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Jean-charles Vanbervesseles Debout les Ardennes qui souffrent

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Charleville-Mézières : vers une reprise de l'usine Deville ????

0deville Symbole de l'industrie ardennaise , la flamme bleue fabriquée à Charleville-Mézières va-t-elle survivre dans les Ardennes et sauver plus de 100 emplois ? Je vous livre un article du journal L'usine nouvelle :

Deville devrait faire l'objet d'un sauvetage industriel par voie de cession. Le groupe Phoenix apparaît bien placé pour reprendre l'ensemble des actifs de l'entreprise d'autant qu'il a reçu l'aval du personnel. Le Tribunal de commerce de Sedan (Ardennes) rendra sa décision mi-avril.

Placées en redressement judiciaire le 17 octobre 2013, la société Deville à Charleville-Mézières (Ardennes) et sa filiale de Saint-Laurent-de-Mure (Rhône), Deville Thermique, sont en passe de trouver la solution idoine.

Spécialisée dans la fabrication d'appareils de chauffage à bois ou aux granulés de bois, cette PME qui emploie 140 salariés dans les Ardennes et dans le Rhône, cumule 7,8 millions d'euros de dettes doublée d'un dossier amiante très pénalisant. Elle cherchait vainement depuis plusieurs mois une voie de sauvetage.

3 millions d'euros injectés

Deux dossiers de reprise ont été présentés au Tribunal de commerce de Sedan (Ardennes). Celui du groupe grenoblois Phoenix (380 salariés) qui après avoir fait une première fois volte-face a de nouveau manifesté son intérêt. Mais sous la forme d'un plan de cession après une mise en liquidation de la société actuelle. Phoenix, déjà présent dans les Ardennes avec Olfa, fabricant d'abattants de toilettes implanté à Signy-le-Petit, se propose de racheter l'ensemble des actifs avant de créer une nouvelle entité ("Deville Industries") et de reprendre un effectif passant de 111 à 94 salariés.

Cette opération se traduirait donc par deux licenciements secs, deux contrats de reclassements internes et 17 départs volontaires en pré-retraite. Phoenix envisage, par ailleurs, d'injecter 3 millions d'euros dans l'unité carolomacérienne sous forme d'apports en capital (1,6 million d'euros et d'investissements dans l'équipement de l'usine et dans le recrutement d'un directeur industriel pour 1,4 million d'euros). Cette reprise par voie de cession permet par ailleurs à Phoenix d'occulter définitivement le risque des contentieux liés à l'amiante.

L'autre dossier, qui émane de l'actionnaire majoritaire de Deville, la holding Birus, a finalement été retiré en début d'audience. D'autant que le comité d'entreprise de Deville, appelé à se prononcer le 24 mars sur les deux projets, avait clairement affiché sa préférence pour Phoenix.

Le Tribunal de commerce de Sedan rendra sa décision mi-avril.

Pascal Remy

Deville à Charleville-Mézières : l'avenir de la flamme bleue est entre les mains du gouvernement !

0deville Le dernier repreneur vient de se retirer à cause du dossier "amiante" : l'avenir de l'entreprise historique de Charleville-Mézières est donc entre les mains du pouvoir qui est le seul à pouvoir traiter rapidement ce dossier amiante !

Je vous publie un article synthétique de la situation paru dans le journal "L'Usine nouvelle" , sous la signature du journaliste ardennais Pascal Remy :

Après Sequor Investment, le groupe Phoenix a, à son tour, retiré sa candidature à la reprise de la société Deville, implantée à Charleville-Mézières (Ardennes) et Saint-Laurent-de-Mure (Rhône). Le dossier amiante, "héritage" des années 1970 à 1992, "plombe" sérieusement l'avenir de cette institution. Les 140 salariés sont d'autant plus inquiets que Deville pourrait se retrouver sans trésorerie au printemps prochain.

La situation se complique pour l'entreprise Deville, spécialisée dans la fabrication d'appareils de chauffage à bois ou aux granulés de bois et implantée à Charleville-Mézières (Ardennes) et à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône).

En redressement judiciaire depuis le 17 octobre 2013, cette PME cherche depuis plusieurs mois un investisseur capable de lui assurer un fonds de roulement et relancer son activité saisonnière. Beaucoup d'espoirs étaient fondées sur l'offre de rachat présenté à la mi-février par le groupe grenoblois Phoenix même si ce projet aboutissait à la perte d'une vingtaine d'emplois.

Le 10 février, l'état-major de Phoenix a mis un terme à cette démarche tant que le dossier amiante, qui parasite le fonctionnement de Deville depuis 1992 n'est pas réglé.

Lever un obstacle épineux pour ré-ouvrir la porte à des repreneurs

De quoi inquiéter les organisations syndicales qui, en étroite relations avec le directeur général, Henri de Quatrebarbes, mènent désormais une véritable course contre la montre pour sauver leur outil industriel et les 150 postes de travail encore existants. Et pour cela, ils comptent sur le Préfet des Ardennes et le ministère du redressement productif pour lever au plus vite cet obstacle épineux.

"Sans ce paramètre fâcheux, notre PME aurait déjà été vendue depuis longtemps car notre marque reste porteuse sur le marché, constatent Emerick Lebel et Walter Céré, porte-paroles des salariés. Il est inadmissible, alors que nos bâtiments ont été entièrement dépollués et désamiantés en 1992, qu'un repreneur potentiel soit concerné par un transfert de risque jusqu'en 2032, date d'échéance de l'incubation."

"La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics et des différentes administrations, parties prenantes dans cette affaire", selon le directeur du site. En tout cas, l'entreprise doit maintenant effacer cette "casserole" avant de repartir en quête de repreneurs.

En attendant, et pour ne pas puiser davantage dans une trésorerie rendue exsangue par une activité saisonnière, les dirigeants de Deville ont réduit la cadence de travail à 28 heures entre le 10 février et le 15 mars.

Mais d'ici là, si aucun repreneur ne s'est à nouveau manifesté, Deville serait contraint à la liquidation judiciaire.

Pascal Remy