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Au Front de gauche, le rassemblement pour les municipales fait polémique ....

Un article du journal L'Humanité :





Le débat, qui dure depuis des mois, est source de tensions. L’épilogue est prévu début octobre.

«La seule alliance qui vaille est celle qui permet à des familles de se loger, à des enfants de recevoir une bonne éducation, à des citoyens d’être protégés par de bons services publics. » Si une partie du PS refuse de répondre à cet appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, dans les villes où les maires sortants sont communistes, les futures listes municipales continuent de faire débat au sein du Front de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, qui prône des listes autonomes du PS dans les villes de plus de 20 000 habitants, a fait état de ses désaccords avec le PCF sur son blog en fin de semaine dernière. « La stratégie d’alliance avec le PS au premier tour des municipales dans les grandes villes nous briserait les jambes », y estime-t-il. Il met en cause la lisibilité et la cohérence de la stratégie de ses alliés en faveur de rassemblements les plus larges possible sur des programmes anti-austérité, qu’il qualifie d’« impasse » et d’« opportunisme ». " La cohérence des communistes aux municipales ne se mesure pas simplement dans le fait d’être ou pas avec le PS au premier tour, estime, en retour, Marie-Pierre Vieu, membre de l’exécutif du PCF. Elle se mesure dans les actes que produiront les majorités municipales. » Le vrai débat, selon elle, « porte sur la manière dont (on) crée des alternatives, un rapport de forces dans une situation extrêmement bouchée » à gauche, au plan national.

« Le fait que le PCF ne semble pas avoir de stratégie nationale pose un problème de cohérence et de lisibilité », affirme, de son côté, Clémentine Autain (Fase), qui partage la volonté d’autonomie du Parti de gauche (PG) dans les villes « hautement symboliques ou significatives ». De la capitale, Jean-Luc Mélenchon est, en effet, décidé à faire un symbole. « Le Front de gauche est délibérément mis en danger dans tout le pays. Et cela principalement du fait de Paris ! » reproche-t-il. De ce débat, tous ne souhaitent pas faire un casus belli. « Il ne faut en aucun cas entrer dans une logique de pression, de surenchère », estime Christian Picquet (Gauche unitaire). S’il recommande, pour la capitale, de laisser le débat aller à son terme, pour lui, le rassemblement demeure possible dans certains cas. « Il ne suffit pas d’être dans la radicalité du discours, explique-t-il. Il faut plutôt faire mouvement vers le reste de la gauche en vue de changer le rapport de forces. »

Les communistes, eux, n’entendent pas sacrifier leurs 759 maires, 2 397 adjoints et 6 596 conseillers municipaux. « Avoir dans chaque commune des élus qui servent de leviers à de futurs rassemblements et luttes est déterminant », explique Marie-Pierre Vieu.

Le clivage peut-il conduire à l’éclatement du Front de gauche ? « Si une partie de l’une de ses composantes préfère l’alliance avec les socialistes », c’est « dans les faits un Front d’un type nouveau (qui) sera présent », assure Jean-Luc Mélenchon qui précise sur son blog : « Certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres composantes l’auront rejoint, peut-être. » Une position loin de faire l’unanimité. Clémentine Autain refuse d’envisager cette hypothèse, estimant que la force du mouvement réside dans sa capacité à s’élargir. « Jean-Luc Mélenchon crée un climat anxiogène », réagit Marie-Pierre Vieu, qui appelle à un débat serein. Et Christian Picquet de renchérir : « Il faut que s’arrête la partie de ping-pong, les petites phrases simplistes qui empêchent le vrai débat. »

Rappel : en Octobre , les militants communistes voteront dans chaque ville importante pour déterminer leur attitude vis à vis du PS dont la politique nationale et européenne suscite tant d'indignation ( et de colère) chez le peuple de Gauche ! A Charleville-Mézières comme ailleurs , le débat tourne autour de la question de la meilleure stratégie pour battre la droite et l'extrême-droite : une liste autonome de GAUCHE au premier tour , n'est-elle pas la bonne réponse pour RASSEMBLER TOUTES LES FORCES QUI VEULENT VRAIMENT CHANGER LA VILLE ??? ....d'autant plus que la récente démission du maire sortant et l'annonce d'une liste FN MODIFIENT CONSIDERABLEMENT LES RAPPORTS DE FORCE POLITIQUES AU PLAN LOCAL !

A l'évidence , dans les grosses villes , les déceptions de l'électorat de la gauche (vis à vis de la politique de Hollande) vont créer d'énormes surprises !!!

C'EST LE PEUPLE QUI DOIT PARTICIPER ET DECIDER DE CHANGER LA VILLE !