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Jean-charles Vanbervesseles Debout les Ardennes qui souffrent

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Palestine : libérez tous les prisonniers politiques !

pal LIBEREZ MARWAN BARGHOUTI et tous les prisonniers politiques palestiniens »

Le PCF salue la libération de 26 prisonniers palestiniens. C'est une victoire pour les militants de la paix, du droit et de la justice au Proche-Orient. Le PCF se réjouit qu'ils puissent enfin recouvrer la liberté et retrouver leurs familles et leur peuple.

Nul n'est cependant dupe. À deux jours de la visite du secrétaire d'État américain, John Kerry, Israël, qui a bombardé Gaza du 24 au 26 décembre en toute impunité, libère les prisonniers au compte-goutte comme s'il s'agissait d'un signe de bonne volonté alors qu'il doit s'agir d'un préalable à tout accord de paix.

Israël maintient encore illégalement en détention près de 5 000 prisonniers politiques palestiniens dont Marwan Barghouti, député de l'Assemblée législative palestinienne et dirigeant du Fatah. Le véritable geste de paix serait de libérer tous les prisonniers politiques palestiniens immédiatement et sans condition.

S'il s'avérait que ces libérations devaient masquer la décision de nouvelles constructions coloniales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le premier ministre israélien et son gouvernement feraient, une fois de plus, preuve de duplicité. Rien de bon pour Israël comme pour la Palestine ne peut venir d'une telle fuite en avant dans la politique coloniale.

À la veille du début de l'année mondiale de solidarité avec la Palestine pour la paix, la justice et le droit, le PCF appelle les forces démocratiques et de progrès à se mobiliser partout dans le monde pour les droits du peuple palestinien et la co-existence pacifique de deux États, israélien et palestinien.

Un premier pas sur le chemin pour y parvenir est connu : libérez Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens, maintenant .

Arabie saoudite : F.Hollande encense une monarchie obscurantiste ....pour vendre des armes !!!

0ryad_337 A contre-courant de l'Histoire , Hollande souhaite "un partenariat de référence" avec la pétromonarchie intégriste de Ryad , le pays où les religieux lapident encore les femmes !!!

Communiqué national du PCF :

La visite officielle du président de la République François Hollande, les 29 et 30 décembre, en Arabie saoudite fait suite à un précédent déplacement en novembre 2012, et à déjà trois visites du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian depuis mai 2012.

On doit cet engouement des autorités françaises pour la monarchie pétrolière la plus conservatrice de la région à des convergences diplomatiques et à la perspective de juteux contrats de vente d'armes, de frégates et de sous-marins. Pourtant, Ryad est le premier financier et fournisseur d'armes des groupes djihadistes en Syrie et a exprimé de fortes réticences au récent accord sur le nucléaire iranien.

Alors que va faire la France dans cette galère diplomatique, en se retrouvant aux côtés d'un régime qui alimente les groupes islamistes qui cherchent à s'implanter dans la région, et au Sahel, et qui freine toute initiative favorisant la détente avec l'Iran ? Est-ce ainsi qu'il faut comprendre le Livre Blanc de la Défense pour lequel « le Golfe arabo-persique devient, au plan militaire, une zone prioritaire pour la défense et la sécurité de la France ».

Au lieu d'attiser les tensions, la France devrait au contraire oeuvrer à l'émergence de solutions politiques partout où il y a conflit, et favoriser le dialogue. Il s'agit ainsi d'appuyer avec détermination la tenue sans conditions, et de viser la réussite, de la Conférence internationale pour la paix en Syrie, dite Genève II, afin de mettre fin au calvaire du peuple syrien, pris en tenaille entre l'armée du régime et les groupes djihadistes. Cela exige, de la France, de presser son nouvel allié, le roi Abdallah, de mettre un terme aux surenchères guerrières sans avenir.

La France devrait sans plus tarder s'engager de manière résolue dans la solidarité avec les réfugiés syriens, et palestiniens, dont l'effroyable sort appelle des mesures exceptionnelles de la communauté internationale. C'est ainsi que notre pays retrouverait une crédibilité perdue aux yeux de nombreux démocrates et progressistes de la région.

La France préside en ce mois de décembre le Conseil de sécurité des Nations unies, sa voix peut être déterminante – il est de son devoir d'user de cette présidence pour ouvrir le chemin de la paix, du droit, de la justice, du désarmement et de la démocratie en accord avec la volonté des peuples de disposer d'eux-mêmes au Proche et Moyen-Orient, et partout dans le monde.

À l'instar du Parti communiste français, la majorité des femmes et hommes de gauche et de progrès de notre pays rejette les orientations actuelles d'une politique extérieure française qui a renoncé à toute rupture avec ses prédécesseurs.

À vouloir nouer, à tout prix, des relations privilégiées avec des Etats tels que l'Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et Israël dont les politiques aujourd'hui sont celles de la domination des puissances et du chaos prétendument « contrôlé » – au détriment des intérêts des peuples et de la paix – les autorités françaises vont à contre-courant de l'histoire.

Cela n'est pas, cela n'a jamais été, la France.

Parti communiste français Paris, le 27 décembre 2013

Refondation de l'Europe : la grande illusion du PGE ( parti de la Gauche européenne) !

0pgeIV ème Congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) : « Refonder l'Europe », la grande illusion réformiste




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Ces 14 et 15 décembre avait lieu le 4 ème Congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) à Madrid sous le thème « Refonder l'Europe ». Beaucoup de confusion sur ce « parti européen », beaucoup de raccourcis, un éclairage communiste est nécessaire.




« Change Europe », c'est le mot d'ordre choisi en anglais pour ce 4 ème congrès du PGE. « Change l'Europe » (ou « bouge l'Europe »), l'optique est de réformer, réorienter cette Union européenne. Le mot d'ordre équivoque de « refondation » était aussi omniprésent.




Le PGE, un parti européen minoritaire chez les communistes et la gauche d'alternative




Tout d'abord, qu'est-ce que le PGE ? Ou qu'est-ce qu'il n'est pas. Il n'est pas un « front » réunissant toutes les organisations communistes, ou au-delà de la gauche radicale. Loin de là.




Dès sa fondation, en 2004, plusieurs partis communistes influents ont refusé d'y adhérer : les PC portugais (PCP), grec (KKE), tchèque (KSCM), chypriote (AKEL), italien (PdCI). D'autres ne l'ont pas rejoint : allemand, luxembourgeois, hongrois, slovaque, ou le Parti du travail de Belgique.




Même des partis de la « gauche radicale » nordique refusent d’adhérer au PGE, pour garder leur indépendance de pensée critique vis-à-vis de l’UE : l’Alliance de gauche finlandaise, le Parti de gauche suédois, le Parti socialiste néerlandais, le Mouvement populaire contre l’UE danois.




Le PGE représente ainsi seulement des formations anti-communistes comme SYRIZA en Grèce et le Bloc de gauche au Portugal et des formations en désaccord avec l’héritage communiste : PCF-PG-Front de gauche en France, PCE-Izquierda Unida en Espagne, Refondation en Italie – tous de la sinistre tradition euro-communiste – Die Linke en Allemagne.




Rappelons que le PGE n'est pas synonyme du groupe parlementaire européen GUE/NGL. Le PGE est un parti politique européen, FINANCE par la Commission européenne pour « faire la promotion de l'idée et de l'intégration européenne ». Comme le PSE ou le PPE.




Sur les 34 députés qui forment le groupe parlementaire GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique), seuls 16 font partie du PGE dont la moitié de Die Linke.




Le programme du PGE : ré-orienter la construction européenne, humaniser le capitalisme




Si on écoute Tsipras, « l'Europe est à un carrefour : soit on stagne et on recule, soit on va de l'avant, avec la Gauche européenne ». Le PGE serait la force de régénérescence d'une UE à bout de souffle, proposant ses services pour relever le drapeau de la « belle » idée européenne foulée aux pieds.




Si on suit les points relevés par Pierre Laurent, issus du document politique, le PGE propose six axes, beaucoup de belles idées, « humanistes », trans-classistes, souvent floues, mais aussi des propositions concrètes toutes axées sur le monde de la finance.




Si on en reste aux propositions concrètes, on peut les résumer sous les phrases suivantes, présentes dans le document : « transformer les outils existants en outils de coopération au service des peuples », « mettre l'économie ( = le capitalisme) au service de l'humain »




L'harmonisation des salaires, vers un salaire minimum européen – qui peut croire que le salaire minimum roumain ou grec sera aligné sur celui français ? C'est soit une utopie vaine, soit une proposition dangereuse pour baisser les salaires des pays les plus avancés ;




« Refonder l'Euro pour le mettre au service des besoins des peuples » – rien de moins que proposer de faire de l'Euro, monnaie du capital, une monnaie au service des travailleurs. C'est comme vouloir qu'un requin se transforme en colombe, par un coup de baguette !




« Une stratégie commune à travers des politiques budgétaires alternatives basées sur des budgets suffisants » – une phrase ambiguë mais qui suppose une intégration budgétaire accrue, via la contrainte monétaire, une augmentation du budget européen, et un dessaisissement des peuples : en somme, un TSCG de gauche !




" Réorienter la BCE, son rôle, ses missions, son statut » – un projet aussi utopique que ré-orienter le FMI : comment les peuples pourraient transformer cet outil dont la raison d'être est de fixer une politique au service du grand capital. Surtout que le projet du PGE est modeste : prévoir des missions de croissance (comme pour la FED américaine), lui attribuer un rôle de préteur en dernier ressort. Du keynésianisme très modéré !




« Changer les critères d'utilisation de l'argent par les banques et les grands groupes » – en somme, la BCE conditionnerait ses crédits en fonction de critères sociaux, écologiques, tout comme les Etats pénaliseraient ou récompenseraient les entreprises selon leur politique. Il y a un bon capitalisme (productif, responsable) et un mauvais (financier, immoral), et le PGE est prêt à récompenser le capital responsable par peut-être des exonérations fiscales, des subventions, du crédit facile. Cela passerait, dans la lignée du projet de pétition européenne lancé il y a deux ans par la constitution d'un « fonds européen pour le développement social et écologique ». Le PGE vient de ré-inventer le FEDER et le FSE !




« Créer une banque publique européenne, ainsi que des pôles publics bancaires nationaux pour changer les critères de fonctionnement de l'économie réelle » - on voit ici ce que le PGE entend par « développement des services publics », d'un côté des grandes institutions publiques européennes (ici bancaires), de l'autre des pôles publics nationaux … en concurrence avec des pôles privés : surtout pas de monopoles publics nationaux. L'objectif de cette banque serait « de ne pas servir la spéculation mais à créer des emplois, financer l'économie réelle », encore une opposition simpliste et fallacieuse entre capitalisme productif et capitalisme financier ;




enfin, l' « allègement de la dette » - avec des mesures d'abolition d'une part de la dette, de révision des échéances et conditions de remboursement. Une mesure de bon sens … pour le capital bancaire européen si il veut obtenir remboursement … et s'il veut étendre le supplice de la dette sur plusieurs décennies (on peut repenser au sort de l'Allemagne dans les années 1920, ou après 1945, Tsipras aime à faire référence aux accords de Londres signés avec la RFA … face au péril communiste et dans les intérêts du capital allemand et européen !)




On pourrait, sur le plan politique, sourire sur les propositions de « démocratisation de l'Union européenne », proposant de donner plus de pouvoir au Parlement européen, et de se saisir de l'outil de la « pétition européenne » … dont la Commission a refusé d'enregistrer celle du PGE (pour un « fonds européen social et responsable »), pour mieux la jeter à la poubelle, sic !




Il est frappant de remarquer que toutes ces propositions – ré-orientation de la BCE, refondation de l'Euro, allégement de la dette, critères de sélectivité du crédit, fonds social européen – ont été reprises telle quelle dans toutes les feuilles de route de congrès ou de convention des partis du PGE : Syriza, Die Linke, PCF-Front de gauche, PCE-Izquierda Unida, Refondation communiste.




Mais qu'y-a-t-il de commun à toutes ces propositions ? 1) Elle propose des réformes modérées du système capitaliste, pour l' « humaniser », tout au plus une régulation de son volet financier ; 2) Elles s'articulent toutes à l'échelon européen, supposant plus d'intégration européenne.




Plus d'Europe, ré-orienter les mécanismes financiers prédateurs de cette UE … pour sauver l'Europe, et relancer l'économie capitaliste !




Sortir de l'Euro ou sauver l'Euro ? Le PGE à la rescousse de l'Europe du capital




C'est la question centrale. Ni Tsipras, ni Laurent n'ont pu l'occulter. Il est frappant de voir l'évolution du constat du PGE entre le dernier congrès de 2010 et celui-ci. Le PGE ne peut plus défendre le mythe des fondements justes de l'UE, supposément dévoyés depuis 2008.




Désormais, le PGE découvre que l'Euro a été « une monnaie au service du grand capital », Pierre Laurent réalise soudain que « les fondements de la construction européenne sont en cause », que « la crise a révélé les tares fondamentales de la construction européenne ».




Toutefois, sur l'Euro, Pierre Laurent souligne que si « certains avancent l'idée d'un retrait de tel ou tel pays conduisant à la dissolution de la zone euro », ceci est « une fausse solution », porteuse de la dissolution en fait de l'Union européenne, et du réveil des nationalismes.




On peut rappeler que plusieurs partis communistes – comme le PC portugais, grec, chypriote, luxembourgeois – remettent désormais directement en cause l'Euro, envisageant d'en sortir. Que même des personnalités, plutôt dans l'optique du PGE, comme Julio Anguita en Espagne ou Oskar Lafontaine en Allemagne se sont prononcés contre la monnaie unique dernièrement.




Tsipras est plus direct, tout son discours est orienté autour de la « refondation de l'Euro », suivant la ligne qu'il a défendu ses derniers mois : « Non à l'austérité, oui à l'Euro ».




Le PGE et Tsipras se proposent finalement de collaborer avec les dirigeants de l'UE, espérant obtenir de la négociation un « allègement du fardeau austéritaire ».




Refonder l'Europe : une utopie irréaliste dangereuse, un projet réaliste réformiste




« Refonder l'Europe », le choix des termes n'est pas anodin. Tsipras évacue la subtilité : « refondation = changement/réforme ». En réalité, si la dimension de « refondation » porte cette idée réformiste, elle recèle d'autres potentialités, y ajoutant une dimension idéaliste, utopique.




En effet, le PGE, pour la première fois, doit admettre que les fondements de la construction européenne sont viciés. Il le fait à reculons.Ainsi, hors Lisbonne aucune remise en cause des Traités – ni Rome, ni Maastricht – n'est actée, tout comme aucune remise en cause de l'Euro.




Si les fondements sont orientés dans une mauvaise direction, celle du capital financier, il faut donc poser de nouvelles fondations, refonder cette construction européenne.




Mais sur quelles bases cette Europe doit être « refondée » : l' « humain » pour le PGE. Une idée abstraite détachée des classes concrètes, de leurs contradictions et de leur lutte.




Dans des sociétés dominées par le capital et ses représentants, vouloir re-batir une Europe humaine (ou même du travail) est une utopie. La réaliser serait déjà supposer que des gouvernements alternatifs de gauche seraient déjà présents dans toute l'Europe … ce qui de fait dissoudrait cette Europe-là, rendant l'Union européenne caduque .




Ainsi Pierre Laurent, une fois sorti du « monde des étoiles » revient sur terre, tout en marchant sur la tête :




« Aujourd'hui, l'Europe est dans une impasse de civilisation. Les dirigeants européens, enfermés dans leurs dogmes n'ont pas de vision d'avenir pour l'Europe. Ils sont en train de tuer l'idée d'une Europe de coopérations et de solidarité ».




Le programme d'action du PGE : une OPA sur le mouvement communiste et la gauche d'alternative




Quelles lignes d'action pour le PGE, dans les mois à venir ? On eut attendu d'une organisation de « gauche radicale » une attention aux luttes concrètes contre les politiques d'austérité, une réflexion sur les conditions du passage à une société alternative. Rien de tout cela.




Du côté du « mouvement social », le PGE délègue au mouvement syndical regroupé dans la CES, cette organisation européenne regroupant 85 syndicats – démocrates-chrétiennes, sociaux-démocrates, libéraux pour l'essentiel – et destiné à promouvoir le « dialogue social européen » dans une « Europe de paix et de stabilité .




Le dirigeant espagnol – qui freine le mouvement en Espagne – n'a pas eu un mot pour les luttes, il a insisté sur les « réformes » à mettre en place à l'échelle européenne : un plan de relance européen financé par une Taxe Tobin, des euro-obligations et mécanismes de solidarité européens.




Le PGE a également les yeux tournés vers les prochaines élections européennes de 2014. Il ne cherche rien de moins qu'à faire une OPA sur la gauche d'alternative, à en finir avec un mouvement communiste indépendant, sur des positions de classe.




Premièrement, par la candidature d'Alexis Tsipras, chef de SYRIZA, à la Commission européenne. Cette idée a créé des remous à gauche, même au sein du PGE. Sa candidature n'a été votée qu'à moins de 80 % des délégués présents à Madrid !




Elle pose plus d'un problème. De une, elle donne une légitimité à une institution anti-démocratique, la Commission, dans une élection sans enjeu. De deux, le PGE s'arroge le droit de présenter une candidature au nom de la « gauche d'alternative » qui ne se reconnaît pas dans le PGE et son choix.




Parmi les autres initiatives que propose le PGE, la constitution d'un « forum européen des alternatives » à l'automne 2014, visant les forces politiques, sociales et syndicats qui ne sont pas membres du PGE, selon le schéma essoufflé des « forums sociaux », qui à l'origine voulaient de façon louable échapper à toute récupération politicienne.




Le but est clairement de faire main basse sur toute une frange de l'opposition de gauche au système, susceptible d'échapper à l'influence des institutions de l'Union européenne du capital.




Seule campagne de lutte, le refus du « grand marché trans-atlantique » en 2014. Il est évident que ce projet de libre-échange USA-Canada-Europe est porteur de périls – notamment pour la libéralisation-privatisation des services publics, pour la défense de notre agriculture, notre industrie.




Toutefois, cette campagne est non sans arrières pensées. Car elle oppose implicitement une « bonne Europe » indépendante, à une « mauvaise Europe » sous influence américaine. Non à l'Europe américaine, ce serait oui à l'Europe tout court !




Plus pernicieux, elle omet que l'UE va utiliser l'accord de libre-échange trans-atlantique comme un cheval de troie pour pousser un processus de libéralisation-privatisation, de casse de l'appareil productif qu'elle a déjà largement entamé, achevé parfois dans de nombreux secteurs par ses outils propres : directives de libéralisation, politique agricole commune, CECA.







Maité Mola, représentante d'Izquierda Unida, et Pierre Laurent ont conclu dans les mêmes termes : « le congrès du PGE, c'est le congrès du futur de l'Europe ». Le PGE se veut sauveur de l'Europe du capital !!!

LE PGE EST-IL REPRESENTATIF DES COMMUNISTES FRANCAIS ,,,? PAS SUR DU TOUT !!!!

Adieu NELSON MANDELA , militant inépuisable contre le racisme !

0mandela

"Je hais la discrimination raciale le plus intensément et dans toutes ses manifestations. Je l'ai combattu toute ma vie ; je la combat maintenant et le ferai de même jusqu'à la fin de ma vie. (…) Nous considérons le combat contre la discrimination de couleur de peau et pour l'obtention de la liberté et du bonheur comme la plus haute aspiration de l'être humain. » Nelson Mandela est mort ce soir , le monde multiracial est en deuil .

BELGIQUE : baisse de 15% de la TVA sur l'électricité !!!

0electra Depuis 3 ans , le PTB ( parti du travail de Belgique) avait engagé une campagne de masse pour exiger la baisse de la TVA sur l'électricité et le gaz : plusieurs centaines de milliers de signatures avaient été collectées pour ramener le taux de TVA à 6% au lieu de 20% sur ces produits énergétiques de base !

Face aux profits usuraires d'Electrabel ( filiale à 100% de GDF-SUEZ !!!!) , le gouvernement belge vient d'être obligé d'accepter une baisse de la TVA sur l'électricité à 6% à compter du mois d'avril prochain !

Des milliers de ménages belges vont ainsi gagner en moyenne 100 euros d'économies ! rappelons que ce sont les ménages à faible pouvoir d'achat qui paient -proportionnellement , le plus de TVA par rapport à leurs budgets !

Une première victoire vient d'être gagnée : il faut poursuivre la bataille pour le gaz pour lequel une baisse identique de TVA ferait gagner 208 euros à chaque famille !

UNE BAISSE DE LA TVA EN FRANCE EST DONC TOUT A FAIT POSSIBLE ... D'AUTANT PLUS QUE GDF-SUEZ , propriétaire du groupe belge Electrabel , est une société française qui distribue des dividendes énormes à ses actionnaires !!

Consommateurs de gaz et d'électricité en France , engageons ensemble la bataille pour faire baisser la TVA sur les produits énergétiques de première nécéssité !! le peuple belge a ouvert la voie .....

UKRAINE : quand les médias travestissent l'Histoire pour servir l'Europe du capital !

0ukraine

FACE A LA CAMPAGNE MENSONGERE

DES MEDIAS OCCIDENTAUX,

CEUX DE FRANCE ETANT EN PREMIERE LIGNE,

PRETENDANT A UNE "SOIF D'INDEPENDANCE"

DE L'UKRAINE "ASSUJETIE A LA RUSSIE"...







Depuis quelques jours, les médias français se déchainent : selon cette propagande orchestrée, le "peuple ukrainien" se battrait pour son "indépendance". Et pour réintégrer l'espace européen (en fait adhérer à l'Union européenne...), dont "historiquement", cette nation ferait partie politiquement et culturellement, laissant croire qu'elle fut abusivement annexée par la Russie (hier, soviétique).

Et que celle-ci veut aujourd'hui, brutalement ré-inclure dans son sein.

Comment peut-on travestir l'histoire, la caricaturer d'une telle façon ?

Tout semble indiquer que la mise en scène occidentale s'inscrit dans une stratégie d'affrontement avec la Russie, qui a l'audace de s'opposer à l'expansionnisme du capital européen à la conquête de nouveaux marchés à l'Est...

L'intensité, en France, de la propagande médiatique anti-russe nous conduit à rappeler quelques vérités fondamentales.

Non, jamais la Russie qu'elle fut tzariste, soviétique ou gouvernée par Vladimir Poutine n'a conquis l'Ukraine : pour la bonne raison que celle-ci fut dès le Moyen-Age, le berceau du futur Etat russe.

Dans l'Atlas historique de Georges Duby,

réédité en 2007, on peut lire page 95 :

"La principauté de Kiev.

La tribus des slaves orientaux qui ont donné naissance au peuple russe s'individualisaient, au VIIIème et IX ème siècle dans une immense zone dont l'axe nord-sud est marqué par le Volkhov et le Dniepr (...)

Autour des villes de Novgorod et Kiev se sont constitués les premières principautés russes sous l'autorité de deux princes qui seraient d'origine varègue : Riourik dont le nom déformé aurait servi à baptiser le peuple sous lequel il régnait (Rous : russe) et son fils Oleg.

Ce dernier fait de Kiev vers 882 la capitale du premier Etat russe unifié".







Certes la vissicitude des guerres a modifié au cours des siècles suivants les frontières instables des Etats, à l'ouest comme à l'Est de l'Europe. Au XVIIème siècle, avec Pierre le Grand, puis un siècle plus tard avec Catherine II la Russie inclut tous les territoires de la mer de Barents, à l'extrême-nord jusqu'à la mer Noire au sud, avec les villes de Kiev et de Kharkov dans la province ukrainienne, à une époque où Lille, en France, n'était pas encore française...




C'est dire si la propagande mensongère de nos médias ainsi répandue à longueur d'antenne ne correspond en rien à la vérité historique.

Non, ce n'est ni Staline, ni Poutine qui ont "annexé" l'Ukraine à la Russie.

L'Ukraine en est plutôt le berceau.




Si des tentatives de sécession ont eu lieu, elles furent le fait des collaborateurs nazis ukrainiens qui se firent les auxiliaires zélés des SS de 1941 à 1944, participant à de nombreux massacres de communistes et de juifs .

JEAN LEVY .

CHILI : belle progression des élus communistes !

0pchili Ce week-end avaient lieu les élections législatives et présidentielles au Chili. Elles devraient voir l'élection sans surprise de la socialiste Michelle Bachelet, entre espoirs et doutes. Elles ont aussi permis l'élection de huit députés communistes, une première depuis 1973.




Après trois ans de la domination de la droite ultra-libérale et pro-américaine de Pinera, trois ans de manifestations massives pour le droit à l'éducation et la nationalisation des ressources naturelles, la défaite de cette réaction nostalgique du « pinochisme » sonne comme un soulagement.




La victoire de la coalition « Nouvelle majorité » (Nueva mayoria) suscite un espoir d'une vraie rupture avec l'héritage de la dictature, mais incite à la prudence face à une coalition hétérogène.




En effet, cette coalition constitue un élargissement du « pacte de la Concertacion », une alliance de centre-gauche entre Parti démocrate-chrétien et Parti socialiste, qui a gouverné entre 1990 et 2009 sans transformer le pays, encore basé sur l'héritage libéral et autoritaire de Pinochet.




Pour les communistes, le soutien à la candidature de Bachelet part du pari de la transformation sociale un pied dans les institutions, un pied dans les luttes. La référence à l' « Unité populaire » de Salvador Allende, assassinée en 1973, reste en ce sens prégnante bien qu'ambivalente.




Concrètement, le Parti communiste chilien (PCCh) peut compter sur son travail dans la rue depuis trois ans, à l'avant-garde du mouvement étudiant, au cœur du mouvement ouvrier – notamment des mineurs – reprenant la tête de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), désormais dirigée par la communiste Barbara Figueroa.




Il pourra désormais aussi compter sur une représentation élargie au Parlement, avec huit députés communistes, cinq de plus qu'en 2009, la plus forte représentation parlementaire depuis 1973 où le PCCh comptait 25 députés.




Parmi ces députés, deux militantes de la Jeunesse communiste, deux figures du mouvement étudiant de 2011 : Karol Cariola, secrétaire de la JC chilienne, étudiante en médecine, 26 ans.




Et Camilla Vallejo bien sûr, 25 ans, étudiante en géographie, ancienne vice-présidente de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili (FECh) et, pour beaucoup, icône du mouvement étudiant de lutte pour une éducation publique.




Les deux jeunes femmes ont su porter une voix combative et de rassemblement – reprenant le mot d'ordre national « Vote en confiance, vote communiste ! » - devançant dans leurs circonscriptions les candidats de droite mais aussi leurs partenaires de la coalition de centre-gauche.




Cariola est arrivée en tête dans le district d'Independencia (banlieue de Santiago) avec 38,4 % des voix tandis qu'à La Florida, toujours dans la banlieue de Santiago, Camila Vallejo est arrivée également première avec 43,8 % des voix.




Ce succès peut être salué, il suscite un grand espoir de changement, celui porté par le mouvement de 2011 qui a fait descendre des centaines de milliers d'étudiants, lycéens, travailleurs dans la rue.




Celui d'une véritable réforme de l'éducation qui conduise à l'affirmation d'une éducation 100 % publique, gratuite et la fin du système privatisé chilien, sur le modèle américain.




Il n'exonère pas d'un regard critique, celui que portent nombre d'étudiants, de jeunes travailleurs qui ont participé aux manifestations depuis 2011, mais aussi de la part des militants chevronnés qui étaient là en 2006 contre la politique libérale de … Bachelet, déjà.




On se souvient de la « révolution pingouine » de 2006, du nom de l'uniforme des lycéens chiliens. A l'époque, les lycéens et étudiants luttaient contre le statu quo dans la privatisation de l'éducation et la hausse des frais de scolarité cautionnée par le gouvernement de centre-gauche de Bachelet.

En trois ans de présidence Bachelet, vingt ans de gouvernement de la « Concertacion » (démocrate-chrétien et socialiste), l'éducation de Pinochet continue d'être en vigueur au Chili : municipalisation des écoles, autonomie des universités, éducation de classe et privatisation omniprésente.




Depuis, face à l'escalade des promesses de la candidate et la dynamique des alliances à gauche, elle a dû changer de discours. Seul le temps nous dira si les espoirs de changement placés en Michelle Bachelet seront porteurs d'un réelle transformation sociale.




Entre-temps, comme toujours, c'est avant tout dans la rue plus que dans les palais ministériels que l'avenir du Chili se décidera.




Pour les étudiants, lycéens, jeunes travailleurs, c'est ici que se jouera l'alternative : avec un appui institutionnel des députés communistes dont Camilla et Karol, mais surtout fort de la majorité de 80 % de la population favorable à une éducation 100 % publique !

Grande-Bretagne : l'austérité conduit à une paupérisation de masse !!!

1walking

Super-austérité et retour des soupes populaires en Grande-Bretagne : le nombre de demandeurs triple en un an !!!

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Septième pays le plus riche du monde, la Grande-Bretagne ne cesse de voir progresser des formes archaïques de pauvreté : après la pauvreté énergétique, au tour de la pauvreté alimentaire de refaire surface, sous les effets dramatiques des politiques d'austérité.

13 millions de pauvres en Grande-Bretagne dont 4 millions souffrant de « pauvreté alimentaire », ne pouvant se nourrir à leur faim, ou se doter d'une alimentation équilibrée, selon le Food ethics council.

Si un secteur ne connaît pas la crise en Grande-Bretagne, c'est celui des banques alimentaires et soupes populaires. Trussell Trust, la première banque alimentaire du pays, ouvre deux à trois nouveaux locaux par semaine, 150 depuis l'an dernier.

L'association compte 350 000 bénéficiaires depuis le début de l'année scolaire, trois fois plus que l'an dernier, tandis qu'en 2011 elle ne venait en aide qu'à 60 000 déshérités.

Selon l'association OXFAM, ce chiffre ne prend pas en compte les églises, charités, organisations informelles, associations de quartier. Le nombre total de bénéficiaires des banques alimentaires s’élèverait plutôt à 500 000 personnes.

Comment en est-on arrivé là à une telle misère dans la septième économie du monde ?

La cause immédiate, c'est la politique d'austérité du gouvernement conservateur stigmatisant les travailleurs privés d'emploi ainsi que les bénéficiaires de la Sécurité sociale.

Depuis le début de l'année, le gouvernement a lancé la guerre contre les bénéficiaires des aides publiques, la liste des mauvais coups est longue. Exemple, la « bedroom tax » qui ampute jusqu'à 25% l'allocation logement de ceux qui habitent un logement prétendument trop grand.

Parmi les nouvelles mesures passées au printemps, un « benefits cap », plafond monétaire destiné à limiter le cumul des aides ou encore le recul d'une semaine avant d'accorder les premières aides aux travailleurs privés d'emploi.

A terme, le gouvernement prévoit un « Universal credit », une sorte d'allocation universelle destinée à remplacer toutes les aides sociales actuellement délivrées, une façon pernicieuse de remettre à plat le système pour accorder une allocation minimale dite universelle de misère.

La politique de sanctions et de radiations est déjà massive. 85 000 demandeurs d'emploi ont subi des sanctions pour le seul mois de janvier 2013. 55% des nouveaux demandeurs des « banques alimentaires » viennent en raison de changement dans le versement de leurs allocations sociales.

Cause plus profonde, la baisse des salaires et du pouvoir d'achat. Ces demandeurs de biens alimentaires sont en majorité des « poor workers », travailleurs pauvres au salaire insuffisant pour vivre. Deux-tiers des enfants en pauvreté alimentaire ont au moins un parent qui travaille.

Les trois-quart des britanniques ont connu une baisse de salaire réelle sur les deux dernières années. Les travailleurs de la fonction publique connaissent gels de salaire et dégraissage d'effectifs, tandis que ceux du secteur privé ont connu une baisse nominale de 15% des salaires.

Des effets sont encore plus dramatiques pour les « poor workers » qui subissent la « prime à la pauvreté » (poverty premium) : pour eux, les prix de l'énergie, de la nourriture mais aussi les tarifs d'assurance et les taux d'intérêt sont plus élevés.

En moyenne, les pauvres paient 1 600 € de plus qu'une famille aisée pour les biens fondamentaux, subissant la double peine de leur précarité économique et existentielle.

En moyenne, les prix des biens alimentaires, selon OXFAM, ont augmenté de 30% en cinq ans, c'est trois fois l'augmentation du salaire minium. En avril dernier, le gouvernement a même proposé de geler ou … de baisser le salaire minimum !

Enfin, la politique de prix exercée par les grands monopoles, et avec elle les libéralisations et privatisations de ces dernières décennies. Car la baisse dramatique du pouvoir d'achat des ménages britanniques, c'est aussi la conséquence de l'explosion de la facture énergétique.

Privatisée en 1986, British Gas est toujours le premier fournisseur de gaz et d'électricité en Grande-Bretagne. Depuis huit ans, les tarifs ont doublé, le prix du gaz et de l'électricité a augmenté de 30% en deux ans. Encore 6% en novembre dernier … à l'annonce d'une hausse de profits de 13% !

Et la concurrence ? La libéralisation a permis des géants européens comme le français EDF, les allemands RWE et E.on d'investir le marché, aux côtés de Scottish power et SSE. Le « Big six » contrôle maintenant 99% de la fourniture d'énergie du pays.

Chaque hausse de British Gas est suivie par une hausse correspondante des autres monopoles, maintenant les prix au plus haut.EDF a augmenté ses tarifs de 25% en deux ans, tout comme Scottish power, RWE de 23%, E.On de 21%.

Résultat dramatique, en 2009, 5,5 millions de personnes se trouvaient en précarité énergétique en Grande-Bretagne, c'est-à-dire des personnes qui dépensent plus de 10% de leur budget pour leurs factures énergétiques.










Se chauffer ou se nourrir redevient une alternative en Grande-Bretagne.

Les faits tragiques notés dans le rapport d'OXFAM (« Walking the breadline : the scandal of food poverty in 21 st century ») nous ramènent au capitalisme de la misère de l'ère victorienne ou à la Grande dépression des années 30.

Des mères qui se privent de repas pour nourrir leurs enfants, des enseignants qui donnent à manger à des élèves affamés, la queue pour les soupes populaires, la situation suscite une légitime indignation contre la politique d'austérité.

Toutefois l' « austérité » n'est pas pour tous, c'est une politique en faveur du capital contre l'ensemble des travailleurs. Les profits continuent d'exploser tandis que le gouvernement continue de baisser l'impôt sur le revenu des plus riches ainsi que l'impôt sur les sociétés.

Voilà la véritable origine du « scandale alimentaire en Grande-Bretagne

IRLANDE : campagne virulente de la hiérarchie catholique contre l'IVG !!

DSC01691 L'église catholique irlandaise ( malgré les scandales récurrents de pédophilie qui frappent sa hiérarchie) a mené un combat politique actif contre le projet de loi visant à autoriser l'avortement en République d'Irlande ! Ainsi , l'affiche ci-contre était apposée devant presque toutes les églises pour faire pression sur les élus de centre-droit qui dirigent le pays....allant jusqu'à menacer d'excommunication le premier ministre !!




Traduction du texte de l'affiche : " L'avortement ne sauve pas des vies . Il tue des bébés . Tuez le projet de loi , pas l'enfant ."

...et d'appeler à une manifestation nationale anti-IVG !!

Il faut savoir que -jusqu'à cette semaine , l'avortement était interdit en Irlande et puni de 14 ans de prison !!!! ....alors que plus de 4000 femmes irlandaises sont contraintes d'aller à l'étranger chaque année pour une IVG !

Malgré ce conservatisme dangereux des intégristes catholiques , le parlement irlandais a voté ce jeudi une timide loi autorisant enfin l'IVG à la condition exclusive que la vie de la mère soit mise en danger ! ...les victimes d'inceste ou de viol ne sont toujours pas prises en compte , ainsi que les malformations congénitales !!

....et tout avortement illégal reste condamnable de 14 ans de prison ! un comble dans un pays qui se dit moderne et européen !!!!!!

Face aux activistes religieux , il a même fallu que le Premier ministre impose le vote de cette loi à sa majorité de centre-droit ...sous peine d'expulsion du parti et des mandats électifs !!!

Un premier pas a été franchi , mais le droit à l'IVG reste à conquérir pour toutes les femmes irlandaises !

Les communistes de Chypre pour la sortie de l'euro !

akel Le parti communiste chypriote (AKEL) adopte officiellement la ligne de la sortie de Chypre de l'Euro




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Depuis plusieurs mois, le débat sur la rupture avec l'Euro et l'Union européenne traverse les organisations communistes. Au sein de l'AKEL, la question est désormais tranchée sur l'Euro.




La politique de casse sociale, d'agression impérialiste, orchestrée par l'Union européenne et le FMI a touché brutalement l'île de Chypre : taxation inédite sur les dépôts bancaires, dissimulant l'ampleur d'une offensive sur les salaires, les retraites et sur le secteur public.




Les illusions sur l'Euro et sur l'Union européenne volent en éclats. Désormais, 89% des Chypriotes ne croient plus l'Union européenne et 67% des habitants de l'île se disent partisans d'une sortie de l'Euro.




L'AKEL, le parti communiste chypriote, a lui aussi été à faire son auto-critique, à revenir aux fondamentaux de son analyse. Parti de masse, l'AKEL est le premier parti de gauche du pays. Avec 32,7% aux dernières élections législatives, il est le deuxième parti parlementaire du pays




Auto-critique du côté de l'AKEL et retour à l'analyse fondamentale sur l'Union européenne du capital




Critique sur la nature de l'Union européenne, le parti avait néanmoins soutenu avec réserve l'entrée du pays dans l'UE en 2004 puis dans l'Euro en 2008, essentiellement sur la base de la promesse de la résolution de l'épineuse question chypriote.




Au pouvoir depuis 2008, le président communiste Demetris Christofias a dû subir l'assaut de l'Union européenne, utilisant cyniquement l'instrument de la monnaie unique. Une offensive à laquelle il a d'abord résisté, cherchant des alternatives au face-à-face avec l'UE.




Acculé, l'AKEL a dû entamé les négociations avec la « Troika » en 2012 sans parvenir à un accord, le parti communiste refusant de mettre en œuvre des plans d'austérité salariale ou de privatisation.




L'élection en 2013 d'un président de droite, Nikos Anastasiades, a relancé le plan d'austérité imposé par l'UE. Depuis, le mouvement populaire de rejet d'une UE au service des banques a atteint des niveaux inédits.




Du côté des communistes chypriotes, une sévère auto-critique de certaines positions de conciliation sur la question européenne a été entreprise.




Les débats internes à l'organisation n'ont guère filtré, mais dès le mois de mars le Comité central du Parti a entamé les débats sur la question de la sortie de l'Euro.




Du débat à la radicalisation de la position de l'AKEL sur la question européenne




Plusieurs articles du responsable aux questions internationales du parti Costas Christodoulides ont précisé le changement de cap du Parti sur la question européenne.




Dans son article du 8 mars publié dans le journal « Haravaghi », il rappelait que « la fonction de l'Union européenne était la maximisation du profit du capital » et que cette position historique de l'AKEL se reflétait dans l'attaque entreprise contre les droits sociaux, le secteur public.




Pour le responsables aux questions internationales de l'AKEL, la contradiction entre le processus d'intégration européenne et les intérêts des travailleurs chypriotes était de plus en plus patent.




L'intervention d'un autre dirigeant de l'AKEL, Stavros Evagorou, à la Conférence organisée en avril par le Parti communiste portugais à Lisbonne sur « Une autre Europe des travailleurs et des peuples », allait dans le même sens.




Selon le dirigeant communiste chypriote, « les dernières évolutions soulignent bien que l'Union européenne ait sans aucun doute l'option des monopoles et des classes dominantes de nos pays, mais cela n'est pas, et ne peut être, l'avenir de nos peuples ».




La position adoptée alors par l'AKEL était de demander un référendum sur la question de l'Euro afin que le peuple chypriote puisse lui-même trancher la question du maintien ou de la sortie de l'Euro.




Du référendum sur la sortie de l'Euro à la proposition de sortie de l'Euro soutenue par le parti




Depuis, la position a été tranchée au sein de l'AKEL et répercutée le 14 mai dernier lors de la Conférence de presse du secrétaire-général Andros Kyprianou, présentant les « propositions de l'AKEL pour l'économie chypriote ».




Après avoir analysé les conséquences désastreuses qu'aura le mémorandum de mars, comparant avec la situation dans les autres pays, et les effets néfastes des baisses de salaire, de la casse des systèmes de sécurité sociale ou encore de la privatisation des secteurs-clés, l'AKEL pose comme point de départ la recherche d' « une alternative qui nous libérerait du mémorandum ».




Sur la base d'une étude réalisée par l'AKEL, avec l'aide d'économistes étrangers, l'AKEL soutient désormais « des négociations avec l'Union européenne afin d'entamer une sortie ordonnée de Chypre de l'Euro, dans le respect du droit international ».




Le secrétaire-général de l'AKEL, en rappelant qu'il n'y a aucune « solution facile », rappelle néanmoins les avantages que pourrait tirer Chypre du retour à une monnaie nationale :




« renforcement de la compétitivité par la dévaluation de la monnaie ; récupération d'une indépendance nationale, par la fixation de notre propre politique économique ; capacité à gérer la dette publique ; développement de l'économie chypriote ».




Selon l'AKEL, la question principale est désormais celle des conditions de la rupture, en proposant un « plan de transition » qui intégrerait les défis en termes de politique monétaire et de change posés par la sortie de Chypre de l'Euro.




Enfin, l'AKEL encourage, toujours dans le cadre de ce plan de transition, la mise en place d'alliances inter-étatiques non seulement au sein de l'UE mais surtout en dehors de ce cadre.




Partout en Europe, les travailleurs manifestent un rejet de plus en plus fort des politiques orchestrées par les divers gouvernements, et de l'Union européenne qui les coordonne. A Chypre, comme ailleurs en Europe, les positions de rupture avec cette Europe-là seront désormais portées avec encore plus de résolution par les communistes.

LE PCF , comme tous les partis communistes européens , est aussi en plein débat sur ce sujet stratégique !!!

L'Humanité lance une campagne pour la libération de Marwan Barghouti , le "Mandela palestinien" !

freebarghouti

Palestine

Une campagne pour libérer Marwan Barghouti





Fadwa, épouse du leader palestinien, sera l’invitée d’honneur de la Fête de l’Humanité, aux côtés d’Ahmed Kathrada, compagnon de prison de Mandela, a annoncé Patrick Le Hyaric samedi, à Aubervilliers.

Le «Mandela palestinien». Alors que Madiba reste hospitalisé dans un état sérieux, cette expression a résonné, samedi soir, à Aubervilliers, dans les paroles de tous les participants à une rencontre dédiée à Marwan Barghouti et aux prisonniers politiques palestiniens. Dans le décor iconoclaste de la villa Mais d’Ici, à l’initiative de Patrick Le Hyaric, député européen (GUE/NGL) et directeur de l’Humanité, plusieurs dizaines de personnes – militantes, élues – se sont retrouvées dans l’objectif d’initier une grande campagne pour la libération du député palestinien embastillé depuis onze ans.

Dans le sillage de la conférence internationale pour les prisonniers palestiniens d’avril, il s’agissait de mettre en lumière ce révoltant aspect de l’arbitraire qui accompagne l’occupation israélienne : 4 500 prisonniers politiques, dont 15 députés, 118 femmes et… 376 enfants. « Au delà du symbole de Marwan Barghouti, la Palestine incarne une grande injustice de notre monde. C’est une lutte pour la justice, la dignité et les droits de l’homme », expliquait Fernand Tuil, de l’association des villes jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens. « Marwan Barghouti est le Mandela de notre temps. Nous avons le devoir de mener la même lutte acharnée, patiente, que celle que nous avons menée pour Mandela. Tous deux sont des hommes d’exception. Barghouti n’est pas un terroriste, c’est un homme d’État, capable de fédérer les factions palestiniennes qui se disputent et de contribuer à une issue politique au conflit, pour soustraire le peuple palestinien à l’apartheid qui lui est imposé », exposait, de son côté, Patrick Le Hyaric. A l’occasion de la Fête de l’Humanité, a-t-il annoncé. Fadwa Barghouti, épouse et avocate du leader palestinien, s’exprimera aux côtés d’Ahmed Kathrada, compagnon de combat et de prison de Nelson Mandela et Walter Sisulu.

Dans les prochaines semaines, un «comité pluraliste» pour la libération de Barghouti sera lancé. Partie prenante de cette initiative, l’ambassadeur de Palestine en France, Hael Al Fahoum, est longuement revenu sur les dangereux soubresauts qui menacent d’embraser tout le Proche-Orient. « Rien ne sera résolu dans la région sans résoudre la question palestinienne», a-t-il insisté.

À cette occasion, le diplomate a annoncé la décision de l’Autorité palestinienne et du président Abbas de faire de Patrick Le Hyaric un citoyen d’honneur de la Palestine. Une reconnaissance de son engagement comme député européen pour une paix juste et durable, mais aussi un hommage aux combats portés par l’Humanité.

IRLANDE : un syndicat d'enseignants appelle au boycott académique d'Israel !!

TUILogo Le syndicat des enseignants irlandais premier en Europe à soutenir le boycott académique d’Israël

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le mouvement pour le boycott de l’État d’Israël prend de plus en plus d'ampleur. Désormais, des syndicats osent non seulement appeler à l'adoption de mesures de boycott mais en les articulant à l'exigence de désinvestissement et de sanctions contre l’État sioniste.

Le 4 avril dernier, le Syndicat des enseignants d'Irlande (TUI), au nom de ses 14 000 syndiqués, a pris une décision historique : il est le premier syndicat d'Europe à soutenir le cause palestinienne en lançant un appel public à un boycott académique d’Israël.

La motion adoptée à l'unanimité par le Congrès annuel du syndicat dénonce Israël comme « Etat d'apartheid ».

Elle appelle tous « ses membres à cesser toute collaboration culturelle et académique avec Israël, y compris l'échange de scientifiques, étudiants et personnalités académiques, ainsi que la coopération dans des programmes de recherche ».

La motion va plus loin, appelant le Congrès des syndicats irlandais (ITUC) à « faire monter la campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre l’État d’Israël tant qu'il ne lèvera pas son siège contre Gaza et n'arrêtera pas son occupation illégale de la Cisjordanie ».

Le mouvement syndical, progressiste et anti-impérialiste irlandais a été particulièrement actif ces derniers mois dans le soutien à la cause palestinienne.

Plusieurs militants pacifistes irlandais se retrouvaient parmi l'équipage de la dernière « Flotte de la liberté » en direction de Gaza, prenant la tête notamment du navire « Rachel Corrie » pris d'assaut en mai 2010 pour les forces spéciales israéliennes.

Concernant la motion votée en avril au Congrès, celui qui l'a déposé, Jim Roche, maître de conférences à l'Ecole d'Architecture de Dublin a insisté sur le fait qu' :

« il ne fait aucun doute qu'Israel met en place des politiques d'apartheid. Même les vétérans de la lutte anti-apartheid en Afrique du sud reconnaissent que c'est pire que ce qu'ils ont connu là-bas. »

« Nous avons proposé cette motion car nous croyons que, tout comme en Afrique du sud, le mouvement syndical a un rôle vital à jouer pour faire monter la pression afin de mettre un terme à l'occupation et l'apartheid israéliens ».

Le mouvement pour le boycott académique d’Israël s'inspire du mouvement analogue contre le système d'apartheid en Afrique du sud, qui avait contribué à discréditer auprès de l'opinion publique internationale l'action de ce gouvernement inique.

Dans d'autres pays d'Europe, l'idée progresse dans le monde syndical. En Grande-Bretagne, des pas dans la même direction ont déjà été réalisés par le Syndicat des universités (UCU) qui a déjà proposé plusieurs motions à ses congrès pour le boycott académique d’Israël.

La récente décision du physicien de renommée mondiale, Stephen Hawking, de ne pas participer à une conférence scientifique en Israël renforce la légitimité du mouvement pour le boycott académique d’Israël, en Grande-Bretagne, en Irlande et dans le reste de l'Europe.

Ainsi , un syndicat important de l'Irlande catholique en arrive à dénoncer l'apartheid d'Israel vis à vis des palestiniens : cette motion va faire monter l'exigence du respect du droit international par Israel !

Débat sur la sortie de l'euro chez les PC européens !!!

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Le débat sur la sortie de l’Euro avance dans le Parti communiste portugais




Article MO pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Peut-on réformer l’Union européenne, ré-orienter l’Euro ou doit-on rompre avec le processus d’intégration européenne ? La question divise les Partis héritiers de la tradition communiste. Le PCP, comme d’autres en Europe, prône la rupture.




Le Parti communiste portugais (PCP) a depuis trente ans porté avec constance une critique de l’Union européenne du capital : depuis l’adhésion du Portugal à la CEE jusqu’au Traité de Lisbonne.




L’intégration européenne fut un outil au service de la bourgeoisie portugaise pour revenir sur les acquis sociaux et démocratiques de la révolution d’Avril, telle est l’analyse du PCP.




Lors de son dernier congrès, en décembre 2012, le PCP a réaffirmé sa position : l’Union européenne n’est pas réformable, la crise de la zone Euro est la conséquence logique de l’Union économique et monétaire, et de la nature de classe de cette UE.




Désormais, le débat s’aiguise et se radicalise, sans que la décision ne soit encore définitivement tranchée : la question de la sortie de l’Euro est désormais posée.




Faut-il sortir de l’Euro ? Le débat est ouvert dans le PCP !




Le PCP a, depuis le Traité de Maastricht, toujours affirmé son opposition au projet de monnaie unique, y percevant un outil pour achever la destruction de l’appareil productif portugais, mettre sous tutelle le pays et casser les droits sociaux des travailleurs.




Jusqu’à présent, le Parti refusait de prendre à son compte le mot d’ordre « sortie de l’Euro ». A l’initiative de certains économistes du Parti, tel Agostinho Lopes, le débat est désormais ouvert.




Avant le dernier congrès, le secrétaire-général du Parti, Jeronimo de Sousa, avait reconnu que la question se posait mais n’était pas encore tranchée. Le dernier congrès a réaffirmé la position de principe contre la monnaie unique, sans appeler à la sortie de l’Euro.




C’est dans ce contexte que le PCP a organisé, le 19 mars dernier, une grande rencontre à Lisbonne « L’Euro et la dette », réunissant quatre économistes du parti ou proches du parti, porteurs d’une ligne critique face à la monnaie unique.




Si nous tâcherons à l’avenir de reproduire ces interventions dans leur intégralité, voici les teneurs d’un débat riche en perspectives.

Je ne crois pas qu’il y ait de solution au sein de l’Euro » (Ferreira do Amaral)



L’économiste Joao Ferreira do Amaral, proche du PCP, a insisté sur la nécessité de sortir de la monnaie unique. Pour lui, il est nécessaire de récupérer les instruments dont le pays a besoin, d’abord la maîtrise du taux de change et la possibilité de battre sa monnaie.




Le premier est « un instrument essentiel pour stimuler le secteur productif de biens exportables », le second pour « éviter une faillite interne » et « gérer la sortie de l’euro de façon à défendre les familles endettées ».




« L’euro : une décision politique du grand capital européen dans une UE de classe » (Agostinho Lopes)




L’intervention d’Agostinho Lopes, économiste du parti et membre du Comité central, était très attendue. C’est lui qui a porté haut et fort au dernier congrès la nécessité d’envisager la rupture avec l’Euro et l’Union européenne.




Lopes a rappelé la position historique du parti, d’opposition à la monnaie unique. Il a souligné que « l’Euro est un projet qui n’a pas échoué dans ses objectifs ».




Au contraire, ce « fut une décision politique, un choix du grand capital européen et des puissances dominantes en Europe, dans un contexte d’intégration capitaliste, dans le cadre du processus de classe que constitue l’Union européenne ».




En ce sens, Lopes insiste sur la nécessaire récupération des instruments de souveraineté économique face à l’ « incompatibilité absolue entre l’Euro et l’alternative patriotique et de gauche proposée par le PCP ».




« La sortie de l’Euro : une condition nécessaire mais pas suffisante » (José Lourenço)




L’économiste José Lourenço, membre de la Commission économique du PCP a dénoncé dans l’Euro « un instrument au service de l’exploitation des travailleurs et des peuples, et de l’approfondissement des conditions de rentabilité du capital ».




Pour Lourenço, face à une zone Euro qui construit structurellement une Europe à plusieurs vitesses, la « sortie de l’Europe est une condition nécessaire à notre survie comme pays indépendant, mais elle n’est pas suffisante ».




L’économiste insiste sur la nécessité de négocier cette sortie de l’Euro pour éviter l’effondrement du pays, dépendant de pays comme l’Espagne ou la France. Cette sortie doit également s’accompagner de la nationalisation du secteur bancaire.




Pour lui, la question de la sortie de l’Euro dépend fondamentalement du droit du peuple portugais à décider de son propre sort.




« Une sortie unilatérale est souhaitable » (Octavio Teixeira)




Enfin, l’économiste du Parti Octavio Teixeira a martelé la nécessité d’envisager la seule possibilité restante : la sortie unilatérale de l’Euro.




La nécessité d’une dévaluation est prégnante pour résoudre les problèmes du Portugal : soit une dévaluation interne (baisse des salaires), celle du plan d’austérité, soit dévaluation du taux de change, qui suppose le contrôle de l’outil monétaire.




La seule solution est donc « la sortie de l’Euro, quel qu’en soit le prix, toujours inférieur que celui qu’ont à payer les travailleurs portugais avec la politique de dévaluation interne actuellement pratiquée ».




Les économistes du Parti pour une sortie négociée : le PCP ouvre la piste




Le débat sur l’Euro a été lancé et a été poussé par les économistes du parti qui, unanimement, ont souligné la nécessité d’envisager la sortie de l’Euro, tantôt unilatérale (Teixeira, Lopes), tantôt négociée (Lourenço).




La synthèse du secrétaire-général, Jeronimo de Sousa, insiste autant sur la rupture inévitable avec l’Union européenne et l’Euro que sur la complexité des modalités pratiques de sortie de l’Euro.




De Sousa a pointé l’incompatibilité entre la mise en place d’une « politique patriotique et de gauche » et « le maintien dans l’Euro fort et l’Union économique et monétaire ».




Pour le secrétaire-général, il ne fait aucun doute que le Parti s’oriente vers une position de rupture avec la monnaie unique.




Mais la défense pure et simple de la « sortie de l’Euro sans l’adoption de politiques qui doivent l’accompagner est quelque peu réductrice ».




Toutefois, Jeronimo de Sousa a réservé sa dernière pique pour le PS et surtout le Bloc de gauche, dénonçant ceux qui ne voient de solution que « dans le maintien de l’Euro et l’approfondissement du fédéralisme européen ».




Le débat entre partis du PGE pro-européens et Partis communistes vers la rupture avec l’UE




Le débat interne au PCP, illustratif de ce que peut être un échange théorique et concret de haut niveau sur une question centrale pour le mouvement communiste, est plus largement révélateur du débat qui secoue le mouvement communiste européen.




D’une part, dans les Partis communistes des pays au cœur de la crise, comme à Chypre, au Portugal ou en Irlande, l’hypothèse d’une « sortie de l’Euro » est désormais posée, en cohérence avec la ligne historique d’opposition à la monnaie unique.




En Grèce, le KKE, tout en soulignant les illusions d’un retour pur et simple à la monnaie nationale, dénonce la monnaie unique et insiste sur la rupture avec l’ensemble du processus d’intégration européenne.




De l’autre côté, les partis liés au PGE (Parti de la gauche européenne), financés par Bruxelles, se raidissent dans leur soutien à la monnaie unique : c’est le cas de SYRIZA, de Die Linke, du Bloc de gauche ou encore du Front de gauche en France.




Pourtant, la contradiction entre le maintien de l’Euro et la mise en œuvre d’une « politique de gauche » est de plus en plus patente. Elle est reconnue même par des économistes proches d’ATTAC en Espagne ou par Oskar Lafontaine en Allemagne.




Le débat, riche et complexe, sur la « sortie de l’Euro » continue dans les Partis communistes. Quelles que soient les réponses apportées dans des situations particulières à chaque pays, la ligne de fracture entre ceux qui désirent rompre avec l’UE et le capitalisme, et ceux qui veulent les aménager, se dessine plus nettement de jour en jour.

Allemagne , Belgique , Pays-Bas , Luxembourg ....une même politique anti-ouvrière ! ( suite et fin )

dkp

De la santé aux supermarchés

Avec l’aide précieuse de l’Europe, les pays transforment les soins de santé en marchandises. Autre secteur en ligne de mire, les supermarchés : travail intérimaire, flexibilisation du temps de travail… Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg : mêmes attaques, mêmes combats.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Diminution des salaires, assurance privée obligatoire... En Allemagne, le système des soins de santé évolue au gré de la volonté du patronat.

Le constat est unanime chez les syndicalistes des 4 partis réunis à Remich : les soins de santé sont en cours de commercialisation dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Les conséquences sont dramatiques. Pour les travailleurs, avec notamment la détérioration des conditions de travail, et pour les patients, qui doivent payer de plus en plus de leur poche pour se soigner, souvent pour des soins de moindre qualité.

Maarten Muis explique qu’aux Pays-Bas, le NCPN, principalement au travers de l’action syndicale de ses membres, tente de montrer aux travailleurs de la santé comment la dégradation des conditions de travail n’est pas inéluctable, mais le choix de politiques délibérées. « Nous avons organisé des actions contre les mesures d’austérité prises, y compris dans les services de soins à domicile. Dans notre journal Manifest, nous donnons régulièrement de l’attention aux économies faites dans le secteur de la santé mentale et sur la décentralisation des compétences vers les communes. »

Tiens, tiens... la 6e réforme de l’État en Belgique, ne prévoit-elle pas des transferts de compétences en matière de santé ? En arguant d’une meilleure organisation d’un service, sans se préoccuper du financement de ces nouvelles compétences, on laisse la porte grande ouverte à la commercialisation de services. C’est déjà le cas dans le secteur des maisons de repos et des crèches.

Hans-Peter Brenner raconte qu’en Allemagne, le DKP a montré comment le système de santé a évolué au gré de la volonté de l’association fédérale des entrepreneurs, le BDA (correspondant à notre FEB), qui presse le gouvernement pour faire baisser les salaires et encourager les assurances-maladie privées obligatoires, plutôt qu’une assurance-maladie sociale pour tous sur base d’une large solidarité. Une récente directive européenne sur les soins de santé transfrontaliers remet en cause une règle fondamentale en Allemagne, selon laquelle ce sont les professionnels qui s’adressent à l’assurance-maladie, et non le patient. La nouvelle directive introduit le système « cash & carry » : le patient doit payer immédiatement, parfois même avant le début du traitement, et s’occupe lui-même du remboursement par l’assurance-maladie.

Information, pétition, victoire

Aux Pays-Bas, le secteur de la grande distribution emploie 260 000 personnes, dont 70 % sont des jeunes. Seuls 30 % ont un contrat fixe. Les salaires sont en moyenne légèrement supérieurs au minimum vital. Le salaire de départ d’un jeune réassortisseur de 15 ans s’élève à seulement 3,28 euros, et il est de 4,57 euros pour un jeune de 18 ans.

En novembre 2010, Levin Zühke-van Hulzen a commencé à travailler dans un magasin franchisé de la chaîne Albert Heijn. La plupart des autres employés étaient des jeunes embauchés à temps partiel sous CDD. Beaucoup ont un contrat sans spécification du nombre d’heures de travail, ce qui permettait à la direction d’éluder la CCT et de ne payer ni le supplément pour travail de nuit ni les jours de maladie.

Au printemps 2011, Levin a commencé à informer ses collègues. La colère est vite montée, le syndicat a organisé plusieurs réunions. Ils ont fait circuler une pétition, remise à la direction avec une action publique. Le personnel a ainsi obtenu le respect de la CCT et une amélioration sur tous les autres points. L’action a permis au syndicat FNV de rallier une soixantaine de nouveaux membres, avec la formation d’un petit groupe cadre. Quant au contrat de Levin, il n’a pas été prolongé...

Des supermarchés superflexibles

Marceline Waringo est membre du Parti communiste du Luxembourg et déléguée OGB-L (syndicat social-démocrate) pour les principales chaînes de supermarchés du pays. Au Luxembourg, les salaires sont faibles dans le commerce de détail. Il n’existe pas de CCT sectorielle, seuls les employés de supermarchés, soit un quart des 40 000 personnes employées dans le commerce de détail, en ont une.

Le problème majeur auquel est confronté le secteur est la flexibilisation et la dérégulation du temps de travail. Depuis 2012, les magasins peuvent rester ouverts 24 heures un jour par an. Récemment, l’administration du Luxembourg a autorisé l’ouverture d’un dimanche par mois. Le tout sans compensation : le travail du dimanche sera compensé par un jour de congé ordinaire. Nocturnes du samedi, travail du dimanche et ouverture les jours fériés : la voie est ouverte à une totale libéralisation des heures d’ouverture.

L'austérité approfondit la crise en Europe ! (suite)

En guise d’introduction au thème de la conférence, deux économistes marxistes, Beate Landefeld (Allemagne) et Henri Houben (Belgique) on fait le tour de la crise en Europe.

Article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Il ne s’agit pas d’une simple crise qui revient périodiquement, mais d’une grande crise structurelle qui a débuté dans les années 1970. A cette époque, pour en sortir, l’État intervient, supplée, embauche… mais cela crée de la dette publique. Ensuite, au début des années 1980, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Thatcher et Reagan privilégient les dérégulations et imposent les premières grandes mesures d’austérité. La bourgeoisie tente de casser les syndicats. En Italie, pour imposer la fin de l’indexation automatique des salaires. Aux Pays-Bas, pour instaurer modération salariale et flexibilité. Aux États-Unis, contre les contrôleurs aériens qui défendaient le service public. En Angleterre, contre les mineurs qui défendaient leur emploi.

Henri Houben : « Sous la pression de l’ERT (la Table ronde des industriels européens qui réunit 45 PDG de multinationales européennes), la Commission européenne décide de relancer le marché intérieur. Elle a besoin pour cela d’une union monétaire. Pour entrer dans la zone euro, les États doivent répondre à une série de critères, établis lors d’un sommet à Maastricht : pas de déficit budgétaire dépassant les 3 % du PIB (produit intérieur brut, ensemble des richesses produites dans un pays en un an, NdlR) ; pas de dette publique au-delà de 60 % du PIB. »

Au nom de la compétitivité

Début des années 1990, l’ERT fait le forcing sur la compétitivité, confirmée en mars 2000 au sommet européen de Lisbonne. Au nom de la compétitivité, les patrons européens veulent abaisser les coûts salariaux. En Allemagne, explique Beate Landefeld, le point culminant est venu en 2003 avec l’Agenda 2010 du chancelier socialiste Schröder, dont la très libérale Angela Merkel a par la suite vanté les mérites. Conséquences : moins de protection contre le licenciement, réductions de cotisations patronales à la sécurité sociale, réduction et limitation dans le temps des allocations de chômage, obligation d’accepter des mini-jobs, augmentation du coût des soins de santé, relèvement de l’âge de la retraite.

Depuis 2008, la crise bouleverse tout. Elle frappe d’abord les États-Unis. Mais les mécanismes déclencheurs (dette privée, crédits hypothécaires, banques rapaces) sont présents en Europe. Henri Houben donne l’exemple de l’Espagne : « Avant 2008, l’Espagne crée le plus d’emplois. La croissance de son PIB est supérieure à la moyenne européenne. Elle est sous le seuil des 60 % de dette publique rapporté au PIB (36 % en 2007). Elle n’a pas de déficit budgétaire, elle a même des excédents (2 % du PIB en 2006). C’est un « modèle ». Mais le développement espagnol est fondé sur des secteurs peu productifs : la construction, l’immobilier, le tourisme, la banque… L’Espagne doit acheter de plus en plus de produits à l’étranger (dont l’Allemagne). Sans parler de l’endettement des ménages (surtout pour le logement). Quand éclate la crise, tout s’effondre. » Depuis, l’Espagne a déjà connu quatre plans d’austérité, pour un total de plus de 100 milliards d’euros.

L’effet pervers des plans d’austérité est que cela développe une spirale vers le bas. La crise s’approfondit en Europe. Mais le patronat et Berlin poussent à la réalisation des mesures de rigueur, au moyen d’un Traité de stabilité, de coopération et de gouvernance qui établit des sanctions contre les pays trop endettés. Entre-temps, on s’enfonce de plus en plus dans la crise. Et les protestations contre « Bruxelles » montent.

« La crise chypriote nous fait du bien »

Beate Landefeld explique que le but des grandes entreprises allemandes n’est pas seulement la suprématie en Europe, mais la compétitivité à l’échelle mondiale. « C’est pourquoi, après 2008, l’Allemagne a poussé à la création du Pacte budgétaire européen avec des règles plus strictes, des contrôles centralisés et des sanctions pour les pays qui ne respecteraient pas ces règles. Chaque fois les pays partenaires doivent renoncer à un peu plus de souveraineté. Le développement inégal des pays de la zone euro renforce la crise. Les pays “périphériques” sont largués, le déséquilibre augmente suite aux politiques d’austérité. Et les grandes entreprises allemandes en profitent.

Après le sauvetage de Chypre, le président de la Deutsche Bank au Luxembourg, qui est en même temps le président de l’association des banques du Luxembourg, a déclaré : “Pas un centime n’a quitté le Luxembourg. Franchement, la crise chypriote nous fait du bien”. »

4 partis communistes du Benelux accusent l'Europe du capital !

belgique1 La septième édition de la « Conférence des 4 partis » s’est déroulée les 13 et 14 avril à Remich au Luxembourg, à la frontière franco-allemande-luxembourgeoise. 40 représentants des 4 partis y ont participé.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

L’initiative est née de trois constats. Le premier, c’est que, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements poursuivent les mêmes objectifs dictés par les Traités de l’Union. Partout, il est question d’allongement de la carrière, suppression de la prépension, chasse aux chômeurs, libéralisation des services publics, dérégulation des contrats de travail fixe au profit de contrats temporaires ou partiels. Mais ils sont assez malins pour appliquer ces réformes à des moments différents et selon des modalités différentes selon les pays. Cela amène la gauche à combattre ces mesures identiques de façon dispersée et isolée.

Pourtant, cette situation n’est pas insurmontable, et c’est là le deuxième constat. La première conférence des 4 partis en 2006 a eu lieu après la victoire des travailleurs portuaires européens. Ils ont réussi, au moyen de grèves, de manifestations et de lobbying politique, à repousser une directive européenne visant à permettre à des équipages de bateaux de décharger ceux-ci.

Cette lutte a été, pour les 4 partis, un argument pour mettre en route une collaboration afin de mieux coordonner leurs analyses, leur politique et aussi leurs actions. Depuis, ils ont pris des initiatives communes dans le secteur des postes, de la sidérurgie, de l’automobile. A VW (devenu Audi) Bruxelles, Ford Genk et General Motors Anvers, des syndicalistes allemands ont apporté leur soutien aux travailleurs menacés de fermeture, entre autres grâce au travail des 4 partis. Et le Parti communiste du Luxembourg (KPL) a entamé un travail contre la libéralisation de la poste sur base des expériences des postiers du PTB.

Quels résultats ?

Un troisième constat est que les communistes sont en retard pour élaborer une stratégie commune au niveau de l’Union européenne. Les patrons, les partis de droite, les socialistes ont tous des structures européennes. La coordination des 4 partis est un premier pas, modeste, pour mettre les communistes aussi sur cette voie, même si c’est sur le terrain national que se mènent encore en premier lieu les combats. Mais une stratégie commune, des échanges d’expériences, une coordination des luttes renforcent aussi le combat national.

Lors des rencontres précédentes, les points de vue des 4 partis se sont rapprochés entre autres sur : le caractère de la crise, la manière de combattre la politique d’austérité, quelle alternative à proposer à cette Europe, ou encore le travail communal ou syndical des 4 partis. Lors des dernières élections communales au Luxembourg, le PTB et le DKP ont aidé les camarades sur place. A l’issue de cette campagne, le KPL est rentré dans trois conseils communaux. Les discussions lors des séminaires ont déjà conduit à un début de travail commun pour une taxe des millionnaires dans nos pays respectifs, des initiatives communes de soutien à des combats dans la sidérurgie et l’automobile, au soutien commun au Parti communiste de Grèce lors des dernières élections.

Avec la récente conférence, nous avons encore constaté combien il est utile de savoir ce qui se passe chez nos voisins car, souvent, on y apprend ce qui se prépare dans son propre pays. Et cette connaissance est une arme indispensable pour pouvoir réagir à temps.

Faillite de l'Union européenne !

e Record dans l'Union européenne : 80 millions de travailleurs, soit un tiers des actifs en sous-emploi ou sans-emploi

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les derniers chiffres de l'enquête Eurostat révèlent que 43 millions de personnes travaillent à temps partiel dans l'Union européenne en 2012, ce qui s'ajoutent non seulement aux 26 millions de chômeurs mais aussi aux 11 millions de personnes disponibles mais sans-emploi.

Les chiffres de travailleurs à temps partiel ne cessent de progresser depuis le début de la crise : de 18,5% de la population active européenne en 2008 ils sont passés à 21,4% en 2012.

Avec le développement de la dite « flexsécurité » au sein de l'UE, le travail à temps partiel se répand désormais de plus en plus comme une norme de travail.

Il représente déjà un quart des emplois en Belgique, au Danemark (25,7%), en Allemagne (26,5%), en Irlande (23,9%), en Autriche (25,5%), au Royaume-Uni (27%) et en Suède (26,5). Aux Pays-Bas, champions de cette forme de précarité, ils comptent pour un emploi sur deux (49,8%).

Les emplois à temps partiel représentent tout de même 18% des emplois en France.

A l'échelle européenne, un travailleur à temps partiel sur quatre souhaiterait travailler plus. Un chiffre qui s'élève à 24,7% en France, à 33,6% en Irlande, 42,8% au Portugal. Ils représentent une majorité à Chypre (50,4%), en Espagne (54,6%) et en Grèce (66%).

Le fait de détenir un emploi devient également de moins en moins un facteur de sortie de la pauvreté et de la précarité.

Une étude de l'Institut de statistiques allemand, Destatis, démontrait an août dernier que 20% des travailleurs allemands étaient pauvres, victimes des contrats précaires (temps partiels, CDD, mini-jobs), un chiffre qui tend par ailleurs à progresser.

Le Danemark ou la Suède connaissent ce même phénomène nouveau de « travailleurs pauvres », la faute à leur dérégulation récente du marché du travail. Le taux de travailleurs pauvres est passé ainsi de 5 à 10% en Suède entre 2005 et 2012.

37 millions de personnes sans-emploi en Europe

Les chiffres officiels de l'Union européenne estiment à 26 millions le nombre de chômeurs soit 10 millions de chômeurs supplémentaires depuis 2008 avec un taux de chômage officiel fixé désormais à 11% en février 2013, contre 6,8% en février 2008.

Les taux les plus élevés sont enregistrés en Grèce évidemment (26,4%) mais aussi en Espagne (26,3%), suivis par le Portugal (17,5%), l'Irlande (14,2%) et la Slovaquie (14,6%).

Parmi les populations les plus vulnérables, les jeunes sont fortement touchés par le chômage, un jeune sur quatre est au chômage dans l'UE (23,5%), une majorité en Grèce (58,4%), en Espagne (55,7%) et une forte minorité au Portugal (38,2%) et en Italie (37,8%).

Or, comme le révèle l'étude Eurostat, ces chiffres masquent généralement un certain nombre de personnes actives mais sans-emploi.

Ce sont les personnes entre 15 et 74 ans disponibles pour travailler mais qui ne recherchent pas d'emploi (8,8 millions de travailleurs) et celles recherchant un emploi mais indisponibles (2,3 millions de travailleurs).

En additionnant le nombre de travailleurs en sous-emploi, ceux au chômage officiellement et ceux sans-emploi mais actifs, on obtient le chiffre de 80 millions de travailleurs sous-employés ou non-employés.

Ramenés aux nombre d'actifs dans l'UE, 240 millions, on peut estimer à un tiers le nombre de travailleurs victimes d'une forme de précarité ou du chômage direct ou indirect.

Des chiffres qui révèlent la nécessité non seulement de sortir de la crise, de rompre avec l'austérité mais surtout de rompre avec le système capitaliste qui en est responsable et avec son premier instrument en Europe: l'Union européenne du capital.

Grande-Bretagne : la privatisation des hôpitaux tue .......

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Scandale humanitaire dans les hôpitaux en Grande-Bretagne : la privatisation de la santé et des coupes budgétaires tuent




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Les coupes budgétaires, l'introduction des logiques du privé tuent en Grande-Bretagne. Selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputable ces dix dernières années à cette politique du chiffre.




Tout commence par une enquête sur des niveaux anormaux de mortalité à l'hôpital « autonome » de Stafford. Le rapport d'enquête révèle des faits accablants : 1 200 patients sont morts dans cet hôpital entre 2005 et 2008 faute de soins adéquats.




Une enquête élargie depuis à 14 autres établissements, soumis au même statut d'établissement autonome (« Foundation trust ») confirme que 20 000 décès auraient pu être évités cette dernière décennie avec une autre logique de gestion que celle de la politique du chiffre.




La politique du chiffre, les coupes budgétaires, les logiques managériales privées pointées du doigt




Le rapport qui a déclenché le « scandale de Stafford » révèle une réalité sordide : des gestionnaires obsédés par la réduction des coûts, des médecins et chirurgiens contraints à réaliser des opérations à la chaîne, des infirmières débordées contraintes à des arbitrages tragiques entre patients.




Les anecdotes sont tristement banales – patients marinant dans leur urine ou contraints de s’hydrater dans des vases usagés – mais des malades agonisant faute de soins, laissés à l'abandon sont un symbole d'une politique centrée sur le « coût » des clients/patients plus que sur le bien-être.




Le rapport d'enquête de l'avocat Robert Francis pointe du doigt cette logique managériale privée :




« Ces souffrances terribles et inutiles de centaines de personnes laissées à l'abandon par un système qui a ignoré les signaux d'alarme sur la piètre qualité des soins et qui a mis la priorité sur les intérêts privés de leur établissement, sur le contrôle des coûts, plutôt sur les patients et leur sécurité ».




Le premier ministre Cameron feint l'indignation au Parlement, tente cyniquement d'en faire une preuve de la faillite d'un système public à réformer et libéraliser.




Mais, c'est sa politique de coupes budgétaires, de privatisation rampante, héritière de la politique de casse menée depuis vingt ans qui est à l'origine de ce scandale sanitaire.




La conséquence ultime et tragique de vingt années de privatisation rampante




L'hôpital de Stafford, comme les quatorze autres sous enquête, sont des « Trusts », des établissements publics autonomes. La plupart sont aussi des « Foundations », des établissements quasi indépendants, semi-publics, fonctionnant selon une logique managériale privée.




Le NHS (National Health system) d'après-guerre, financé par l'impôt, public, gratuit et universel a été vidé de l'intérieur par les réformes libérales mises en place depuis le début des années 1990.




En 1991, Margaret Thatcher casse l'unicité du système, introduit une concurrence entre établissements, au nom de la libéralisation du « marché intérieur » de la santé, impulsée par l'Acte unique européen.




Le budget de la santé est décentralisé vers des unités médicales locales ou régionales en charge de l'achat de l'offre de soins (purchaser), tandis que les hôpitaux transformés en « trust » autonomes sont chargés de proposer une offre de soins (provider) à moindre coût.




L'idée de Thatcher était de casser l'universalité du service, d'introduire une logique de concurrence entre établissements et surtout de réduire les coûts : médecins et hôpitaux ayant tous intérêt dans ce schéma à réduire le coût des soins pour être plus « compétitifs ».




Arrivé au pouvoir en 1997 avec comme programme de rompre avec cette privatisation, le travailliste Tony Blair va l'approfondir, façonnant le système hospitalier actuel.




D'une part, il crée les « Primary care trusts », élargissant la logique de l'autonomie aux centres médicaux locaux regroupant médecins, travailleurs sociaux, pharmaciens, dentistes, chargés de l'achat des soins – sous la surveillance toutefois du Ministre de la Santé.




D'autre part, il renforce l'autonomie des hôpitaux avec la création des « Foundations », un label réservé d'abord à quelques établissements puis étendu : ces hôpitaux ont autonomie totale dans la tarification des soins ou des salaires, avec un statut leur permettant de lever des fonds privés.




Enfin, avec les partenariats public-privé (Private finance initiative/PFI) lancés en 2001 : le secteur privé finance les investissements dans les hôpitaux à la place du secteur public mais l’État doit en échanger payer des intérêts, indexés sur l'inflation, sur plusieurs décennies.




Les PFI sont aujourd'hui critiqués par tous les rapports d'enquête : d'une part comme une forme de dissimulation comptable de la dette, d'autre part comme une cause de l'explosion des dépenses de santé au profit du secteur privé, enfin comme une raison de la dégradation de la qualité des soins.




Les 120 PFI conclus dans le secteur ont conduit à la réduction de 30% de l'offre de lits, chaque milliard de £ investi a conduit à la suppression de 5 000 médecins ou infirmiers.




Dans le même temps, 60 hôpitaux britanniques sont désormais menacés de faillite, ne pouvant plus payer la facture galopante des PFI, le coût du remboursement des contrats de construction des hôpitaux en PFI s'élevant parfois jusqu'à 20% du budget de fonctionnement des hôpitaux.




A noter que dans le même temps, cette politique de délégations de service public au privé a conduit à l'explosion des dépenses de santé : elles représentaient 10% du PIB en 2009 contre 7,3% en 2000.




Contrairement à l'idée reçue, un système privatisé est largement plus dépensier et gaspilleur : le pays de l'OCDE aux dépenses de santé les plus fortes reste le système privatisé américain, avec 17,5% du PIB consacré à la santé.




Le projet de Cameron : fin du processus de privatisation et coupes dans l'hôpital public




Dans ce contexte, le projet de Cameron pour la santé (Health and social care act), qui devait entrer en vigueur en avril 2013, n'est pas le début du processus de libéralisation-privatisation mais plutôt son parachèvement sous prétexte de politique de restrictions budgétaires.




Le système de Thatcher et Blair est unifié : l' « achat des soins » est confié aux médecins, le budget de la santé décentralisé quasi totalement à ces unités (Clinical commissioning groups) tandis que les organismes de régulation du Ministère de la Santé (Strategic health autorities) seraient supprimés.




De l'autre côté, la privatisation serait institutionnalisée, l'offre de soins étant désormais ouverte à n'importe quel fournisseur de soins (« any qualified provider ») compétitif.




La réforme de Cameron a reçu l'opposition virulente de l'Ordre des médecins britanniques (British medical association) rejoint par les infirmières et les sage-femmes (Royal college of nursing and midwives), dénonçant la marchandisation de la santé et une politique de coupes déguisée.




Contrairement aux allégations du gouvernement, le secteur de la santé est touché par les coupes budgétaires de 100 milliards de £ prévues en 2010, et conduisant à la réduction en moyenne de 25% des budgets et à la suppression de 500 000 emplois publics.




Le gouvernement a fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015.




La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé.




L'hypocrisie d'un système à plusieurs vitesses : profits privés et coupes publiques




La privatisation de la santé s'est déjà accélérée ces derniers mois.




En novembre 2011, pour la première fois une firme privée (Circle Health) récupérait un hôpital public menacé de faillite du NHS pour 1 milliard de £. Les tractations pour la cession de 20 hôpitaux publics en difficulté au groupe privé allemand Helios sont en cours.




Si c'est la première fois qu'une firme privée gérera un hôpital dans son intégralité, les services de restauration et de nettoyage sont déjà délégués à des entreprises privés, ainsi que certaines opérations bénignes, comme les opérations à la hanche dont 1/5 ème sont déjà réalisées par le privé.




Dans le même temps, 400 services médicaux réalisés hors du milieu hospitalier, des services de centre de santé aux services ambulanciers, étaient confiés en octobre 2012 à des opérateurs privés.




L'hypocrisie des réformes libérales de Cameron est révélée par le projet de délocalisation de certains hôpitaux renommés à l'étranger : des investissements massifs dans des hôpitaux de pointe autonomes à Dubai, Singapour, Abu Dhabi, Delhi ou Tripoli pour des patients fortunés.




Une expérience déjà concrétisée avec l'hôpital ophtalmologique à Dubai (Moorfields Eye) ou l'Imperial college à Abu Dhabi. Des milliards de coupes au Royaume-Uni pour les plus pauvres, mais des milliards investis outre-mer pour des clients fortunés et des profits financiers.




La démagogie de Cameron, fustigeant les abus des immigrés ou les coûts que représentent les personnels de santé, ne trompe plus personne, mais elle ne doit pas oublier la lourde responsabilité des gouvernements précédents, surtout travaillistes dans les années 2000.




Elle doit constituer une mise en garde face à la politique des coupes budgétaires, des privatisations rampantes que l'Union européenne et les gouvernements nationaux veulent imposer dans toute l'Europe, et en premier lieu en France.

Les François méritent-ils le bon Dieu sans confession ,,,????

pape

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

Le nouveau souverain pontife est présenté comme « progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche de certains dictateurs militaires.



“Ne soyons pas naïfs: il ne s’agit pas seulement d’un combat politique. Il y a Ndlr : dans le mariage homosexuel la prétention de détruire le plan de Dieu” expliquait l’archevêque de Buenos Aires en 2010 lors du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexes en Argentine, où il s’est fermement opposé à Christina Kirchner. "Il faut y voir aussi, ajoutait le cardinal, le dessein du Démon, responsable du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu". Le cardinal de Buenos Aires avait également qualifié l’homosexualité de "démon infiltré dans les âmes". Même position inflexible sur l’avortement, y compris en cas de viol, ou encore sur l’euthanasie. Et comme jésuite, Golias rappelle qu’il s’est fermement opposé à la ligne d’ouverture.



Opposé aux prêtres progressistes



Son opposition aux prêtres, réellement progressistes, serait même allée bien plus loin pendant la dictature militaire. Jean-Luc Mélenchon l’explique sur son blog : « Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance. »

Jean-Luc Mélenchon fait ici référence aux cas des prêtres Orland Yorio et Francisco Jalics, qui ont été kidnappés et torturés en 1976 et qui ont nommément accusé Bergoglio de les avoir dénoncés comme guerilleros et opposants au pouvoir du dictateur Videla. Alors qu’il leur avait fait croire au préalable qu’il les protègerait.



Bref, le nouveau Pape est accusé de silence complice, si ce n’est pire, lors de dictature militaire en Argentine entre 1976 et 1983. Il a par deux fois refusé de témoigner pour son rôle au sein de la hiérarchie jésuite pendant cette période, au cours des procès sur la « guerre sale ». La presse de gauche en Amérique Latine reprend aujourd’hui à loisir des photos de Bergoglio, en compagnie de Jorge Rafael Videla, celui qui destitua Peron en 1976 après un coup d’Etat. Photo par aileurs contestée. Videla qui justifia sa dictature sanglante au nom de l’anticommunisme, défenseur de la grandeur de la « civilisation catholique occidentale » contre les « rouges » et les « juifs ». Une dictature qui a fait au bas mot 30000 victimes de « disparitions ».



Et Jean-Luc Mélenchon de son côté conclut : « De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d'un point de vue spirituel ? Ce n'est pas mon affaire dans la sphère publique. »

...FRANCOIS 1° est un jésuite ultra-conservateur , voilà une réalité en totale contradiction avec l'image de "pape des pauvres" présentée dans tous les médias ! LA RELIGION RESTE BIEN L'OPIUM DES PEUPLES .

Japon : Fukushima ....déjà 2 ans !

fukus

2ème anniversaire de Fukushima: les Japonais dans la rue

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce week-end dans tout le Japon pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire. La date est importante, demain lundi sera le deuxième anniversaire des séisme et Tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, évènements qui ont fait près de 19000 victimes.



A Tokyo, les manifestations ont duré deux jours. Les manifestants se sont rassemblés dans un grand parc du centre pour écouter des concerts ou des discours sonorisés grâce à de l'électricité solaire. Ils ont ensuite défilé en direction du Parlement, en passant par le quartier des ministères, dans le but de remettre une pétition aux députés demandant au Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis les législatives de décembre, le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Ils étaient déjà 15000 à défiler dès samedi, la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.



D'autres manifestations se sont tenues dans la capitale et le reste du pays. Selon les médias locaux, quelque 150 événements étaient prévus au total entre samedi et lundi. Dans de nombreuses communes touchées par le tsunami, les habitants vêtus de noir ont assisté ce dimanche à des cérémonies de commémoration. A Rikuzentakata, où près de 1.600 personnes ont péri et 217 sont portées disparues, le maire Futoshi Toba a réaffirmé son engagement à reconstruire la ville.



"Il devient de plus en plus important pour nous de manifester. Je le fais pour mes enfants. On ne peut pas leur léguer ce chaos que représente l'énergie nucléaire", déclarait à Reuters une Japonaise de 32 ans, mère de deux enfants, venue défiler devant le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie en scandant: "Halte au nucléaire! Protégez nos enfants!" "Les gens et les médias commencent à oublier Fukushima et ce qui s'y est passé".



Le nucléaire au cœur du débat politique



Seuls deux des 50 réacteurs de l'archipel nippon sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l'objet de vérifications de sécurité poussées depuis l'accident de Fukushima. Le redémarrage des autres centrales est un clair enjeu politique. M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d'affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre, avait promis pour sa part d'abandonner l'énergie nucléaire d'ici à la fin des années 2030. "Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires", ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué. Selon un sondage récent, 70% des Japonais sont partisans d'un abandon du nucléaire à terme.



En plus des 19000 morts et disparus, la fusion de réacteurs à la centrale de Fukushima Daiichi, due à la panne du système de refroidissement, a entraîné l'évacuation de 160.000 habitants de la région et la mise en place d'une zone d'exclusion dans un rayon de 20 km autour de la centrale, et a contaminé durablement l'environnement terrestre, atmosphérique et maritime.

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