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GRECE : les communistes du KKE organisent la Résistance !

grecLe Parti communiste grec (KKE) réaffirme son opposition à la « voie à sens unique » des partis du consensus européiste et appelle le peuple grec à organiser sa colère avec le KKE

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Un grand rassemblement de masse a été organisé par le KKE vendredi soir place Syntagma. Ce rassemblement s'est produit quelques heures avant le vote de confiance pour le gouvernement, qu'il a obtenu (avec 153 voix sur les 300 députés au parlement) en faisant la promesse qu'il rechercherait à partir de maintenant le consensus le plus large avec les autres partis bourgeois.

L'oratrice principale lors de ce grand rassemblement du KKE fut la secrétaire-générale Aleka Papariga qui a insisté sur les points suivants :

« A bas le gouvernement et les partis qui servent la ploutocratie, ainsi que ces partis qui entretiennent sciemment des illusions parmi le peuple sur le fait qu'un autre gouvernement avec participation de ces partis résoudrait le problème.

Nous ne cachons à personne le fait que la lutte de classes doive être dirigée vers un seul but, la conquête du pouvoir ouvrier, un pouvoir qui soit au service de la classe ouvrière et des couches populaires.

Ils mentent sur le fait que le calendrier imposerait le vote de l'accord sur le prêt avant les élections. Nous demandons un gouvernement de transition et des élections dans les vingt jours afin que le peuple puisse être en mesure d'exprimer sa volonté par le vote. La faillite contrôlée a déjà été convenue tandis qu'il existe une possibilité sérieuse de faillite incontrôlée, elle n'a pas été effacée par les plans négociés avec l'UE, ni par la coopération du centre-gauche ou du centre-droit. »

Concernant les prochaines élections, Aleka Papariga a fait remarquer : « Les élections se dérouleront dans un climat d’intimidation sans précédent avec à son épicentre les prétendus plans de soutien de l'UE avec la menace d'une faillite incontrôlée, dans un climat d'anti-communisme intense et de provocations qui sont le moyen par lequel on va tenter de mettre le peuple dans une position de supplication.

Que voulons-nous dire par anti-communisme ? Des attaques physiques contre les communistes et d'autres militants. Les exhortations à ce que nous changions nos orientationset devenions un parti du système. Le soutien et le financement de la propagande anti-communiste sur le fascisme rouge-brun, avec des appendices qui seront chargés de faire le sale boulot afin que les partis bourgeois ne soient pas officiellement exposés.

Nous l'affirmons haut et fort, vous pourrez pas nous faire rompre, nous sommes trop forts ».

La secrétaire-générale du comité central du KKE a fait observer par rapport au nouvel accord de prêt :« L'argent qu'ils seraient censés nous donner est en fait notre argent, il a été arraché au travail de notre peuple. Le peuple ne doit rien, en fait c'est eux qui nous doivent tout »,et elle a ajouté sur les difficultés que rencontrent les partis bourgeois : « Ils sont dans une situation difficile car, à cause de la crise, la concurrence entre les Etats-membres de cette alliance prédatrice et les grands groupes économiques s'intensifie pour atteindre des niveaux inquiétants. Les partis politiques bourgeois et leurs collaborateurs ont peur car il y a de nombreux signes en Grèce qui vont dans ce sens tout comme la cohésion de la classe bourgeoise même risque de voler en éclats ».

Ils sont même inquiets en ce qui concerne une possible phase de reprise dans tous ces pays. Car la reprise ne serait qu'anémique étant donné, comme nous l'avons déjà affirmé, qu'elle ne ferait qu'ouvrir la voie à une nouvelle crise potentielle (…)

La crise en Grèce n'est pas le seul problème ni même le principal. Leur problème, ce sont les divergences importantes qui apparaissent entre les puissances impérialistes dominantes de l'UE sur la manière dont l'endettement de l'Espagne et de l'Italie doit être traité, afin qu'une crise majeure ne se produise pas en France.

Ils sont inquiets des contradictions entre les États bourgeois, les groupes monopolistes en Europe ainsi que de leurs contradictions avec les groupes monopolistes et les États bourgeois de Chine, d'Inde, des problèmes de l'économie des États-Unis et du Japon ; tout cela conduisant à l'émergence de forces centrifuges.

Ceux qui intimident le peuple Grec et les autres peuples d'Europe sont ceux qui réfléchissent à l'exclusion d'Etats-membres non seulement de la zone Euro mais aussi de l'Union européenne. Ils continuent à nous intimider prétendant que l'exclusion de l'UE serait un danger mortel pour les travailleurs (…)

Aucune des propositions politiques bourgeoises, libérale, social-démocrate, de gauche, ou « rénovée » - ne peut constituer une issue politique favorable au peuple si elle ne considère comme une question de principe la rupture avec les monopoles – dans l'industrie, le secteur bancaire, le transport maritime, le commerce – précisément la rupture avec la propriété capitaliste, ses institutions étatiques, ses alliances internationales. »

A propos de la proposition du parti opportuniste Synapsismos/Syriza concernant un « gouvernement de gauche » et de ses objectifs, la secrétaire-générale du KKE a fait observer :« Voyez sur quoi débouche l'opportunisme en ces débuts de XXIème siècle, évoquant officiellement, ouvertement et de façon éhontée, comme perspective la défense de la cohésion sociale, c'est-à-dire, la collaboration de classe, la soumission de la classe ouvrière à la classe bourgeoise, la soumission des couches populaires pauvres aux monopoles (…)

Il y a tout un débat qui s'est ouvert au nom de la souveraineté nationale. Nous croyons en la souveraineté populaire. La souveraineté du peuple, à savoir que pour que le peuple décide sur la base de leurs intérêts il faut qu'il ait entre les mains toute la richesse existante, produite dans le pays, la richesse qu'ils produisent par leurs mains et par leur cerveau, qu'il ait entre ses mains les moyens de production car autrement il ne pouvait y avoir aucune souveraineté ni pouvoir ; il ne pourrait être en mesure de planifier ni de garantir un travail à tout le monde.

Toutes les forces politiques de la « voie à sens unique de l'UE » - Nouvelle démocratie, PASOK, Synapsismos – doivent s'excuser devant le peuple pour les sacrifices inutiles qu'ils lui demandent de réaliser et pour les fausses promesses selon lesquelles le peuple Grec connaîtra par la suite une prospérité formidable.

Le KKE invite le peuple à lutter pour la propriété du peuple sur les moyens de production concentrés dans l'industrie, pour la socialisation de la terre, des grandes entreprises dans l'agriculture et du secteur du grand commerce.

Seule l'économie populaire peut garantir la souveraineté populaire et un véritable retrait des alliances impérialistes telles que l'UE et l'OTAN.

Aleka Papariga invite les travailleurs à renforcer et à se joindre à la seule perspective qui peut apporter un espoir, la perspective portée par le KKE :« Retrait de l'UE et annulation de la dette avec le pouvoir au peuple ».

GRECE : le chantage européen de Merkel-Sarkozy !

KKE2
Une excellente analyse du PTB ( parti du travail de belgique)

« Une décision irresponsable », « cela apporte une grande insécurité sur les marchés », « Les Grecs ne peuvent pas décider seuls » : les chefs d’État, les banques et les multinationales ont dénoncé la décision du premier ministre grec Papandréou de convoquer un référendum sur « le plan de sauvetage » européen.

Pour les dirigeants de l’Union européenne, la démocratie, c’est bon pour le printemps arabe, mais ce n’est pas d’application pour leurs propres peuples qui ne peuvent pas s’exprimer sur des décisions capitales pour leur avenir. Ni sur la gouvernance européenne qui cadenasse une politique d’austérité et antisociale pour les dix ans à venir. Ni sur « le plan de sauvetage » de la zone euro de 1000 milliards et la recapitalisation des banques, qui n’est autre qu’un plan de sauvetage des banques et du capital financier. Les Grecs non plus ne peuvent décider de leur sort. Rappelons que « l’aide à la Grèce » n’a pas servi à venir en aider aux Grecs : 97 % des fonds avancés à la Grèce ont, en réalité, servi à rembourser les grandes banques étrangères, allemandes et françaises en tête. Tout cela au prix de dix ans d’austérité et une dette publique ramenée, dans le moins pire des scénarios, à 120 % du PIB. Et, entre-temps, un Grec sur quatre est sous le seuil de pauvreté, près d’un jeune sur deux sans emploi et les pensionnés ont moins de 400 euros de pension.

« Fermez-la, nous décidons pour vous » est donc le slogan de la dictature de l’Union européenne de Merkozy, du FMI et de la Banque centrale européenne. Mardi, les marchés, autrement dit les banques, les spéculateurs et les millionnaires, votaient déjà : en faisant chuter les Bourses, ils ont déjà commencé leur immense chantage envers les peuples européens et le peuple grec en particulier.

Solution démocratique ?

Le référendum lancé par Papandréou est-il alors une solution démocratique ? Pas vraiment.

D’abord parce que les dirigeants de l’Union européenne, qui ont acté que le référendum aurait lieu, ont déjà décidé d’imposer à la Grèce la question qui sera posée et du cadre du référendum : le référendum devra avoir lieu avant fin décembre, il devra poser la question de l’appartenance à la zone euro et non l’approbation ou non du « plan de sauvetage » (qui lui serait voté au Parlement grec). Et, entretemps, la Grèce ne recevra plus d’aides de l’Union européenne et du FMI. On met ainsi la corde autour du cou des Grecs et on leur demande de la serrer par leur vote.

Ensuite parce que Papandréou veut un référendum et obtenir un « oui » sous la contrainte pour briser le mouvement populaire en cours en Grèce. En effet, les grèves et manifestations s’élargissent ces dernières semaines. Il y a le mouvement de désobéissance civile contre le paiement de nouveaux impôts. Banques, millionnaires, multinationales estiment que la situation est devenue incontrôlable et qu’ils ne peuvent plus continuer à appliquer leur politique sans risquer à plus ou moins brève échéance une forme de soulèvement populaire.

Et Papandréou veut éviter de convoquer des élections dans un contexte où les partis traditionnellement au pouvoir sont discrédités : le parti socialiste a moins de 15 % d’intentions de vote et le parti de droite, la Nouvelle Démocratie, 22 %. En organisant un référendum, il peut exercer un chantage odieux sur les électeurs en exigeant d’eux qu’ils apportent leur soutien à la politique actuelle de l’Union européenne.

La peste ou le choléra

Tout va être fait pour obliger les électeurs à voter oui, en les forçant à admettre « démocratiquement » que c’est la moins mauvaise solution. Puis en utilisant ce vote pour réprimer le mouvement populaire. Et si les Grecs votent non, on leur promet l’expulsion de la zone euro, la faillite du pays... Sans compter qu’on pourrait les amener à revoter jusqu’à ce qu’ils disent oui, comme on l’a fait avec les Irlandais et le traité de Lisbonne.

En réalité, ce référendum, c’est le choix entre la peste et le choléra. Il ne s’agit pas de voter pour ou contre un traité européen. Il ne s’agit pas de se prononcer sur qui doit payer la crise. Il s’agit de voter comment le peuple doit se soumettre et comment il va payer la crise provoquée par le capitalisme. « Nous refusons le chantage éhonté et l’intimidation idéologique prenant le peuple pour cible », a réagi le Parti communiste de Grèce (KKE) qui, avec le front syndical de lutte PAME, a grandement inspiré le mouvement populaire en cours en Grèce. « Le chantage ne passera pas. L’annonce du Premier ministre sur le référendum signifie qu’un vaste appareil va être mis en place pour forcer la main au peuple, le gouvernement et l’Union européenne se saisiront de tous les moyens à leur disposition, avec menaces, provocations afin de soumettre la classe ouvrière et les couches populaires, pour arracher un “Oui” pour le nouvel accord. »

Aussi le KKE appelle à un grand rassemblement au centre d’Athènes le vendredi 4 novembre. La résistance du peuple grec a besoin de notre solidarité. Ceux qui ont provoqué la crise doivent la payer. Plus que jamais : « Nous sommes tous des Grecs ! »

GRECE : place au peuple !

acropoleBaisse massive des salaires, des pensions, explosion du chômage, réduction drastique des services publics ( écoles, hôpitaux....etc) : le peuple grec est saigné depuis des mois par les soi-disants "plans de sauvetage" du FMI et de l'Union européenne ....c'est à dire par les diktats des banques et des marchés financiers ! Le peuple grec est à bout : par une mobilisation exceptionnelle , il vient d'obliger le gouvernement Papandreou ( Ps grec ) à organiser un référendum sur ce "plan de la dernière chance" concocté par le couple Merkel-Sarkozy ! Papandreou a été contraint de faire cette annonce parce que le Ps grec est devenu le symbole de la trahison sur l'autel de l'euro : des dizaines de permanences de ce parti ont été saccagées ces dernières semaines ....et de nombreux élus menaçaient de démissionner , outre la paralysie quotidienne du pays par des grèves et des manifestations !

Les communistes grecs réclament à juste titre des élections générales immédiates pour permettre au peuple un choix plus global sur la politique à mener ,visant à la sortie de leur pays de l'euro et à l'annulation unilatérale de la dette .

Il est incroyable que la simple idée de consulter le peuple grec affole TOUTES LES DROITES EUROPEENNES ET LES MARCHES FINANCIERS !! on constate leur haine de la démocratie et de la SOUVERAINETE POPULAIRE !!

Avec le Front de Gauche , le PCF appelle tous les peuples européens à la solidarité avec les grecs contre la finance et les reculs de civilisation ! A la veille de l'ouverture du G20 à Cannes , cette décision du gouvernement grec est un camouflet inattendu pour les dirigeants du capitalisme mondialisé : jusqu'où oseront-ils aller pour imposer leur "règle d'or" du gagner toujours plus sur le dos des peuples ??? UNITE DANS LA RUE , UNITE DANS LES URNES , voilà la solution du Front de Gauche , pour changer la vie !

GRECE: gréve générale contre l'austérité !

gr

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

La réponse des travailleurs s'intensifie contre l'offensive anti-populaire sans fin.




Les revenus des travailleurs du privé et du public seront brutalement affectés par les nouvelles mesures. L'objectif du gouvernement, de la ploutocratie et de la Troika est d'aboutir à une diminution drastique des salaires. Les nouvelles mesures réduiront encore les salaires des employés du public, qui ont déjà perdu l'équivalent de 5 mois de salaires, dans le même temps, sur la base du plan de nouvelle structure des salaires, les salaires des travailleurs du public seront amputés d'entre 20 et 50% de leurs salaires, si ce n'est plus ! Tandis que sur le modèle de l'accord lamentable signé dans l'entreprise de télécoms OTE, les salaires dans le privé subiront même des baisses encore plus conséquentes. Ils suppriment les conventions collectives de façon à pousser les salaires à la baisse dans le secteur privé bien en-dessous du honteux Accord national sur les salaires, qui impose en parallèle à des coupes dans les allocations sociales des salaires de misère.







La nécessité d'une intensification immédiate de la lutte, non seulement avec la grève du 19 octobre mais avec une grève générale nationale de 48 heures les 19 et 20 octobre a été décidée par le PAMEpour que la classe ouvrière Grecque puisse porter une riposte décisive aux mesures gouvernementales qui enterrent leurs droits et leurs vies.







Des grèves se sont développées dans tous les secteurs durant toute la semaine contre les mesures du gouvernement, de la ploutocratie, de la Troïka, dans l'ensemble du système de transport urbain public, paralysant le transport public à Athènes. Les travailleurs municipaux sont en grève, faisant pression à travers le refus de collecter les ordures dans de nombreuses municipalités y compris Athènes pendant une semaine. Les travailleurs de la DEH (bureaux de l'entreprise d'électricité) ont occupé pendant deux jours le bâtiment où se trouvent les machines qui impriment les factures d'électricité, bloquant concrètement l'impression et l'envoi aux travailleurs d'un nouvel impôt par tête, une taxe foncière dont le gouvernement a annoncé qu'elle serait prélevée sur les factures d'électricité. La situation dans le secteur de la santé est explosive, où le gouvernement en plus de la fusion d'hôpitaux a annoncé la fermeture de 50% des lits dans les hôpitaux publics et la concession de centaines de lits d’hôpital à des entreprises privées. Des occupations et des arrêts de travail se sont produits dans les plus gros hôpitaux, dont l’Hôpital général public Ag.Savvas contre ces projets gouvernementaux. Les marins organisent une grève de 48 heures lundi et mardi. Les employés dans les agences des impôts tout comme dans de nombreux ministères et organismes publics sont également en grève et ont occupé les bâtiments de plusieurs ministères. Plusieurs secteurs des travailleurs indépendants tels que les chauffeurs de taxi et les avocats sont aussi en grève. Les lycéens, étudiants et enseignants réalisent des manifestations et des occupations depuis un mois et demi vu la situation inacceptable que les parents, enseignants (les professeurs étaient également en grève cette semaine) vivent avec des écoles sans livres et le ministère remettant des photocopies à la place des livres. Dans le même temps, les dernières lois sur les écoles, collèges-lycées et les universités promeuvent et renforcent la marchandisation des écoles et facultés et forcent les parents à payer encore plus.







Un exemple significatif de l'activité du PAME dans la période est la réintégration d'un travailleur licencié dans une des trois grandes entreprises laitières. Face au licenciement de ce travailleur par les patrons de l'industrie laitière MEVGAL, ce fut la riposte des travailleurs qui se sont mis en grève pendant trois jours dans les deux principales usines à Athènes et Salonique. C'est ainsi que les travailleurs ont éventé les plans des patrons qui ne concernaient pas seulement ce licenciement mais des centaines de licenciements à travers la fusion de l'entreprise avec un autre grand groupe de l'industrie laitière. La réintégration du travail nous montre la voie, elle nous montre qu'une lutte résolue peut mettre en échec les plans anti-populaires dans les lieux de travail où tout paraît joué d'avance.







Ces actions qui sont confrontées à l'intimidation du gouvernement et du patronat, déclarant les grèves comme illégales et abusives, s'intensifieront avec les manifestations et les grèves du PAME, les 19 et 20 octobre, dans le cadre de la grève générale.

L'EUROPE DU CAPITAL ASPHYXIE LE PEUPLE GREC !

kke Le PC Grec (KKE) appelle à une désobéissance populaire organisée et de masse face à la nouvelle taxe prélevée sur les factures d'électricité

Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ils sont des milliers à avoir participé hier aux manifestations organisées par les syndicats de classe à Athènes, Salonique et dans d'autres villes Grecques contre la nouvelle rapine fiscale qui conduit le peuple à la faillite. Les travailleurs, les chômeurs, les indépendants, les étudiants, les retraités rassemblés par leurs syndicats, leurs comités populaires dans les quartiers et les organisations de masse ont mis en avant le refus organisé de payer les impôts par tête en brûlant les injonctions de paiement et exigé que ce soient ceux qui ont engendré la crise qui soient mis en faillite, à savoir la ploutocratie et ses représentants.







Il convient de noter que mardi après-midi la nouvelle loi sur la taxe foncière a été adoptée au parlement tandis que le gouvernement porte un nouveau projet de loi sur la fiscalité dans les intérêts de la ploutocratie. En fait, cette taxe sera intégrée à la facture d'électricité, avec la menace de coupures d'électricité pour ceux qui ne paient pas. En outre, les nouvelles mesures prédatrices comprennent un abaissement du seuil d'imposition à 5 000 euros – ce qui signifie que le seuil d'imposition est ramené à 357 euros par mois – la suppression des allègements fiscaux (ex : les frais de location), des hausses de la TVA, etc.







Le Bureau de presse du Comité central du KKE note dans son communiqué : « La faillite incontrôlée des familles populaires est une réalité »et ajoute « Le saccage fiscal orchestré par le gouvernement est une nouvelle preuve que l'offensive anti-populaire n'est pas temporaire et s'intensifiera sans cesse. Les pauvres retraités qui n'ont que 400 euros par mois sont contraints à payer des taxes, des gens qui tentent de survivre avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Les travailleurs ne doivent posséder que le minimum, juste ce qu'il faut pour qu'ils puissent retourner au travail le lendemain. Tout le reste doit être rendu aux industriels, aux banquiers, aux armateurs...




Dans le même temps, le gouvernement, après les réductions scandaleuses des taux d'imposition sur les profits du grand capital, envisage de nouvelles exonérations fiscales. Il a déjà annoncé la création de zones spéciales – des paradis fiscaux pour le grand capital, où l'imposition des profits serait diminuée et où il n'y aurait aucune convention collective. Cette ligne politique est la seule voie pour les monopoles. La seule voie pour le peuple est que la crise soit payée par le grand capital, qui contribue aujourd'hui à hauteur de moins de 2,8 milliards d'euros d'impôts par an, alors que le revenu fiscal global est de plus de 50 milliards d'euros. Les armateurs, banquiers et industriels doivent être imposés directement à une tout autre échelle.




Le seul et unique devoir du peuple est celui de relever la tête, de lutter pour ses droits. Chaque personne consciente au sein des couches populaires a comme responsabilité de refuser de payer ces injustes impôts par tête, de faire obstacle à la mise en œuvre de ces mesures barbares. De participer à la lutte organisée des ouvriers et des couches populaires sur les lieux de travail et dans les quartiers populaires afin qu'une forte alliance populaire se forme à partir des ouvriers et travailleurs, des travailleurs indépendants des villes et des champs, des jeunes, des femmes, pour le renversement du pouvoir des monopoles, pour la sortie de l'Union européenne devant aller de pair avec le pouvoir populaire. »







L'activité visant à la mise en échec de cette ligne politique barbare continue avec la préparation de la grève dans le secteur public ainsi que dans les anciennes entreprises publiques le 5 octobre et la grève nationale, le 19 octobre.

GRECE : le peuple otage du capitalisme financier , des banques et de l'euro !

pame
Malgré une grève générale de 2 jours trés suivie , la majorité socialiste ( Papandreou est président de l'Internationale socialiste) du parlement grec a osé voter un second plan d'austérité drastique , imposé par l'Union européenne et le Fmi !! honte à cette fausse gauche !
La prétendue "dette grecque" est en réalité une extorsion de fonds organisée au profit des banques et de l'euro : les intérêts obligataires fixés par les banques ces dernières semaines oscillaient entre 22 et 28 % ! la dette grecque est donc alimentée par des taux d'intérêts usuraires depuis des années ! ...et on demande au peuple de payer la note pour sauver l'euro et les banques privées !!!
"LES PEUPLES ONT LE POUVOIR ET NE SE RENDENT JAMAIS . ORGANISEZ LA CONTRE ATTAQUE " , annonce la banderole que les syndicats ont mis sur l'Acropole !
A titre d'exemple , le plan d'austérité voté instaure des baisses de salaires et de pensions , mais aussi un bradage des entreprises publiques , une baisse des allocations familiales , une hausse importante de la Tva ( de 13 à 23%!!) donc des prix , 86000 suppressions de postes publics , et un seuil d'imposition fixé à 8000 euros de revenus par an ....autrement dit , ce sont les familles les plus modestes et les classes moyennes qui sont appelés à payer les agios des banques allemandes et françaises ! un scandale .
Laboratoire du capitalisme européen , la Gréce populaire résiste contre cette politique au service de la dictature des marchés ! EXPRIMONS LUI NOTRE SOLIDARITE ET NOTRE SOUTIEN TOTAL : nous sommes tous des grecs en puissance face à l'Union européenne , instrument au service du capitalisme mondialisé !

GRECE : grève générale massive ...le peuple refuse de payer pour l'euro et les banques !

grecDes dizaines de milliers de grecs ont manifesté hier contre l'austérité prônée une nouvelle fois par l'Union européenne et le Fmi : ils sont restés devant le Parlement grec ( voir photo)pour dénoncer les nouvelles mesures de privatisations exigées par les marchés financiers ....soi-disant pour apurer la dette !

En réalité , cette dette a été créée par la spéculation effrénée de toutes les banques : elles empruntent à la BCE ( banque centrale européenne) à trés bas taux pour reprêter aux pays en difficultés à plus de 10% !! ...ensuite, on demande aux peuples européens de payer l'addition au nom de la dite dette !!

A titre d'exemple, en Gréce , depuis 18 mois, les salaires des fonctionnaires ont été réduits de 50% , le chômage est de 20% ,voir supérieur à 42% chez les jeunes !! ....et le gouvernement socialiste veut encore supprimer 150000 postes dans les services publics d'ici 2014 !
Pour le peuple grec ,la coupe est pleine et ce n'est pas un gouvernement d'union nationale ( Pasok-Droite) qui changera une politique toute au service de l'euro et des banques ! IL FAUT RENEGOCIER TOTALEMENT LA DETTE ET POUR COMMENCER REVOIR LE PACTE SUR l'EURO et le traité de Lisbonne qui imposent à toute l'Europe la même politique économique !

Laboratoire européen des régressions sociales , la Grèce va-t-elle devenir un exemple de résistance à la dictature de l'argent impulsée par la soumission à l'euro de toutes les droites et de la social-démocratie A suivre : dés samedi , d'autres manifestations sont déjà prévues à Athénes et dans tout le pays avec le front syndical du KKE ( pc grec) et les "indignés" ....