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La CGT portugaise lance une « semaine de lutte » du 20 au 27 octobre pour amplifier la lutte contre le plan d'austérité et préparer la journée de grève générale prévue pour novembre




Article d'Avante, organe du Parti communiste portugais

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Aux mesures que le gouvernement a intégré au budget de l'État pour 2012, la CGTP-IN répond par un fort appel à l'unité d'action et à la mobilisation générale des travailleurs, pour défendre leurs intérêts mais aussi ceux du pays.

« Ce que le premier-ministre a annoncé jeudi soir doit susciter une indignation générale, cela ne veut pas bénéficier au commun des portugais, mais plutôt aux spéculateurs, et cela ne va pas non plus réduire la dette publique ni créer de meilleures conditions pour la régler »– a affirmé d'emblée Manuel Carvalho da Silva, dans la conférence de presse que la CGTP-IN a organisé vendredi, en fin de matinée. Accompagné de Arménio Carlos, Carlos Trinidade et Deolinda Machado, de la Commision exécutive de la CGTP-IN, le secrétaire-général de la centrale syndicale a accusé le gouvernement de ne pas apporter de réponses aux problèmes du pays et de mettre, encore plus rapidement que ce à quoi on pouvait s'attendre, le Portugal sur les rails de la catastrophe, à l'origine d'un abaissement significatif du niveau de développement de la société.

La suppression des primes de Noël et de vacances, s'ajoutant au gel des salaires et des progressions de carrière et à la diminution en moyenne de 5% des salaires, signifie que les travailleurs de l'Administration publique perdront un quart de leurs rémunération en moins de deux ans. Les retraités subissent une injustice manifeste et un appauvrissement à la vitesse grand V.

D'ores et déjà l'augmentation du temps de travail de deux heures et demi par semaine– la CGTP a retraduite la demi-heure par jourannoncée par Passos Coelho – va aggraver le chômage, représentant dans l'immédiat une baisse de salaires de 6,25%, ne contribuera pas à l'augmentation de la compétitivité des entreprises et contribuera encore moins aux comptes publics, puisque tout le bénéfice ira aux actionnaires et aux patrons.

D'autre part, proteste l'Intersyndicale, rien de concret ne fut annoncé par le premier-ministre concernant les partenariats public-privés, reconnus comme « le cancer des cancers », par où se sont déjà évaporés plusieurs milliards d'euros d'argent public.

La CGTP-IN a livré une critique très forte du processus de Concertation sociale, autour de l' « Engagement pour la compétitivité et l'emploi », le qualifiant de « farce absolue ».

Dans ce contexte, la centrale a réaffirmé son « appel très fort » au renforcement de l'implication des travailleurs et, tout particulièrement, de la jeunesse dans les luttes en cours, en particulier dans les actions intégrées à la semaine de lutte que l'Intersyndicale organise à partir d'aujourd'hui. Mais, a anticipé le dirigeant, dans les réunions de la Commission exécutive, lundi, et du Conseil national, avant-hier et hier, des décisions vont être prises sur les formes de lutte qui concrétiseront l'indignation générale et la mobilisation générale.

Aux organisations syndicales qui ont participé à la grève générale du 24 novembre 2010 fut envoyée, tout de suite après, un communiqué rendant compte de ces conclusions et proposant « un processus de dialogue large, rapide et efficace, qui nous permette de construire une unité d'action solide, capable de soutenir la lutte syndicale qui exprime l'indignation générale et affirme des voies alternatives ».

Tous dans la lutte !

Parmi les actions incarnant cette semaine de lutte, annoncées par la CGTP-IN au cours des grandes manifestations du 1er octobre, se dégage le rassemblement destravailleurs des transportsaujourd'hui, et l'Assemblée plénière nationale de l'Administration publique, demain, tout comme l'Assemblée plénière nationale décentralisée de la Fenprofet des syndicats de professeurs, le 27 octobre, dans plusieurs villes.

En s'étendant à diverses régions et divers secteurs, avec des assemblées, des débrayages ou des grèves, avec des initiatives de rue, cette semaine de lutte dépasse les limites d'un « agenda » normal et représente un moment fort dans la lutte qui ira en s'amplifiant.

AU PORTUGAL COMME EN GRECE et partout en Europe , LA DETTE DES BANQUES NE DOIT PAS ETRE PAYEE PAR LE PEUPLE !