Même si on s'attendait au pire depuis des mois , l'annonce de la direction d'Electrolux de fermer sous 2 ans l'usine de Revin (08) est un nouveau coup de poignard dans le dos des Ardennes !

Cette annonce est d'autant plus scandaleuse qu'elle tranche avec un chiffre d'affaire croissant et surtout avec un bénéfice net en hausse de 19% sur les prévisions du groupe international : IL S'AGIT DONC BIEN DE LICENCIEMENTS BOURSIERS AU SENS LE PLUS ODIEUX !

ELECTROLUX ASSASSINE LA VILLE DE REVIN ET LA VALLEE DE LA MEUSE POUR MIEUX SERVIR SES ACTIONNAIRES : il faut mettre fin à ses scandales économiques à répétition en votant rapidement une loi interdisant les licenciements boursiers !

Voilà la réaction du PCF :

L'annonce, par la direction du groupe suédois, de fermer le site de Revin ne correspond pas à une nécessité industrielle mais à la seule volonté d’augmenter ses profits, déjà en croissance de 19% au 3ème trimestre de l'année.



Ce n'est que la suite logique du refus d'investissements pour mettre en place un nouveau modèle de machines à laver répondant aux attentes des consommateurs et répondant mieux aux normes environnementales , et du désengagement du groupe de notre pays, sans assumer ses responsabilités sociales vis à vis de ses salariés.



Les communistes ont de longue date engagé l'action en faisant signer massivement (2300 signataires) une pétition à l'intention de la direction d'Electrolux et n'acceptent pas cette décision : ils continueront à se battre contre ces licenciements boursiers (une proposition de loi a d'ailleurs été déposée en ce sens par les parlementaires communistes). Ils exigent du groupe de revoir sa copie et sollicitent une intervention forte du gouvernement : l'indépendance industrielle de la France ne peut passer par l'abandon de productions aussi indispensables à toutes les familles qu'un lave linge.



Après Porcher, cette fermeture serait un nouveau coup dur pour Revin et la vallée de la Meuse : ce sont non seulement près de 500 emplois qui seraient supprimés directement, mais aussi des catastrophes pour des sous-traitants : les communistes affirment leur solidarité vis à vis de tous ces salariés et de leur famille , et seront à leur côté dans les luttes à venir.






Michèle LEFLON



Conseillère régionale PCF

                                                              Les salariés ont débrayé aprés cette mauvaise nouvelle et se sont rendus à la préfecture de Charleville-Mézières , bloquant le centre-ville ! Un bras de fer avec la direction du groupe mondialisé va s'engager :ce sont les salariés eux-mêmes qui peuvent imposer le changement , mais le PS dispose de nombreux pouvoirs pour s'opposer à cette délocalisation injustifiée économiquement ( présidence , Assemblée nationale ,Sénat , région ...) , qu'attend-il pour reprendre la proposition de loi interdisant les licenciements boursiers

Christophe Léonard , député PS de la Vallée de la Meuse , doit se prononcer clairement sur cette question !

LE CAPITAL OU LE TRAVAIL ?.... le changement , c'est maintenant !