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Jean-charles Vanbervesseles Debout les Ardennes qui souffrent

CGT: Thierry LEPAON écrit à F. Hollande !!!!

cgt Lettre ouverte au Président de la République Thierry Lepaon écrit à François Hollande









Monsieur le Président,

Il n’est pas habituel que le Secrétaire général de la CGT écrive au Président de la République française. D’impérieuses raisons m’y conduisent.

Il y a maintenant un an, les françaises et les français vous élisaient Président de la République. Ils affirmaient ainsi le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée précédemment. De ce besoin vous en avez fait votre slogan : « le changement c’est maintenant ». La CGT s’était clairement exprimée pour un changement de majorité dans l’intérêt des salariés. Or, nous sommes contraints de constater l’écart grandissant entre vos engagements et les actes. Le décalage est immense entre les attentes des salariés et les réponses politiques apportées.

Pour les salariés, rien n’a changé positivement dans leur vie au travail et dans leurs conditions sociales. Mois après mois le chômage augmente, la précarité est le lot de plus en plus de salariés, les destructions d’emplois dans l’industrie, le commerce et les services font l’actualité. L’incertitude face à l’avenir et la faiblesse du pouvoir d’achat pèsent sur la consommation des ménages.

Les jeunes, premières victimes de la crise, constituent une véritable génération sacrifiée et subissent chômage, précarité et déclassement. C’est à cette situation qu’il faut répondre. Dans votre intervention, lors de l’ouverture de la précédente conférence sociale de juillet 2012, vous avez affirmé l’ambition de construire une "feuille de route sociale". Une "feuille de route", en particulier en matière sociale, ne peut pas être continuellement remise en cause ou déchirée pendant le parcours.

L’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, l’emploi, la politique industrielle, les services publics, une protection sociale de haut niveau, les droits à la retraite, doivent être à l’ordre du jour de la future conférence sociale qui se tiendra les 20 et 21 juin prochain

La démocratie sociale et les moyens de l’exercer doivent aussi en être partie prenante

La séquence que nous venons de vivre avec la négociation de l’ANI sur la « sécurisation de l’emploi » et sa transcription dans la loi divise les français, les salariés, les organisations syndicales et les parlementaires, y compris ceux de la majorité.

Comment dans ces conditions le texte de l’accord du 11 janvier pourrait-il devenir loi de la République ?

Dans les prochains mois, les négociations vont se poursuivre dans les branches professionnelles et les entreprises avec des représentativités syndicales différentes, et des clivages accentués. Il y aura aussi l’expérience, le principe de réalité, vous le savez, s’impose à tous.

Votre gouvernement vient de refuser une loi d’amnistie pour les syndicalistes concernant la précédente mandature. Derrière la loi d’amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de votre prédécesseur dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Beaucoup ont voté pour vous et vous les rejetez. La poursuite de cette attitude serait incompréhensible.

La rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire doit être à l’ordre du jour en France et en Europe. C’est l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats et de ses 85 organisations à agir pour « changer de cap », à l’occasion de la semaine d’action du mois de juin.

Les peuples d’Europe peuvent témoigner des conséquences dramatiques au niveau économique et social de ces politiques d’austérité. Des institutions, des économistes les remettent en cause. Même la Commission européenne vient timidement d’admettre leur inefficacité.

C’est à partir de la situation sociale et des possibilités de répondre aux attentes des salariés que la CGT s’engagera lors de la prochaine conférence sociale.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées

Thierry Lepaon Secrétaire général de la CGT

Charleville-Mézières : Premier Mai contre l'austérité avec la CGT .

1052013

Rassemblement à Charleville-Mézières , à 10 h , salle de Nevers : alors que les promesses de changement ont tourné court , ce 1° mai du quinquenat de F.HOLLANDE DOIT ETRE UNE RIPOSTE à l'explosion du chômage et de la précarité ! Venez nombreux pour exiger le respect du monde du travail ....qui attend toujours le CHANGEMENT ! L'austérité , le chômage et les bas salaires , çà suffit !!

Nouzonville(08) : bras de fer entre les ex-Ardennes Forge et le pouvoir socialiste !

veaux 002 Rappel : suite à une décision de la cour d'appel de Reims du 30 mai 2012 , les 47 ex-salariés d'Ardennes forge doivent rembourser la somme de 560900 euros à l'AGS ( association pour la gestion du régime de garantie des salaires) ...alors que le tribunal des prud'hommes de Charleville avait accordé plus de 900000 euros de dommages et intérêts aux salariés de cette entreprise !! Cette situation juridique absurde plonge les ex-salariés dans une détresse sociale évidente : alors qu'ils ne sont absolument pas responsables des pratiques douteuses de leur ex-patron , ils sont victimes d'une double peine : licenciement , puis remboursement d'une grosse partie de leurs dommages et intérêts !!!

A la demande de la fédération des Ardennes du PCF , c'est un député communiste - André Chassaigne, qui a posé une question écrite au ministre du travail ,Michel Sapin , pour lui demander ce que "le gouvernement envisage pour que ces salariés ne soient pas victimes d'une double peine ".

Une réponse ambigue vient de tomber : Michel Sapin estime que "la procédure de recouvrement amiable de l'indu engagée par l' AGS a justement pour objectif de négocier avec les anciens salariés de l'entreprise Ardennes forge , l'établissement d'un moratoire dont les termes tiendront compte de la situation personnelle de chacun et qui pourrait , le cas échéant , comporter un abandon de créances . "

L'étude au "cas par cas " , évoquée par le ministre , est écartée légitimement par les avocats des ex-salariés .

Alors que les patrons d'Ardennes forge ont dilapidé plusieurs centaines de milliers d'euros d'argent public ( aides de l'Etat et du conseil général notamment) , pourquoi un ministre de "gauche" n'envisage-t-il pas l'abandon immédiat d'une créance peu importante pour l'AGS , mais insurmontable pour une majorité d'ex-salariés !!!

La détresse des ouvriers de la vallée mérite un traitement de classe plus digne et plus attentionné : entre la droite et la Gauche , il faut que le gouvernement choisisse !

Pour une vraie politique de Gauche , j'invite les ex-Ardennes forge à venir manifester le 5 mai à Paris avec les bus que le Front de Gauche des Ardennes est en train d'affréter ! LE CHANGEMENT , cela dépend d'abord de l'intervention politique des ouvriers : ne l'oublions jamais !

CAF 08 : des allocataires plus nombreux et plus précaires !!

caf A fin 2012 , la typologie des allocataires de la Caf des Ardennes donne la mesure de la forte paupérisation de notre département :

- on observe une légère augmentation du nombre global d'allocataires qui repasse la barre des 50000 , malgré l'érosion démographique des Ardennes ! sur les 50240 allocataires au 31/12/2012 , il y a une perte d'allocataires avec enfants , mais une hausse des minimas sociaux plus importante qu'au cours des 2 dernières années !



Ainsi , le poids de gestion -divisé en trois par les Caf ( normal ,intermédiaire et fort ) , s'accroit d'année en année ...alors que les effectifs restent stabilisés à 147 agents ! 566 nouveaux allocataires en poids "fort" ont été comptabilisés en 2012 , ce qui porte le total poids "fort" à 19214 personnes !



- malgré une précarisation croissante , on constate une baisse du nombre d'enfants et de la taille des familles : 14654 allocations de rentrée scolaire en 2012 ( contre 16542 en 2003! ) . En effet , le profil des allocataires percevant le RSA ou l'AAH , est spécifique : ils sont 2 fois plus souvent "seuls" ( avec ou sans enfant ) , mais aussi 2 fois plus nombreux à ne pas avoir d'enfant .

-la part des allocataires précaires est en forte hausse : 12562 personnes touchent le RSA AU 31/12 , soit +3,9 % en un an !! un triste record chiffré ... Autre paramètre inquiétant : les aides au logement EN COLOCATION ont cru de +34% en 2012 ! cela signifie que bon nombre de personnes seules sont obligées de vivre en colocation pour s'en sortir ! parmi celles-ci , on trouve par exemple 75% de rsaistes ...dont 48% ont de l'Apl et 52% de l'ALS !!

Ces chiffres sont éloquents pour mesurer le rôle "d'amortisseur" de la CAF sur un territoire particulièrement touché par la crise : à l'heure où certains hommes politiques font des annonces pour la fiscalisation des allocations familiales , la vraie GAUCHE doit repousser ce projet néfaste ...dont rêve le Medef !

Une toute autre politique est possible pour éradiquer la pauvreté et abolir la précarité ... en commençant par interdire les licenciements dans les entreprises qui font du profit par exemple , et en rétablissant le CDI COMME NORME DE BASE DU CONTRAT DE TRAVAIL !!

LE CHANGEMENT , C'EST TOUT DE SUITE .... TOUS ENSEMBLE , IMPOSONS-LE !

CGT : tous ensemble le 9 avril dans la rue !

code COMMUNIQUE NATIONAL DE LA CGT :

Chômage : des mesures pérennes sont indispensables.

Pour le 22ème mois consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi augmente en France. Ils sont plus de 4 700 000 de catégories A, B et C recensés à Pôle Emploi fin février 2013, soit une augmentation de 9,8 % sur un an.

Le chômage de masse s’installe durablement en France en continuant à frapper durement les femmes, les jeunes et les seniors.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, seul un changement radical des politiques économiques et sociales permettra d’inverser la tendance. C’est tout le sens des propositions de la CGT pour une politique industrielle ambitieuse, le développement des services publics, la relance de l’activité et la création d’emplois.

Ces éléments rendent d’autant plus légitime et nécessaire l’engagement de tous les salariés dans la journée de grève et de manifestation le 9 avril 2013. Côte à côte, privés d’emploi, précaires et salariés que l’on veut flexibiliser encore davantage par l’accord national interprofessionnel du 11 janvier et le projet de loi débattu à l’Assemblée nationale seront ensemble, dans l’action.

Montreuil, le 26 mars 2013

CAF 08 : le CA vote un voeu qui interpelle le gouvernement !

caf Lors de sa réunion du 21 Mars , le conseil d'administration de la Caisse d'allocations familiales des Ardennes a adopté à l'unanimité ( abstention du Medef) le voeu suivant :

" Au cours de ce premier trimestre 2013 , la caisse nationale des allocations familiales renégocie ses moyens avec l'Etat pour la période 2013-2016 . Le conseil d'administration de la CAF DES ARDENNES souhaite par la présente exprimer différents sujets de préoccupation .

Concernant de possibles évolutions dans le financement de la politique familiale , les administrateurs de la Caf des Ardennes demandent qu'une large concertation puisse être organisée. Ils soulignent que , si l'équilibre de la branche famille est aujourd'hui fragilisé , c'est notamment du fait des PONCTIONS opérées à son détriment ces dernières années .

Le CA de la Caf des Ardennes rappelle les effets particulièrement marqués de la crise économique et sociale dans le département des Ardennes , le septième de France en terme de précarité selon une récente étude de l'INSEE , et le premier en terme de DIFFICULTES D'INSERTION DES JEUNES . Les missions des Caf prennent donc un relief tout particulier dans ce cadre , que ce soit en matière d'appui aux familles pour concilier vie familiale et vie professionnelle , d'accompagnement des familles dans leur cadre de vie , de participation à l'autonomie sociale et à l'insertion des personnes ou encore de soutien à la fonction parentale . Aujourd'hui , et dans les ARDENNES EN PARTICULIER , la CAF joue un rôleD'AMORTISSEUR CONTRE LES EFFETS DE LA CRISE .

Dans ce contexte , les CHARGES DE TRAVAIL pesant sur nos organismes vont croissantes . Il est donc impératif que les CAF disposent des moyens nécessaires pour assurer leurs missions DE SERVICE PUBLIC . Une diminution des moyens aurait pour effet une dégradation de la qualité de service offerte aux usagers de l'organisme et une moindre prise en compte des besoins au niveau des territoires .cafu004 Par ailleurs , le CA de la CAF des Ardennes a su développer au plan local des partenariats inscrits dans la réalité des territoires. La réforme annoncée autour DES RYTHMES SCOLAIRES induit de fortes interrogations au niveau des collectivités locales quand à ce que sera l'éventuel accompagnement de la CAF . Si les agents de la Caf sont déjà fortement mobilisés , les administrateurs souhaitent que les incidences financières liées à cette réforme n'obérent pas le champ d'action de la branche famille sur d'autres priorités en matière d'action sociale et familiale . Ils souhaitent que la branche puisse disposer au plus tôt des éléments lui permettant de s'engager pour la prochaine rentrée scolaire et répondre ainsi à ses partenaires .

Les CA des CAF SONT FORTEMENT ATTACHES à la gouvernance PARITAIRE qui est aujourd'hui la leur , ainsi qu'à l'autonomie au sein d'un réseau national qui garantit le respect des principes de NEUTRALITE , D'IMPARTIALITE et D'EQUITE . C'est dans ce cadre que le CA de la CAF des Ardennes souhaite inscrire son action pour la période 2013-2016 sur des territoires et auprés de populations PARTICULIEREMENT FRAGILISEES par les effets de la crise économique et sociale . "

Nb : la typologie des allocataires ardennais en 2012 ( sur laquelle je reviendrai prochainement) fait apparaitre une forte hausse de la précarité !!

CGT : l'unité d'action syndicale est indispensable face au Medef !

cgt

Syndicalisme

Communiqué de la CGT vendredi 15 mars 2013

Le mouvement syndical français est malheureusement divisé à propos des revendications à défendre face au patronat et devant le gouvernement, ainsi que sur l’attitude à adopter pour répondre aux mesures d’austérité, aux plans de licenciement.

Cette situation qui porte préjudice à la capacité collective des syndicats à défendre les intérêts des salariés est d’autant plus source de tensions que le droit social est durement attaqué en s’appuyant sur des accords minoritaires.

Les divergences syndicales ne sauraient pour autant justifier des actes qui ne respectent pas le pluralisme des idées et des organisations, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un drapeau de la CFDT a été brûlé à l’occasion d’une manifestation.

La CGT, qui tient son 50ème Congrès, réaffirmera son engagement à travailler à l’unité des salariés et de leurs organisations.

Comme toujours, la CGT a invité à ses travaux tous les syndicats qui ont, bien sûr, totale liberté pour constituer leur délégation.

Montreuil, le 15 mars 2013

REVIN : peut-on faire confiance au Pdg d'Electrolux ????

electrolux2 Le fabricant d'électro-ménager Electrolux s'est engagé lundi à ne pas quitter son site de fabrication de lave-linges de Revin (Ardennes), qu'il souhaite fermer ou céder d'ici 2014, avant d'avoir trouvé un repreneur, selon un communiqué du ministère du Redressement productif.



La direction d'Electrolux, qui participait lundi à une table-ronde présidée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, s'est déclarée "confiante dans sa capacité à trouver, avec ses salariés, une solution viable pour le site de Revin".



Le fabricant d'électroménager, qui souhaite rechercher un repreneur industriel pour son usine de Revin, "s'engage à ne quitter le site qu'à l'issue de sa reprise effective", explique le communiqué du ministère.



En attendant, Electrolux s'est également engagé à maintenir l'activité industrielle sur le site, notamment la production du modèle "Top loader" de machine à laver, le produit-phare de l'usine ardennaise. Deux nouveaux produits - une hotte aspirante et un chauffe-eau - seront également mis en production "dans les meilleurs délais", est-il indiqué.



"C'est plutôt positif, c'est concret. (...) On passe d'une décision de désengager complètement fin 2014 à une solution à beaucoup plus long terme" qui peut permettre de trouver un repreneur, s'est réjoui lundi soir Lysian Fagis, porte-parole de l'intersyndicale du site de Revin.

Quel crédit peut-on accorder à la direction d'Electrolux ? certes, un sursis a été annoncé et c'est un élèment positif à mettre sur le compte de la mobilisation massive des ardennais ( prés de 500 personnes sont allées à Bercy pour soutenir les salariés ) . Mais on sait aussi que TOUS LES GROUPES MONDIALISES PRETENDENT "CHERCHER UN REPRENEUR " LORSQU'ILS VEULENT FERMER UNE USINE ....et le repreneur n'est qu'un alibi pour retarder la fermeture de quelques mois !...on a des dizaines d'exemples de ce type de vraie fausse reprise dans les régions de France !!

S'agissant d'une entreprise parfaitement rentable , la solution POUR PERENNISER L'USINE DE REVIN , passe donc bien par le vote D'UNE LOI INTERDISANT LES LICENCIEMENTS BOURSIERS !



Qu'attend donc le député PS , Christophe Léonard , POUR FAIRE UNE PROPOSITION DE LOI IMMEDIATEMENT : LE CHANGEMENT , c'est MAINTENANT ....pas quand l'usine sera fermée !!

ARDENNES : succés du rassemblement contre le projet de loi "made in Medef" !

DSC01577DSC01576 Contrairement aux informations diffusées par les télévisions , les manifestations organisées ce jour par les syndicats majoritaires ( CGT, FO, FSU et Solidaires) ont connu un réel succés : ainsi , à Charleville-Mézières (08) , ce sont plus de 400 personnes qui sont venues en délégation de toutes les Ardennes , pour dénoncer l'accord du 11 janvier 2013 faussement dit " de sécurisation de l'emploi" !

Constat important pour la poursuite du combat dans les prochaines semaines : le secteur privé était largement présent - les Electrolux , les PSA, les Tecsom , les Visteon ....plus de nombreux militants du sedannais , du pays d'Yvois , de Vouziers ou encore de la Vallée de la Meuse !

Malgré le mutisme organisé des médias , les explications des syndicats CGT et FO sur les dangers de retranscription dans la loi de ce projet "made in Medef" commencent à convaincre de nombreux salariés !

Rappelons les principaux griefs exprimés contre ce projet de remise en cause du code du travail :

1) Ce projet de loi est ANTI-DEMOCRATIQUE puisqu'il prétend légiférer sur un accord signé par des syndicats qui ne représentent que 38% des salariés ....alors que CGT-FO-FSU-Sud , qui le contestent sont mandatés par plus de 50 % des travailleurs !! Comment un gouvernement de Gauche peut-il envisager d'inverser les rapports démocratiques ?

2) Le contenu de l'accord fragilise TOUS LES DROITS JUDICIAIRES des salariés , notamment en minorant les recours possibles devant les prudhommes : autrement dit , ce projet rendrait le coût des licenciements encore moins chers pour le patronat ....ce qui va forcément accentuer les plans sociaux ! ...... est-ce un hasard si le Medef s'est réjoui de la signature des syndicats minoritaires



C'est bien un projet CONTRE L'EMPLOI : d'ailleurs même le syndicat de la Magistrature , ainsi que celui des avocats , soutiennent les positions des organisations majoritaires que sont la CGT, FO , FSU, et Sud ! DSC01582DSC01582 A Charleville-Mézières , aprés une prise de parole des responsables syndicaux , des barrages filtrants ont été mis en place sur l'avenue d'Arches pour expliquer aux passants les reculs sociaux contenus dans ce projet de loi ...qui sera présenté demain au conseil des ministres !! La mobilisation va donc se poursuivre dans les prochaines semaines : pour le PCF et le Front de Gauche , il convient maintenant "de détricoter pièce par pièce un accord dit de "sécurisation" de l'emploi ...alors qu'il va faire exploser la flexibilité du travail et des salaires "! DSC01574

TOUS ENSEMBLE , RAMENONS A LA RAISON UN PS TRES DIVISE SUR CETTE QUESTION : la mobilisation , c'est maintenant !

5 MARS , à 14h , rassemblement devant la préfecture des Ardennes contre l'accord minoritaire Medef-Cfdt !

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Contester l’accord national interprofessionnel du 11/01 ,c'est aussi une question de démocratie !!!!!

Réunis par l’Association des journalistes de l’information sociale, l’actuel et le futur secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault et Thierry Lepaon, ont détaillé les raisons de la mobilisation contre l’accord dit de sécurisation de l’emploi.

«On engage le rapport de forces contre l’accord sur l’emploi et nous ne renonçons pas comme ça. C’est dans notre culture. » Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a confirmé, mercredi, préparer, avec FO, la FSU et Solidaires, une journée de mobilisation conséquente le 5 mars, veille de l’examen du projet de loi dit de sécurisation de l’emploi, en Conseil des ministres. « Pour nous, cette journée est le début du processus de mobilisation », a ajouté l’actuel secrétaire général, Bernard Thibault.



À quelques semaines du 50e congrès du syndicat, qui se déroulera à Toulouse du 18 au 22 mars, les deux numéros 1 de la CGT étaient invités par l’Association des journalistes de l’information sociale. Et ils n’ont pas mâché leurs mots contre un accord qui, s’il est transposé dans la loi en l’état, va modifier en profondeur le Code du travail. « Les procédures de licenciement vont être accélérées, les délais de contestation raccourcis, les prérogatives des élus du personnel réduits. Le Medef a réussi à rendre moins attaquables en justice les procédures de licenciement », a insisté Bernard Thibault, tandis que Thierry Lepaon invitait à repenser de fond en comble les politiques de l’emploi.



Moins d’un an après le retour de la gauche au pouvoir, la CGT, qui a contribué à l’accession de François Hollande à l’Élysée, se retrouve à devoir appeler à la mobilisation pour que le gouvernement ne valide pas aveuglément un accord favorable au Medef et dont le résultat principal serait de flexibiliser davantage le travail. Qui plus est, ont longuement insisté les deux leaders, cet accord n’a aucune légitimité puisqu’il est minoritaire. Or, ont-ils pointé, en matière de démocratie sociale, le Parti socialiste défend de longue date l’idée qu’un accord est légitime quand il est signé par des syndicats représentant une majorité de salariés. Ce qui n’est pas le cas de l’accord sur l’emploi, ratifié par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, organisations qui n’ont récolté que 38 % des voix aux dernières élections prud’homales.



Lors des toutes récentes élections organisées dans les très petites entreprises, ces trois syndicats ont obtenu moins de voix que la seule CGT (28,11 %). « L’actuelle majorité a toujours dit vouloir améliorer le dialogue social, au point de proposer d’en intégrer le principe dans la constitution. Or les deux syndicats qui ne signent pas l’accord, la CGT et FO, ont une influence beaucoup plus forte auprès des salariés que ceux qui le signent », a développé Bernard Thibault. Certes, tant que les nouvelles règles de représentativité ne sont pas entrées en vigueur, les anciennes s’appliquent et disent, entre autres, qu’un accord est valable quand il est signé par une majorité de syndicats. Ce qui est le cas. Mais, rétorque l’actuel secrétaire général, « si cette position est juridiquement juste, elle est politiquement indéfendable ». La pique est directement liée au calendrier. Normalement, la nouvelle mesure de représentativité est attendue pour fin mars. La CFTC va perdre sa représentativité interprofessionnelle et la CFE-CGC ne pourra plus parler qu’au nom des cadres. Si la négociation avait eu lieu six mois plus tard, la CFDT aurait été bien seule à apposer son paraphe.



L’unité syndicale est une constante de la CGT

Pour se tirer de ce mauvais pas et alors que le débat parlementaire sur la transcription de l’accord se profile (début avril), le gouvernement a décidé de retarder les décrets d’application à l’été. La manœuvre monte un cran plus haut la détermination de la CGT à faire entendre son désaccord. Dans ce combat, elle a trouvé une alliée assez inhabituelle, avec le retour de FO dans une démarche intersyndicale, situation qui réjouit Thierry Lepaon. « Il s’agit d’un événement », plaide-t-il, soulignant au passage que la recherche de l’unité syndicale est une constante de la CGT car elle est source d’efficacité pour « rassembler le plus largement possible », résume le futur secrétaire général de la confédération, assurant que son élection va « se passer tranquillement » et s’inscrire dans la « continuité » des orientations de la CGT.

Solidarité avec les Electrolux de Revin (08) : TOUS A BERCY LE 11/03 !

ardam 419 emplois sont menacés de disparition à Revin (08) si le groupe Electrolux persiste à délocaliser en Pologne ! Depuis des mois, l'intersyndicale se bat pour démontrer qu'une autre solution industrielle locale - intitulée Niver, est possible : la direction du groupe suédois doit se prononcer le 11 mars prochain ! .... c'est toute une ville qui est dans l'attente , car la disparition de cette usine serait une véritable tragédie pour les Ardennes , déjà lourdement frappées par le chômage !

Les syndicats d'Electrolux organisent une manifestation à Bercy et invitent les ardennais à se joindre aux travailleurs en lutte : des bus seront mis à disposition des personnes extérieures à l'entreprise à partir de Revin . ATTENTION: il faut s'inscrire le lundi 4 mars , soit à la bibliothèque d'Ardam ( av. Danton) de 9h à 17h , ou en téléphonant au 0324402919 . De nombreux élus PCF vont participer à ce soutien : Ingrid Lempereur , conseillère municipale de Revin , peut aussi vous réserver une place ( tél=0677844451) .

POUR RESISTER A LA DESINDUSTRIALISATION DES ARDENNES , TOUS LES DIRIGEANTS DES UD SYNDICALES NE DEVRAIENT-ILS PAS SYMBOLIQUEMENT PARTICIPER A CE RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE .... les Ardennes qui souffrent ont besoin d'un maximum de solidarité ouvrière !!

Les députés de Gauche vont-ils suivre les ordres du Medef ????

medef1 Le gouvernement a retranscri fidèlement l’accord national dans ses aspects les plus nocifs pour les salariés. Ainsi, il reprend à son compte les dispositions les plus régressives de l’accord national minoritaire signé le 11 janvier :

- « Les accords de maintien dans l’emploi » qui permettraient de licencier les salariés refusant de voir leur salaire baisser, - les accords de « mobilité interne » qui autoriseraient l’employeur à licencier le salarié pour motif personnel, si celui-ci refuse d’aller travailler à l’autre bout de la France, - le licenciement qui deviendrait une simple formalité.

De façon générale, l’information et l’intervention des représentants des salariés seraient enfermées dans des délais tellement courts que leur efficacité est menacée : ainsi, dans certains cas, l’expert n’aurait qu’une dizaine de jours pour rendre son rapport. Un des objectifs de ce texte serait-il de faire taire les salariés confrontés à des suppressions d’emploi ? En outre, le projet de loi réduit encore plus que l’accord national la réparation des préjudices subis par les salariés. Les juges du travail devraient maintenant inciter les salariés à accepter une transaction injuste et inéquitable.

Concernant la création de « nouveaux droits » pour les salariés, les incertitudes déjà présentes dans l’accord subsistent. Ainsi, les salariés les plus pauvres n’auraient toujours pas accès à la complémentaire santé. De même, rien n’est réglé sur le financement des droits rechargeables à l’assurance chômage, le gouvernement se contentant de renvoyer son financement à de futures négociations, sans garantie aucune.

Le MEDEF peut donc être satisfait puisque toutes les mesures de reculs pour les salariés sont présentes dans le projet de loi. Nul doute que ce texte est le fruit de tractations entre le ministère du travail et les signataires de cet accord.

Il semble bien que le gouvernement soit prêt à aller très loin pour satisfaire les signataires, quitte à violer les textes internationaux, alors que des voix venant d’horizons divers l’ont alerté sur ce problème. Cela renforce la responsabilité des parlementaires dans la période à venir.

Pour combattre ce texte gouvernemental, les 4 syndicats MAJORITAIRES ( CGT , FO , FSU , Solidaires) appellent à manifester partout en France le 5 Mars prochain : dans les Ardennes , rassemblement à 14h devant la préfecture !

Ardennes : manifestation le 5 mars contre l'accord minoritaire Medef-Cfdt !

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Les UD FO et CGT des Ardennes se mettent d’accord sur une action commune le 5 mars contre l’ANI du 11 janvier 2013

Les UD FO et CGT des Ardennes se sont rencontrées ce jour pour déterminer les modalités de l’action du 5 mars afin de s’opposer à l’accord "compétitivité-flexibilité" signé par le patronat et la CFDT (+ CGC et CFTC).

Un rassemblement est prévu à 14heures devant la préfecture avec distribution d’un tract commun CGT et FO. Une prise de parole sera faite par les 2 organisations syndicales. Une demande d’audience sera demandée au Préfet pour 13h30.

De plus, une lettre commune sera adressée aux 3 députés ardennais dans laquelle il leur sera demandé de ne pas transposer l’ANI dans la loi.

Rien n’est bon dans cet accord pour les salariés, rien n’est donc à transposer !!!!!




Les deux UD tiendront une conférence de presse le jeudi 28.

Un préavis de grève couvrant la journée du 5 mars sera déposé par les UD.

Rappel : au plan national , FSU et Solidaires appellent aussi à manifester !

Taxer les allocations : une idée de droite !

caf

La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement !!!! Communiqué du PCF :

"Le gouvernement entrainé dans une spirale de toujours plus d'austérité, fait pression sur le Haut conseil à la famille avec comme objectif l'équilibre des comptes de la branche Famille. Nous apprenons avec consternation que les pistes de réflexion retenues pourraient être les suivantes : soit rendre imposables les prestations familiales, soit les rendre accessibles sous conditions de ressources. Le caractère universel, fondement même de la politique familiale, serait donc ainsi remis en cause.



L'avenir de la branche Famille est de fait menacé car le MEDEF, en embuscade, réclame depuis des années que son financement ne soit plus opéré par les cotisations sociales. Il est strictement impossible de prévoir un retour à l'équilibre des comptes de la branche Famille, tout en prévoyant d'accroître encore les exonérations patronales de cotisations, comme prévu dans l'Accord national interprofessionnel minoritaire du 11 janvier 2013. La politique familiale n'est pas une variable d'ajustement.



Le vrai courage politique n'est pas d'alourdir la fiscalité des foyers fiscaux via la politique familiale mais d'aller jusqu'au bout d'une justice sociale, en taxant les revenus financiers au même niveau que les autres , et en instituant la tranche à 75%."

Faire payer le peuple ou taxer les plus riches : voilà la vraie question .... que va choisir la Gauche socialiste

A Mouzon (08) , FAURECIA va supprimer 60 postes ....dans l'indifférence générale ????

faurecia Nouveau coup dur pour l'industrie ardennaise , l'équipementier automobile FAURECIA - qui a une usine de 380 salariés à Mouzon (08) , vient d'annoncer en CCE son intention de supprimer 60 postes dans le secteur "formage" , c'est à dire là où sont fabriquées les pièces insonorisantes pour les planchers des voitures !

Rappelons que le groupe Faurecia est détenu à 57% par PSA . Ces suppressions seront étalées sur l'année 2013 ....sans licenciements , mais avec des "ruptures conventionnelles" ( nouvelle pratique de licenciements déguisés!!) et des départs à la retraite non remplacés !! ....toujours est-il que 60 emplois vont encore disparaitre des Ardennes !

Aprés les annonces de suppressions d'emplois chez Drummel à Bogny , chez Collignon à Deville , les menaces chez Electrolux à Revin et chez Visteon à Charleville-Mézières , plusieurs centaines d'emplois industriels risquent d'être rayés de la carte en 2013 : qu'attendent les syndicats pour engager DANS L'UNITE LA PLUS LARGE une grande action départementale de résistance au démantélement des usines ardennaises ???

Ceux qui vivent sont ceux qui luttent .

ARCELORMITTAL : un témoignage sur l'acharnement policier contre les ouvriers !!! merci Valls ...

arcelo

ArcelorMittal : Violences policières à la manifestation de Strasbourg

Le mercredi 6 février, des travailleurs des sites européens d’ArcelorMittal se sont rassemblés à Strasbourg pour protester devant le Parlement européen. Bilan : 14 blessés. Dont un jeune intérimaire, John David, qui a perdu un œil. Récit.

Un article de Lise Jamagne, PTB ( parti du travail de Belgique) .

Lors de la manifestation des travailleurs européens d’ArcelorMittal à Strasbourg, le 6 février, la police a fait usage de la force. Un jeune intérimaire a perdu un œil. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Mercredi 6 février, 5h00, j’arrive au centre acier de Flémalle où une quinzaine de cars déjà bien remplis attendent le départ. Malgré la neige et le froid, la détermination est à l’avant-garde et la colère de Namur est toujours présente chez les centaines de travailleurs qui m’entourent.



6h45 : les cars démarrent, direction Strasbourg, une longue route nous attend. L’ambiance est familiale et les quelques arrêts prévus pour se dégourdir les jambes virent en immenses batailles de boules de neige le long des aires d’autoroute. C’est à quelques kilomètres de l’arrivée sur les lieux de la manifestation que la gendarmerie nous arrête pour fouiller les soutes. Et ce n’est qu’un début…



À ce moment-là, je ressens déjà une grande arrogance des forces de l’ordre, il nous est strictement interdit de sortir des cars. Il nous est également conseillé de rester assis et dans le calme. Les gendarmes nous suggèrent de donner une « bonne impression » si on ne veut pas faire un aller-retour direct sans passer par Strasbourg. La frustration se fait sentir chez les travailleurs après de nombreuses heures de route. Bonne nouvelle ! Après environ une heure d’immobilisation, le car redémarre, escorté par les motards de la police. Il est 12h30. À l’étonnement de tous, ce n’est pas à Strasbourg que nous arrivons mais sur un deuxième parking !



La gendarmerie, dans sa meilleure tenue de « Robocop » et armée jusqu’aux dents (flashballs, bombes lacrymogènes, matraques, pistolets électriques, etc.) nous attend en surnombre. Là, on nous ordonne de sortir un par un pour une fouille individuelle. La tension monte encore d’un cran lors de cet arrêt forcé et de ces pratiques abusives : la manif était prévue de 11h à 15h ! 13h : pendant que les forces de l’ « ordre » procèdent à la fouille complète du véhicule, nous restons dehors sous la pluie battante. À ce moment-là, les autres cars sont toujours immobilisés sur le premier parking : la « procédure du jour » me semble claire : passage au compte-gouttes et dissuasion.



13h45 : deuxième escorte. Jusqu’à Strasbourg cette fois ? Oui. Enfin ! Cette dernière ligne droite vers la manifestation dure une demi-heure environ. À l’arrivée tant attendue, nous découvrons le « trajet prévu » par la gendarmerie pour la manifestation : on nous dépose sur une place dont TOUTES les issues sont barricadées… Ici, très peu de personnes sont présentes, une petite centaine. Les camarades nous informent que la majorité des cars (une quinzaine, Florange, Liège, Luxembourg confondus) sont toujours retenus sur les aires d’autoroute.FRANCE-ARCELORMITTAL-STRIKE



Il est 14h30. Un travailleur arrivé plus tôt sur les lieux m’explique la situation : depuis 12h30, les quelques dizaines d’ouvriers subissent les provocations verbales et physiques (insultes, pressions, gaz lacrymogène, coups de matraque, etc.) de la part des forces de l’ordre. « Tout ce qu’on voulait, c’était manifester jusqu’au parlement : un droit démocratique » Des poignées de manifestants se dirigent vers les barrières policières. Le but : négocier pour tenter d’obtenir leur marche de solidarité entre les sites touchés par les fermetures. Mais rien n’y fait, quelques minutes après mon arrivée, les lacrymo pleurent autour de nous. En quelques secondes, les gaz emplissent l’entièreté de la place. C’est la cohue dans ce nuage épais. Tout le monde court dans l’enclos. Mes yeux brûlent, mes poumons aussi, respirer est presque impossible.



Peu à peu, ma vue et mon souffle me reviennent. J’aperçois alors la foule en souffrance. Un homme est allongé près de moi, il plonge sa tête dans une flaque d’eau boueuse tant sa douleur est insupportable. Les réactions s’enchaînent, la colère est telle que les travailleurs ripostent avec leur unique arme : les quelques pierres éparpillées au sol. La violence policière reprend directement le dessus en faisant désormais usage de flashball (balles en caoutchouc) afin de disperser à nouveau la foule. Rapidement, le drame tant prévisible survient : un gendarme tire à bout portant sur un jeune sidérurgiste et le blesse grièvement à la tête. Ses camarades s’empressent de le déplacer et cherchent désespérément un abri. Les appels téléphoniques aux ambulances fusent sous les gaz lacrymogènes.



Il est 15h. John David, 25 ans, intérimaire à la Galva 7 (Liège) n’est secouru que 45 minutes plus tard. Durant tout ce temps, les forces de l’ordre continuent de projeter des lacrymogènes et refusent de desserrer les rangs pour laisser passer l’ambulance. Tout le monde est sous le choc après l’évacuation du blessé. Quelques cars (trois ou quatre) arrivent encore au compte-gouttes sur la place, quelques ultimes frictions surviennent encore sous le même schéma. Heureusement, il n’y a pas d’autres blessés graves. Aux alentours de 16h30, les négociations sous l’incontournable « libérez nos camarades » commencent. En effet, deux camarades arrêtés lors des affrontements sont toujours retenus. La gendarmerie soumet alors ses conditions à la libération des deux sidérurgistes : il nous faut tous remonter dans les cars. Inconcevable pour les travailleurs ! Après une heure de piquet ferme devant les barricades, nous obtenons la libération d’un premier camarade. Le second suivra quelques minutes plus tard. 17h30 : nous reprenons la route, sans arrestation cette fois. On était presque au complet, il nous manquait « juste » un camarade, toujours hospitalisé…



Durant le chemin du retour, nous avons appris par téléphone que John David avait été opéré d’urgence à son arrivée et sous anesthésie générale. Durant le chemin du retour, j’ai vu ces hommes forts exhiber les coups et la douleur qu’ils ramenaient chez eux. Durant le chemin du retour, j’ai vu ces travailleurs désormais animés d’une inexorable colère face aux actes et pratiques dont ils étaient les victimes ce jour. Durant le chemin du retour, j’ai vu les ouvriers d’Arcelor Mittal tenter d’intégrer qu’aujourd’hui, leurs droits ainsi que la démocratie n’avaient pas été présents. Durant le chemin du retour, j’ai vu les sidérurgistes essayer de comprendre POURQUOI, malgré leurs nombreux appels aux actes, la paralysie des politiques au pouvoir persistait tant. Le lendemain, nous avons appris que John David perdait définitivement l’usage de son œil.

Témoignage recueilli sur l'excellent site internet du PTB ( parti du travail de Belgique) .

Ardennes : 7° département le plus défavorisé de France !! ( source Insee)

ardennes08 L'INSEE publie aujourd'hui un rapport alarmant sur le développement de la fragilité sociale dans les régions : les Ardennes sont au 7° rang des départements LES PLUS DEFAVORISES !

Le taux de chômage est de 12,1% (contre 9,5 % en métropole) ... de plus , la part des chômeurs ayant épuisé leurs droits et qui perçoivent l'allocation de solidarité spécifique EST LA PLUS IMPORTANTE DE FRANCE !

Pire , 1 jeune ardennais sur 4 est non diplômé contre 1 sur 5 au plan national ....mais surtout 29,6% DES 18-25 ans N'ONT PAS D'EMPLOIS ET NE SONT NI ETUDIANTS , NI STAGIAIRES : C'est LE RECORD NATIONAL DE DESOEUVREMENT DES JEUNES !!!!!!

Une socièté moderne a-t-elle le droit de laisser 30% de sa jeunesse au bord de la route

Le RSA concerne 9,8 % de la population des Ardennes ( contre 6,3 % en France) et la CMU 9,5 % (contre 6 %) : au total , la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est de 18,6 % contre 13,5 % nationalement !

Ces chiffres officiels démontrent l'inefficacité totale de la "zone franche Ardennes " : les exonérations fiscales massives des entreprises - non seulement , n'ont pas créé d'emplois , mais -au contraire , elles ont accéléré la paupérisation du territoire !

Partager les richesses pour abolir l'insécurité sociale et faire reculer la précarité est un objectif majeur de tout parti politique qui se revendique de la GAUCHE : tous ensemble , mobilisons-nous pour exiger une autre politique que l'austérité ! c'est possible , chaque citoyen est concerné !

CGT : "Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy" pour Th. Lepaon ( successeur de B.Thibault )

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"Peu importe le vocabulaire. Hollande s'inscrit dans la suite de Sarkozy, il considère, lui aussi, que le travail est un coût qu'il faut baisser". Le futur secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon lance une charge ce dimanche contre la politique menée par le gouvernement.



Dans une interview au Journal du dimanche, il fustige la politique libérale menée par François Hollande et le gouvernement Ayrault. "Le gouvernement a ainsi trouvé 20 milliards d'euros pour les entreprises après un coup de fil de (la patronne du Medef) Laurence Parisot et il a refusé d'augmenter le Smic. C'est l'inverse des engagements de campagne sur la justice sociale", dit-il en référence au crédit impôt compétitivité.



Accord sécurisation emploi mauvais



Le successeur désigné de Bernard Thibault dénonce à nouveau l'accord sur la sécurisation de l'emploi qu'il qualifie de "très mauvais". "Le gouvernement s'était engagé à ce que le CDI redevienne la norme, à favoriser l'accès des jeunes à l'emploi, à sécuriser le travail. Mais avec cet accord, les employeurs ont sécurisé les licenciements, les salariés n'ont aucune garantie sauf celle de voir leur salaire baisser et de renoncer aux recours juridiques."



Il appelle les députés de la majorité, "élus sur la base d'un programme électoral que l'accord ne respecte pas" à ne pas le transcrire dans la loi et réclame "une autre négociation (...) contre la précarité et pour une vraie politique industrielle".



Thierry Lepaon répond à Laurent Berger. Dans cet entretien, il rétorque aussi à son futur alter ego à la CFDT, Laurent Berger pour avoir jugé la CGT coresponsable de la fermeture du site de Goodyear à Amiens Nord, estimant ses propos "indignes". "Quand on est syndicaliste, on ne met pas au même niveau les victimes et les assassins, les salariés qui se battent et les multinationales qui font des profits. C'est une erreur de jeunesse. Pour dire cela, il ne faut pas avoir vécu un seul plan de restructuration dans sa vie".



Une loi contre les licenciements boursiers



Le syndicaliste réaffirme également la nécessite de légiférer contre les licenciements dits boursiers "pour que l'État ne laisse pas les groupes industriels faire seuls l'aménagement et surtout le déménagement de notre territoire". Là encore, il lance une pique contre le gouvernement estimant que "l'État ne fait qu'accompagner les restructurations" et n'a "pas de politique industrielle". "Comme le précédent gouvernement, quand on leur demande où sont les priorités, aucun ministre ne sait répondre", dit-il.



Provocation de Valls



Quant aux craintes d'une radicalisation des conflits sociaux, il estime qu'"en publiant une circulaire d'alerte, (le ministre de l'Intérieur Manuel) Valls souffle sur les braises" et "entretient un processus de provocation pour assimiler les salariés aux casseurs". Les services de renseignement de la police ont reçu récemment une instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'éviter une "radicalisation" des mouvements sociaux.



"Notre volonté, ce n'est pas de casser, c'est d'améliorer le sort des salariés", assure Thierry Lepaon, notant qu'"un conflit social est par nature d'une grande gravité. Il y a la détresse, la désespérance des salariés. Tout est réuni pour qu'il y ait des débordements".

CFDT : une usine à fromages pour ses anciens dirigeants ?!

cfdt-medef-gouvernement CFDT : Fabrique de fromages !!!




Tous les ex-dirigeants de la CFDT, à l’exception d’Eugène Descamps, qui fut secrétaire général de la CFDT jusqu’en 1971, se sont retrouvés à la tête d’entreprises privées ou ont été nommés à des postes de hautes responsabilités dans des organismes publics.



A noter qu’Eugène Descamps a été, et de loin, le secrétaire général de la CFDT le plus unitaire. Il n’y a donc pas de hasard à ce que cet homme soit demeuré fidèle à ses engagements syndicaux, une fois déchargé de responsabilité.



Mais, voyons quel fut le parcours de ses successeurs, dans les mêmes circonstances.



Commençons par le premier, Edmond Maire. Il fut secrétaire général de la CFDT de 1971 à 1988. Par la suite, il a été président de Villages Vacances Familles, devenu Belambra Clubs après avoir été privatisé en juillet 2006, puis président de la société d’investissement solidaire France Active (association d’insertion et d’aide à la création d’entreprise).



Edmond Maire a été remplacé, de 1988 jusqu’en 1992, par Jean Kaspar.



De 1993 à 1996, celui-ci a été conseiller social à l'ambassade de France à Washington. Il est, depuis 10 ans, consultant en stratégies sociales et gérant de « J.K consultant » à Paris. Il est par ailleurs vice-président de l'Observatoire social international et lié à Entreprise et Personnel, un club RH (ressources humaines) regroupant plusieurs grandes entreprises françaises. Il est aussi intervenant expert pour Entreprise & Personnel, APM (Association Progrès du Management) et GERME (Groupes d'Entraînement et de Réflexion au Management des Entreprises). Il est conseiller de la Fondation pour l’innovation politique. La Fondapol est un cercle de réflexion libéral, fondé par l’UMP, dirigé par Dominique Reynié (un des habitués de l’émission de la 5 « C dans l’air »). Jean Kaspar a aussi été membre de la Commission Attali mise en place par Nicolas Sarkozy. Le 19 mars 2012, il a été nommé président de la Commission du Grand Dialogue de La Poste par Jean-Paul Bailly, le P D-G.



J’en arrive maintenant à Nicole Notat. Elle fut secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002.



Dès 2002, elle a été portée à la tête de Vigeo, société européenne d'évaluation des performances sociales et environnementales des entreprises. Parmi les actionnaires on y trouve toutes les grandes banques françaises, de grandes sociétés, des fonds de pension.



Depuis le 1er janvier 2011, elle préside le célèbre club Le Siècle, dont font partie tous les dirigeants des grandes sociétés françaises. Elle est membre du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe, nommée par le Conseil européen. Elle est membre du conseil d’administration de la Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur) et du conseil de surveillance du Monde SA. Bref, tout va bien pour elle. Et, il ne s’agit-là que d’un résumé de ses fonctions.



Passons maintenant au petit dernier, François Chérèque, secrétaire général de la CFDT jusqu’en décembre 2012.



Rassurez-vous, ça commence bien pour lui. Le 3 janvier 2013, il a été nommé inspecteur général des Affaires sociales. Il est également président du think-tank social-libéral Terra Nova. N’en doutons pas, ce n’est qu’un début. Le jeune homme ira bien plus haut et plus loin. Comme ses prédécesseurs, il a bien préparé le terrain, du temps où il était secrétaire général de la CFDT.



M’est avis que son successeur, Laurent Berger, a bien compris la leçon. Je dirais même plus, il l’a vite apprise.



En l’espace d’un mois, il a trouvé le moyen d’accepter de signer un accord scélérat dans le dos des salariés, alors qu’il sait parfaitement que son organisation, même avec l’apport de la CFTC et de la CGC, ne représentent que 38,70 % des voix des salariés, alors que les deux syndicats non signataires, la CGT et FO, pèsent 49,79 %. Et que si on y ajoute les voix des syndicats Sud-Solidaires et FSU, non conviés à la négociation, mais résolument contre l’accord, nous arrivons à 55,67 % des voix des salariés contre.



A la CFDT, on appelle ça, respecter la démocratie.

Article du blog "Le merle moqueur" .

Ardennes : l'austérité exaspère les fonctionnaires !

Malgré une pluie battante , à l'appel des syndicats CGT , FSU et Solidaires , prés de 300 fonctionnaires ont manifesté devant la préfecture des Ardennes , à Charleville-Mézières , cet aprés-midi .

Une délégation a été reçue par le préfet pour lui remettre le cahier de revendications sous forme de motion . Hausse de l'indice des salaires , arrêt des suppressions de postes et retrait du jour de carence en cas de maladie sont les principaux points auxquels les syndicats veulent une réponse MAINTENANT !                                                               L'Unsa , des parents d 'élèves de collèges menacés , ainsi qu'une forte délégation de militants PCF-Front de Gauche ont participé à ce rassemblement combattif : faut-il rappeler que le point d'indice de la fonction publique est gelé depuis 2010 !.....un record historique qui engendre une véritable paupérisation des fonctionnaires !

150000 MANIFESTANTS AU PLAN NATIONAL :

"Les fonctionnaires ont de nouveau exprimé leur volonté qu’une autre politique soit mise en œuvre et que des mesures urgentes soient prises", soulignent les trois organisations syndicales dans un communiqué commun. Elles "se félicitent du succès de cette initiative" et attentent que "la ministre entende le message délivré et, à l’occasion du rendez-vous du 7 février, qu’elle apporte de véritables réponses aux questions posées. Dans le cas contraire, nos organisations syndicales, dans l’unité la plus large possible, prendront de nouveau leurs responsabilités et appelleront à poursuivre et à développer la mobilisation."

Le gouvernement de gauche (?) va-t-il oser continuer à faire la même politique d'austérité au détriment des services publics ? à suivre ....

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