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Un Ardennais dans la tempête de l’affaire Bygmalion Publié le 08/10/2014 par le journal L'Ardennais .

Par Sébastien Laporte et Boris Marois






Le système de fausses factures aurait été évoqué chez Guillaume Bazaille, un Sedanais repéré par Sarkozy et devenu proche de Jean-François Copé.









Guillaume Bazaille vient de passer bien malgré lui de l’ombre à la lumière, sous les projecteurs des enquêteurs. Ancien assistant parlementaire de Jean-Claude Étienne, l’ex-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, il a ensuite été repéré pour ses compétences par l’équipe de Nicolas Sarkozy, dès la campagne présidentielle de 2007. Une trajectoire qui le conduira à l’Élysée, comme conseiller technique chargé de la presse, puis dans la garde rapprochée de Jean-François Copé à la tête de l’UMP.

Son bureau est maintenant occupé par François Fillon

Selon lemonde.fr daté de lundi et le Journal du dimanche du 5 octobre, les policiers s’intéressent de près à lui dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Car deux réunions auraient eu lieu à son domicile, les 28 février et 2 mars, « juste après les révélations du Point sur un éventuel système de fausses factures organisé entre l’UMP et la société Event & Cie, filiale de Bygmalion » explique Le Monde. Au cours de l’une de ces réunions, « il a bien été question de tout le système de fausses factures qui menaçait d’être découvert », rapporte le JDD en citant Franck Attal, directeur général adjoint de la filiale Event & Cie.

Les fonctions de Guillaume Bazaille ne lui permettaient pas de signer des documents comptables, mais son rôle est alors essentiel dans l’agenda médiatique de Jean-François Copé, ainsi que dans la campagne présidentielle de 2012. Aujourd’hui, le bureau qu’il occupait au 8e étage du siège de l’UMP est celui de François Fillon relève Le Monde…

Originaire de Sedan, Guillaume Bazaille (37 ans) s’était présenté aux élections municipales de 2001 sur la liste d’opposition divers droite emmenée par Annie de Paoli. Il était alors colistier de Bertrand Bonhomme, l’actuel chef de file de l’opposition DVD au conseil municipal de Sedan. « Guillaume Bazaille, je ne l’ai pas revu depuis 2001 », raconte Bertrand Bonhomme, avant d’ajouter sur le ton de la plaisanterie : « N’allez pas me mettre sur le dos l’affaire Bygmalion ! »

Le maire UMP de Charleville, Boris Ravignon, ne garde pas un souvenir plus précis du Sedanais. « Je ne le connais pas très très bien, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de travailler ensemble. Il était au service de presse quand je suis arrivé à l’Élysée en 2007 » explique l’élu, « il est sedanais, mais je ne l’ai jamais croisé dans les Ardennes, je l’ai croisé à l’Élysée ». Boris Ravignon précise au passage qu’il ne nourrit « aucune inimitié » à son encontre.