviter le débat sur les amendements . Les sénateurs communistes ont quitté l’hémicycle pour dénoncer cette procédure antidémocratique .

Le texte a été voté( grâce à l'abstention de la droite) par 172 voix contre 24. Le groupe PCF a voté contre.

"Il s’agit d’un coup de force pas seulement contre la démocratie parlementaire, mais aussi contre le monde du travail", a réagi Eliane Assassi, présidente du groupe PCF samedi soir, alors que le gouvernement a fait passer en force, via une procédure accélérée, le projet de loi sur l’emploi dans la nuit de samedi à dimanche.

Eliane Assassi avertit que ce coup de force "ne restera pas sans conséquences". "Jamais un gouvernement n’aura usé d’une telle arme à l’encontre de sa majorité parlementaire", souligne le groupe communiste, républicain et citoyen dans un communiqué publié samedi soir.

"C’est la démonstration de l’incapacité du gouvernement à répondre aux questions et aux contre-propositions formulées par les 450 amendements élaborés avec le monde du travail et présentés par le groupe Communiste Républicain et Citoyen et qui s’opposaient frontalement au projet de loi rédigé par le MEDEF", poursuit le texte.

Les sénateurs communistes, qui ont quitté l’hémicycle samedi soir en signe de protestation contre le passage en force du gouvernement sur l’ANI, déplorent : "Le gouvernement a préféré fuir le débat, comme l’avait fait, en son temps, Nicolas Sarkozy, avec la réforme des retraites, contre son opposition". Ils soulignent qu’ils étaient la plupart du temps des 48 heures de débat "plus nombreux dans l’hémicycle que les sénateurs et sénatrices des autres groupes". Ils concluent en relevant que "le Gouvernement, qui a fait la promesse à Madame Parisot que le Parlement adopterait au mot près le texte qu’elle a rédigé, ne pouvait l’accepter et a préféré mettre un terme au débat, quitte à piétiner le droit du Parlement à faire la loi."

Pour MN Lienemann (sénatrice PS de Paris) , ce vote bloqué est "un aveu de faiblesse " du gouvernement ! L'aile gauche du PS n'y va pas avec le dos de la cuillère dans la critique du duo Hollande-Ayrault puisque - parlant de la première année de pouvoir , elle constate "un Munich économique et social au profit des marchés "!!

Le Front de Gauche n'est donc pas seul à dénoncer la politique d'austérité et de reniements du pouvoir : le 5 mai prochain , de la Bastille à la Nation , la GAUCHE QUI NE RENONCE PAS FERA ENTENDRE SA VOIX , LA VOIX DES TRAVAILLEURS !