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Le calendrier européen de résistance à l’austérité ( un article du PTB )

Tony Busselen et Cécile Chams

26 septembre : Grèce



C'est la première grève générale depuis le nouveau gouvernement de coalition. Fini les belles promesses électorales. Le gouvernement vient d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité, comme la semaine de 6 jours et la journée de 13 heures, la pension à 70 ans, de nouvelles coupes dans les programmes de santé et d'éducation. Le PAME, le front militant des travailleurs, appelle à des rassemblements dans les grandes villes : « Nous refusons que la richesse que nous produisons serve à sauver les profits des capitalistes, qui détournent cette richesse dans les banques suisses. Nous exigeons l'abolition des mesures d'austérité, le retrait de la Grèce de l'Union européenne, l'annulation de la dette. Nous ne leur devons pas un centime. »



28 septembre : Italie



En compagnie de ses centrales de l’enseignement et des services publics, le plus important syndicat d’Europe, la CGIL italienne, appelle à une grève générale des services publics le 28 septembre. Il exige que soit revue la loi que le gouvernement Monti a fait passer en août sous le nom de « Spending review » (contrôle des dépenses). Dans une lettre commune des trois syndicats, les dirigeants syndicaux écrivent : « La décision d’organiser une grève générale se situe entièrement dans la ligne d’un long processus de mobilisation contre toute une série de mesures contre les services publics. (…) Cette “spending review” équivaut à la libéralisation et à la privatisation intégrales des services publics (…). Ce qu’on veut, c’est la destruction d’un modèle social (…). Nous exigeons une réorganisation des services publics afin de pallier les conséquences désastreuses de la crise : les besoins des citoyens, des jeunes, des chômeurs, des pensionnés et des plus faibles doivent passer avant toute chose. »



29 septembre : Portugal



Le 7 septembre, le Premier ministre Pedro Passos Coelho dévoilait sa proposition de réduire les charges sociales des patrons de 23,75 % à 18 % et d’accroître celles des travailleurs de 11 % à 18 %. Dans la pratique, cela équivaut à une réduction de salaire d’un mois par an. Partout, Coelho s’est fait surnommer le « Robin des Bois des riches ». Les manifestations monstres du 15 septembre — rien qu’à Lisbonne, 500 000 personnes ont manifesté — ont fait reculer Coelho. Dans la nuit du vendredi au samedi 22 septembre, il a discuté plus de huit heures avec le Conseil d’État, pendant qu’au dehors, des milliers de syndicalistes ne cessaient de crier : « Voleurs, voleurs ! » Le Parti communiste portugais (PCP) appelle à diriger les protestations contre le mémorandum conclu l’an dernier par le gouvernement avec la Troïka. Samedi 29 septembre, une manifestation géante aura déjà lieu, lundi 1er octobre sera une journée nationale de lutte et, dès le 5 octobre, des marches de chômeurs s’ébranleront vers Lisbonne.






30 septembre : France



La France prévoit une manifestation monstre contre le traité européen de Merkel et Sarkozy. Le Parti communiste français (PCF) a lancé une pétition en faveur d’un référendum populaire à propos du fameux traité qui a été conclu au printemps. Ce traité doit encore être approuvé par les Parlements nationaux. Il prévoit une politique de restriction accrue afin d’en arriver à un déficit budgétaire maximal de 0,5 %. Le nouveau président français avait promis avant son élection de renégocier ce traité mais, aujourd’hui, il veut le faire approuver le plus vite possible. Le PCF a déjà collecté plus de 100 000 signatures et a également organisé un sondage d’opinion qui a révélé que 72 % des Français étaient hostiles à ce traité européen. Dans une déclaration commune, 24 organisations et partis politiques appellent à manifester le dimanche 30 septembre.

UN CAR PARTIRA DES ARDENNES POUR LA MANIFESTATION ( à 9h30 de Charleville-Mézières ) ...tél = 0324564043 pour réservation .