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Jean-charles Vanbervesseles Debout les Ardennes qui souffrent

Allemagne , Belgique , Pays-Bas , Luxembourg ....une même politique anti-ouvrière ! ( suite et fin )

dkp

De la santé aux supermarchés

Avec l’aide précieuse de l’Europe, les pays transforment les soins de santé en marchandises. Autre secteur en ligne de mire, les supermarchés : travail intérimaire, flexibilisation du temps de travail… Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg : mêmes attaques, mêmes combats.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Diminution des salaires, assurance privée obligatoire... En Allemagne, le système des soins de santé évolue au gré de la volonté du patronat.

Le constat est unanime chez les syndicalistes des 4 partis réunis à Remich : les soins de santé sont en cours de commercialisation dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Les conséquences sont dramatiques. Pour les travailleurs, avec notamment la détérioration des conditions de travail, et pour les patients, qui doivent payer de plus en plus de leur poche pour se soigner, souvent pour des soins de moindre qualité.

Maarten Muis explique qu’aux Pays-Bas, le NCPN, principalement au travers de l’action syndicale de ses membres, tente de montrer aux travailleurs de la santé comment la dégradation des conditions de travail n’est pas inéluctable, mais le choix de politiques délibérées. « Nous avons organisé des actions contre les mesures d’austérité prises, y compris dans les services de soins à domicile. Dans notre journal Manifest, nous donnons régulièrement de l’attention aux économies faites dans le secteur de la santé mentale et sur la décentralisation des compétences vers les communes. »

Tiens, tiens... la 6e réforme de l’État en Belgique, ne prévoit-elle pas des transferts de compétences en matière de santé ? En arguant d’une meilleure organisation d’un service, sans se préoccuper du financement de ces nouvelles compétences, on laisse la porte grande ouverte à la commercialisation de services. C’est déjà le cas dans le secteur des maisons de repos et des crèches.

Hans-Peter Brenner raconte qu’en Allemagne, le DKP a montré comment le système de santé a évolué au gré de la volonté de l’association fédérale des entrepreneurs, le BDA (correspondant à notre FEB), qui presse le gouvernement pour faire baisser les salaires et encourager les assurances-maladie privées obligatoires, plutôt qu’une assurance-maladie sociale pour tous sur base d’une large solidarité. Une récente directive européenne sur les soins de santé transfrontaliers remet en cause une règle fondamentale en Allemagne, selon laquelle ce sont les professionnels qui s’adressent à l’assurance-maladie, et non le patient. La nouvelle directive introduit le système « cash & carry » : le patient doit payer immédiatement, parfois même avant le début du traitement, et s’occupe lui-même du remboursement par l’assurance-maladie.

Information, pétition, victoire

Aux Pays-Bas, le secteur de la grande distribution emploie 260 000 personnes, dont 70 % sont des jeunes. Seuls 30 % ont un contrat fixe. Les salaires sont en moyenne légèrement supérieurs au minimum vital. Le salaire de départ d’un jeune réassortisseur de 15 ans s’élève à seulement 3,28 euros, et il est de 4,57 euros pour un jeune de 18 ans.

En novembre 2010, Levin Zühke-van Hulzen a commencé à travailler dans un magasin franchisé de la chaîne Albert Heijn. La plupart des autres employés étaient des jeunes embauchés à temps partiel sous CDD. Beaucoup ont un contrat sans spécification du nombre d’heures de travail, ce qui permettait à la direction d’éluder la CCT et de ne payer ni le supplément pour travail de nuit ni les jours de maladie.

Au printemps 2011, Levin a commencé à informer ses collègues. La colère est vite montée, le syndicat a organisé plusieurs réunions. Ils ont fait circuler une pétition, remise à la direction avec une action publique. Le personnel a ainsi obtenu le respect de la CCT et une amélioration sur tous les autres points. L’action a permis au syndicat FNV de rallier une soixantaine de nouveaux membres, avec la formation d’un petit groupe cadre. Quant au contrat de Levin, il n’a pas été prolongé...

Des supermarchés superflexibles

Marceline Waringo est membre du Parti communiste du Luxembourg et déléguée OGB-L (syndicat social-démocrate) pour les principales chaînes de supermarchés du pays. Au Luxembourg, les salaires sont faibles dans le commerce de détail. Il n’existe pas de CCT sectorielle, seuls les employés de supermarchés, soit un quart des 40 000 personnes employées dans le commerce de détail, en ont une.

Le problème majeur auquel est confronté le secteur est la flexibilisation et la dérégulation du temps de travail. Depuis 2012, les magasins peuvent rester ouverts 24 heures un jour par an. Récemment, l’administration du Luxembourg a autorisé l’ouverture d’un dimanche par mois. Le tout sans compensation : le travail du dimanche sera compensé par un jour de congé ordinaire. Nocturnes du samedi, travail du dimanche et ouverture les jours fériés : la voie est ouverte à une totale libéralisation des heures d’ouverture.

L'austérité approfondit la crise en Europe ! (suite)

En guise d’introduction au thème de la conférence, deux économistes marxistes, Beate Landefeld (Allemagne) et Henri Houben (Belgique) on fait le tour de la crise en Europe.

Article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Il ne s’agit pas d’une simple crise qui revient périodiquement, mais d’une grande crise structurelle qui a débuté dans les années 1970. A cette époque, pour en sortir, l’État intervient, supplée, embauche… mais cela crée de la dette publique. Ensuite, au début des années 1980, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Thatcher et Reagan privilégient les dérégulations et imposent les premières grandes mesures d’austérité. La bourgeoisie tente de casser les syndicats. En Italie, pour imposer la fin de l’indexation automatique des salaires. Aux Pays-Bas, pour instaurer modération salariale et flexibilité. Aux États-Unis, contre les contrôleurs aériens qui défendaient le service public. En Angleterre, contre les mineurs qui défendaient leur emploi.

Henri Houben : « Sous la pression de l’ERT (la Table ronde des industriels européens qui réunit 45 PDG de multinationales européennes), la Commission européenne décide de relancer le marché intérieur. Elle a besoin pour cela d’une union monétaire. Pour entrer dans la zone euro, les États doivent répondre à une série de critères, établis lors d’un sommet à Maastricht : pas de déficit budgétaire dépassant les 3 % du PIB (produit intérieur brut, ensemble des richesses produites dans un pays en un an, NdlR) ; pas de dette publique au-delà de 60 % du PIB. »

Au nom de la compétitivité

Début des années 1990, l’ERT fait le forcing sur la compétitivité, confirmée en mars 2000 au sommet européen de Lisbonne. Au nom de la compétitivité, les patrons européens veulent abaisser les coûts salariaux. En Allemagne, explique Beate Landefeld, le point culminant est venu en 2003 avec l’Agenda 2010 du chancelier socialiste Schröder, dont la très libérale Angela Merkel a par la suite vanté les mérites. Conséquences : moins de protection contre le licenciement, réductions de cotisations patronales à la sécurité sociale, réduction et limitation dans le temps des allocations de chômage, obligation d’accepter des mini-jobs, augmentation du coût des soins de santé, relèvement de l’âge de la retraite.

Depuis 2008, la crise bouleverse tout. Elle frappe d’abord les États-Unis. Mais les mécanismes déclencheurs (dette privée, crédits hypothécaires, banques rapaces) sont présents en Europe. Henri Houben donne l’exemple de l’Espagne : « Avant 2008, l’Espagne crée le plus d’emplois. La croissance de son PIB est supérieure à la moyenne européenne. Elle est sous le seuil des 60 % de dette publique rapporté au PIB (36 % en 2007). Elle n’a pas de déficit budgétaire, elle a même des excédents (2 % du PIB en 2006). C’est un « modèle ». Mais le développement espagnol est fondé sur des secteurs peu productifs : la construction, l’immobilier, le tourisme, la banque… L’Espagne doit acheter de plus en plus de produits à l’étranger (dont l’Allemagne). Sans parler de l’endettement des ménages (surtout pour le logement). Quand éclate la crise, tout s’effondre. » Depuis, l’Espagne a déjà connu quatre plans d’austérité, pour un total de plus de 100 milliards d’euros.

L’effet pervers des plans d’austérité est que cela développe une spirale vers le bas. La crise s’approfondit en Europe. Mais le patronat et Berlin poussent à la réalisation des mesures de rigueur, au moyen d’un Traité de stabilité, de coopération et de gouvernance qui établit des sanctions contre les pays trop endettés. Entre-temps, on s’enfonce de plus en plus dans la crise. Et les protestations contre « Bruxelles » montent.

« La crise chypriote nous fait du bien »

Beate Landefeld explique que le but des grandes entreprises allemandes n’est pas seulement la suprématie en Europe, mais la compétitivité à l’échelle mondiale. « C’est pourquoi, après 2008, l’Allemagne a poussé à la création du Pacte budgétaire européen avec des règles plus strictes, des contrôles centralisés et des sanctions pour les pays qui ne respecteraient pas ces règles. Chaque fois les pays partenaires doivent renoncer à un peu plus de souveraineté. Le développement inégal des pays de la zone euro renforce la crise. Les pays “périphériques” sont largués, le déséquilibre augmente suite aux politiques d’austérité. Et les grandes entreprises allemandes en profitent.

Après le sauvetage de Chypre, le président de la Deutsche Bank au Luxembourg, qui est en même temps le président de l’association des banques du Luxembourg, a déclaré : “Pas un centime n’a quitté le Luxembourg. Franchement, la crise chypriote nous fait du bien”. »

4 partis communistes du Benelux accusent l'Europe du capital !

belgique1 La septième édition de la « Conférence des 4 partis » s’est déroulée les 13 et 14 avril à Remich au Luxembourg, à la frontière franco-allemande-luxembourgeoise. 40 représentants des 4 partis y ont participé.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

L’initiative est née de trois constats. Le premier, c’est que, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements poursuivent les mêmes objectifs dictés par les Traités de l’Union. Partout, il est question d’allongement de la carrière, suppression de la prépension, chasse aux chômeurs, libéralisation des services publics, dérégulation des contrats de travail fixe au profit de contrats temporaires ou partiels. Mais ils sont assez malins pour appliquer ces réformes à des moments différents et selon des modalités différentes selon les pays. Cela amène la gauche à combattre ces mesures identiques de façon dispersée et isolée.

Pourtant, cette situation n’est pas insurmontable, et c’est là le deuxième constat. La première conférence des 4 partis en 2006 a eu lieu après la victoire des travailleurs portuaires européens. Ils ont réussi, au moyen de grèves, de manifestations et de lobbying politique, à repousser une directive européenne visant à permettre à des équipages de bateaux de décharger ceux-ci.

Cette lutte a été, pour les 4 partis, un argument pour mettre en route une collaboration afin de mieux coordonner leurs analyses, leur politique et aussi leurs actions. Depuis, ils ont pris des initiatives communes dans le secteur des postes, de la sidérurgie, de l’automobile. A VW (devenu Audi) Bruxelles, Ford Genk et General Motors Anvers, des syndicalistes allemands ont apporté leur soutien aux travailleurs menacés de fermeture, entre autres grâce au travail des 4 partis. Et le Parti communiste du Luxembourg (KPL) a entamé un travail contre la libéralisation de la poste sur base des expériences des postiers du PTB.

Quels résultats ?

Un troisième constat est que les communistes sont en retard pour élaborer une stratégie commune au niveau de l’Union européenne. Les patrons, les partis de droite, les socialistes ont tous des structures européennes. La coordination des 4 partis est un premier pas, modeste, pour mettre les communistes aussi sur cette voie, même si c’est sur le terrain national que se mènent encore en premier lieu les combats. Mais une stratégie commune, des échanges d’expériences, une coordination des luttes renforcent aussi le combat national.

Lors des rencontres précédentes, les points de vue des 4 partis se sont rapprochés entre autres sur : le caractère de la crise, la manière de combattre la politique d’austérité, quelle alternative à proposer à cette Europe, ou encore le travail communal ou syndical des 4 partis. Lors des dernières élections communales au Luxembourg, le PTB et le DKP ont aidé les camarades sur place. A l’issue de cette campagne, le KPL est rentré dans trois conseils communaux. Les discussions lors des séminaires ont déjà conduit à un début de travail commun pour une taxe des millionnaires dans nos pays respectifs, des initiatives communes de soutien à des combats dans la sidérurgie et l’automobile, au soutien commun au Parti communiste de Grèce lors des dernières élections.

Avec la récente conférence, nous avons encore constaté combien il est utile de savoir ce qui se passe chez nos voisins car, souvent, on y apprend ce qui se prépare dans son propre pays. Et cette connaissance est une arme indispensable pour pouvoir réagir à temps.

Faillite de l'Union européenne !

e Record dans l'Union européenne : 80 millions de travailleurs, soit un tiers des actifs en sous-emploi ou sans-emploi

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les derniers chiffres de l'enquête Eurostat révèlent que 43 millions de personnes travaillent à temps partiel dans l'Union européenne en 2012, ce qui s'ajoutent non seulement aux 26 millions de chômeurs mais aussi aux 11 millions de personnes disponibles mais sans-emploi.

Les chiffres de travailleurs à temps partiel ne cessent de progresser depuis le début de la crise : de 18,5% de la population active européenne en 2008 ils sont passés à 21,4% en 2012.

Avec le développement de la dite « flexsécurité » au sein de l'UE, le travail à temps partiel se répand désormais de plus en plus comme une norme de travail.

Il représente déjà un quart des emplois en Belgique, au Danemark (25,7%), en Allemagne (26,5%), en Irlande (23,9%), en Autriche (25,5%), au Royaume-Uni (27%) et en Suède (26,5). Aux Pays-Bas, champions de cette forme de précarité, ils comptent pour un emploi sur deux (49,8%).

Les emplois à temps partiel représentent tout de même 18% des emplois en France.

A l'échelle européenne, un travailleur à temps partiel sur quatre souhaiterait travailler plus. Un chiffre qui s'élève à 24,7% en France, à 33,6% en Irlande, 42,8% au Portugal. Ils représentent une majorité à Chypre (50,4%), en Espagne (54,6%) et en Grèce (66%).

Le fait de détenir un emploi devient également de moins en moins un facteur de sortie de la pauvreté et de la précarité.

Une étude de l'Institut de statistiques allemand, Destatis, démontrait an août dernier que 20% des travailleurs allemands étaient pauvres, victimes des contrats précaires (temps partiels, CDD, mini-jobs), un chiffre qui tend par ailleurs à progresser.

Le Danemark ou la Suède connaissent ce même phénomène nouveau de « travailleurs pauvres », la faute à leur dérégulation récente du marché du travail. Le taux de travailleurs pauvres est passé ainsi de 5 à 10% en Suède entre 2005 et 2012.

37 millions de personnes sans-emploi en Europe

Les chiffres officiels de l'Union européenne estiment à 26 millions le nombre de chômeurs soit 10 millions de chômeurs supplémentaires depuis 2008 avec un taux de chômage officiel fixé désormais à 11% en février 2013, contre 6,8% en février 2008.

Les taux les plus élevés sont enregistrés en Grèce évidemment (26,4%) mais aussi en Espagne (26,3%), suivis par le Portugal (17,5%), l'Irlande (14,2%) et la Slovaquie (14,6%).

Parmi les populations les plus vulnérables, les jeunes sont fortement touchés par le chômage, un jeune sur quatre est au chômage dans l'UE (23,5%), une majorité en Grèce (58,4%), en Espagne (55,7%) et une forte minorité au Portugal (38,2%) et en Italie (37,8%).

Or, comme le révèle l'étude Eurostat, ces chiffres masquent généralement un certain nombre de personnes actives mais sans-emploi.

Ce sont les personnes entre 15 et 74 ans disponibles pour travailler mais qui ne recherchent pas d'emploi (8,8 millions de travailleurs) et celles recherchant un emploi mais indisponibles (2,3 millions de travailleurs).

En additionnant le nombre de travailleurs en sous-emploi, ceux au chômage officiellement et ceux sans-emploi mais actifs, on obtient le chiffre de 80 millions de travailleurs sous-employés ou non-employés.

Ramenés aux nombre d'actifs dans l'UE, 240 millions, on peut estimer à un tiers le nombre de travailleurs victimes d'une forme de précarité ou du chômage direct ou indirect.

Des chiffres qui révèlent la nécessité non seulement de sortir de la crise, de rompre avec l'austérité mais surtout de rompre avec le système capitaliste qui en est responsable et avec son premier instrument en Europe: l'Union européenne du capital.

Grande-Bretagne : la privatisation des hôpitaux tue .......

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Scandale humanitaire dans les hôpitaux en Grande-Bretagne : la privatisation de la santé et des coupes budgétaires tuent




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Les coupes budgétaires, l'introduction des logiques du privé tuent en Grande-Bretagne. Selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputable ces dix dernières années à cette politique du chiffre.




Tout commence par une enquête sur des niveaux anormaux de mortalité à l'hôpital « autonome » de Stafford. Le rapport d'enquête révèle des faits accablants : 1 200 patients sont morts dans cet hôpital entre 2005 et 2008 faute de soins adéquats.




Une enquête élargie depuis à 14 autres établissements, soumis au même statut d'établissement autonome (« Foundation trust ») confirme que 20 000 décès auraient pu être évités cette dernière décennie avec une autre logique de gestion que celle de la politique du chiffre.




La politique du chiffre, les coupes budgétaires, les logiques managériales privées pointées du doigt




Le rapport qui a déclenché le « scandale de Stafford » révèle une réalité sordide : des gestionnaires obsédés par la réduction des coûts, des médecins et chirurgiens contraints à réaliser des opérations à la chaîne, des infirmières débordées contraintes à des arbitrages tragiques entre patients.




Les anecdotes sont tristement banales – patients marinant dans leur urine ou contraints de s’hydrater dans des vases usagés – mais des malades agonisant faute de soins, laissés à l'abandon sont un symbole d'une politique centrée sur le « coût » des clients/patients plus que sur le bien-être.




Le rapport d'enquête de l'avocat Robert Francis pointe du doigt cette logique managériale privée :




« Ces souffrances terribles et inutiles de centaines de personnes laissées à l'abandon par un système qui a ignoré les signaux d'alarme sur la piètre qualité des soins et qui a mis la priorité sur les intérêts privés de leur établissement, sur le contrôle des coûts, plutôt sur les patients et leur sécurité ».




Le premier ministre Cameron feint l'indignation au Parlement, tente cyniquement d'en faire une preuve de la faillite d'un système public à réformer et libéraliser.




Mais, c'est sa politique de coupes budgétaires, de privatisation rampante, héritière de la politique de casse menée depuis vingt ans qui est à l'origine de ce scandale sanitaire.




La conséquence ultime et tragique de vingt années de privatisation rampante




L'hôpital de Stafford, comme les quatorze autres sous enquête, sont des « Trusts », des établissements publics autonomes. La plupart sont aussi des « Foundations », des établissements quasi indépendants, semi-publics, fonctionnant selon une logique managériale privée.




Le NHS (National Health system) d'après-guerre, financé par l'impôt, public, gratuit et universel a été vidé de l'intérieur par les réformes libérales mises en place depuis le début des années 1990.




En 1991, Margaret Thatcher casse l'unicité du système, introduit une concurrence entre établissements, au nom de la libéralisation du « marché intérieur » de la santé, impulsée par l'Acte unique européen.




Le budget de la santé est décentralisé vers des unités médicales locales ou régionales en charge de l'achat de l'offre de soins (purchaser), tandis que les hôpitaux transformés en « trust » autonomes sont chargés de proposer une offre de soins (provider) à moindre coût.




L'idée de Thatcher était de casser l'universalité du service, d'introduire une logique de concurrence entre établissements et surtout de réduire les coûts : médecins et hôpitaux ayant tous intérêt dans ce schéma à réduire le coût des soins pour être plus « compétitifs ».




Arrivé au pouvoir en 1997 avec comme programme de rompre avec cette privatisation, le travailliste Tony Blair va l'approfondir, façonnant le système hospitalier actuel.




D'une part, il crée les « Primary care trusts », élargissant la logique de l'autonomie aux centres médicaux locaux regroupant médecins, travailleurs sociaux, pharmaciens, dentistes, chargés de l'achat des soins – sous la surveillance toutefois du Ministre de la Santé.




D'autre part, il renforce l'autonomie des hôpitaux avec la création des « Foundations », un label réservé d'abord à quelques établissements puis étendu : ces hôpitaux ont autonomie totale dans la tarification des soins ou des salaires, avec un statut leur permettant de lever des fonds privés.




Enfin, avec les partenariats public-privé (Private finance initiative/PFI) lancés en 2001 : le secteur privé finance les investissements dans les hôpitaux à la place du secteur public mais l’État doit en échanger payer des intérêts, indexés sur l'inflation, sur plusieurs décennies.




Les PFI sont aujourd'hui critiqués par tous les rapports d'enquête : d'une part comme une forme de dissimulation comptable de la dette, d'autre part comme une cause de l'explosion des dépenses de santé au profit du secteur privé, enfin comme une raison de la dégradation de la qualité des soins.




Les 120 PFI conclus dans le secteur ont conduit à la réduction de 30% de l'offre de lits, chaque milliard de £ investi a conduit à la suppression de 5 000 médecins ou infirmiers.




Dans le même temps, 60 hôpitaux britanniques sont désormais menacés de faillite, ne pouvant plus payer la facture galopante des PFI, le coût du remboursement des contrats de construction des hôpitaux en PFI s'élevant parfois jusqu'à 20% du budget de fonctionnement des hôpitaux.




A noter que dans le même temps, cette politique de délégations de service public au privé a conduit à l'explosion des dépenses de santé : elles représentaient 10% du PIB en 2009 contre 7,3% en 2000.




Contrairement à l'idée reçue, un système privatisé est largement plus dépensier et gaspilleur : le pays de l'OCDE aux dépenses de santé les plus fortes reste le système privatisé américain, avec 17,5% du PIB consacré à la santé.




Le projet de Cameron : fin du processus de privatisation et coupes dans l'hôpital public




Dans ce contexte, le projet de Cameron pour la santé (Health and social care act), qui devait entrer en vigueur en avril 2013, n'est pas le début du processus de libéralisation-privatisation mais plutôt son parachèvement sous prétexte de politique de restrictions budgétaires.




Le système de Thatcher et Blair est unifié : l' « achat des soins » est confié aux médecins, le budget de la santé décentralisé quasi totalement à ces unités (Clinical commissioning groups) tandis que les organismes de régulation du Ministère de la Santé (Strategic health autorities) seraient supprimés.




De l'autre côté, la privatisation serait institutionnalisée, l'offre de soins étant désormais ouverte à n'importe quel fournisseur de soins (« any qualified provider ») compétitif.




La réforme de Cameron a reçu l'opposition virulente de l'Ordre des médecins britanniques (British medical association) rejoint par les infirmières et les sage-femmes (Royal college of nursing and midwives), dénonçant la marchandisation de la santé et une politique de coupes déguisée.




Contrairement aux allégations du gouvernement, le secteur de la santé est touché par les coupes budgétaires de 100 milliards de £ prévues en 2010, et conduisant à la réduction en moyenne de 25% des budgets et à la suppression de 500 000 emplois publics.




Le gouvernement a fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015.




La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé.




L'hypocrisie d'un système à plusieurs vitesses : profits privés et coupes publiques




La privatisation de la santé s'est déjà accélérée ces derniers mois.




En novembre 2011, pour la première fois une firme privée (Circle Health) récupérait un hôpital public menacé de faillite du NHS pour 1 milliard de £. Les tractations pour la cession de 20 hôpitaux publics en difficulté au groupe privé allemand Helios sont en cours.




Si c'est la première fois qu'une firme privée gérera un hôpital dans son intégralité, les services de restauration et de nettoyage sont déjà délégués à des entreprises privés, ainsi que certaines opérations bénignes, comme les opérations à la hanche dont 1/5 ème sont déjà réalisées par le privé.




Dans le même temps, 400 services médicaux réalisés hors du milieu hospitalier, des services de centre de santé aux services ambulanciers, étaient confiés en octobre 2012 à des opérateurs privés.




L'hypocrisie des réformes libérales de Cameron est révélée par le projet de délocalisation de certains hôpitaux renommés à l'étranger : des investissements massifs dans des hôpitaux de pointe autonomes à Dubai, Singapour, Abu Dhabi, Delhi ou Tripoli pour des patients fortunés.




Une expérience déjà concrétisée avec l'hôpital ophtalmologique à Dubai (Moorfields Eye) ou l'Imperial college à Abu Dhabi. Des milliards de coupes au Royaume-Uni pour les plus pauvres, mais des milliards investis outre-mer pour des clients fortunés et des profits financiers.




La démagogie de Cameron, fustigeant les abus des immigrés ou les coûts que représentent les personnels de santé, ne trompe plus personne, mais elle ne doit pas oublier la lourde responsabilité des gouvernements précédents, surtout travaillistes dans les années 2000.




Elle doit constituer une mise en garde face à la politique des coupes budgétaires, des privatisations rampantes que l'Union européenne et les gouvernements nationaux veulent imposer dans toute l'Europe, et en premier lieu en France.

Les François méritent-ils le bon Dieu sans confession ,,,????

pape

François, un Pape de combat… contre la gauche d’Amérique Latine

Le nouveau souverain pontife est présenté comme « progressiste modéré ». Mais derrière l’image du Pape humble et proche des nécessiteux, il y a un farouche réactionnaire, fermement opposé aux réformes sociétales de gauche en Amérique Latine et un peu trop proche de certains dictateurs militaires.



“Ne soyons pas naïfs: il ne s’agit pas seulement d’un combat politique. Il y a Ndlr : dans le mariage homosexuel la prétention de détruire le plan de Dieu” expliquait l’archevêque de Buenos Aires en 2010 lors du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexes en Argentine, où il s’est fermement opposé à Christina Kirchner. "Il faut y voir aussi, ajoutait le cardinal, le dessein du Démon, responsable du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu". Le cardinal de Buenos Aires avait également qualifié l’homosexualité de "démon infiltré dans les âmes". Même position inflexible sur l’avortement, y compris en cas de viol, ou encore sur l’euthanasie. Et comme jésuite, Golias rappelle qu’il s’est fermement opposé à la ligne d’ouverture.



Opposé aux prêtres progressistes



Son opposition aux prêtres, réellement progressistes, serait même allée bien plus loin pendant la dictature militaire. Jean-Luc Mélenchon l’explique sur son blog : « Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance. »

Jean-Luc Mélenchon fait ici référence aux cas des prêtres Orland Yorio et Francisco Jalics, qui ont été kidnappés et torturés en 1976 et qui ont nommément accusé Bergoglio de les avoir dénoncés comme guerilleros et opposants au pouvoir du dictateur Videla. Alors qu’il leur avait fait croire au préalable qu’il les protègerait.



Bref, le nouveau Pape est accusé de silence complice, si ce n’est pire, lors de dictature militaire en Argentine entre 1976 et 1983. Il a par deux fois refusé de témoigner pour son rôle au sein de la hiérarchie jésuite pendant cette période, au cours des procès sur la « guerre sale ». La presse de gauche en Amérique Latine reprend aujourd’hui à loisir des photos de Bergoglio, en compagnie de Jorge Rafael Videla, celui qui destitua Peron en 1976 après un coup d’Etat. Photo par aileurs contestée. Videla qui justifia sa dictature sanglante au nom de l’anticommunisme, défenseur de la grandeur de la « civilisation catholique occidentale » contre les « rouges » et les « juifs ». Une dictature qui a fait au bas mot 30000 victimes de « disparitions ».



Et Jean-Luc Mélenchon de son côté conclut : « De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d'un point de vue spirituel ? Ce n'est pas mon affaire dans la sphère publique. »

...FRANCOIS 1° est un jésuite ultra-conservateur , voilà une réalité en totale contradiction avec l'image de "pape des pauvres" présentée dans tous les médias ! LA RELIGION RESTE BIEN L'OPIUM DES PEUPLES .

Japon : Fukushima ....déjà 2 ans !

fukus

2ème anniversaire de Fukushima: les Japonais dans la rue

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce week-end dans tout le Japon pour exiger l'abandon rapide de l'énergie nucléaire. La date est importante, demain lundi sera le deuxième anniversaire des séisme et Tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011, évènements qui ont fait près de 19000 victimes.



A Tokyo, les manifestations ont duré deux jours. Les manifestants se sont rassemblés dans un grand parc du centre pour écouter des concerts ou des discours sonorisés grâce à de l'électricité solaire. Ils ont ensuite défilé en direction du Parlement, en passant par le quartier des ministères, dans le but de remettre une pétition aux députés demandant au Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis les législatives de décembre, le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Ils étaient déjà 15000 à défiler dès samedi, la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe.



D'autres manifestations se sont tenues dans la capitale et le reste du pays. Selon les médias locaux, quelque 150 événements étaient prévus au total entre samedi et lundi. Dans de nombreuses communes touchées par le tsunami, les habitants vêtus de noir ont assisté ce dimanche à des cérémonies de commémoration. A Rikuzentakata, où près de 1.600 personnes ont péri et 217 sont portées disparues, le maire Futoshi Toba a réaffirmé son engagement à reconstruire la ville.



"Il devient de plus en plus important pour nous de manifester. Je le fais pour mes enfants. On ne peut pas leur léguer ce chaos que représente l'énergie nucléaire", déclarait à Reuters une Japonaise de 32 ans, mère de deux enfants, venue défiler devant le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie en scandant: "Halte au nucléaire! Protégez nos enfants!" "Les gens et les médias commencent à oublier Fukushima et ce qui s'y est passé".



Le nucléaire au cœur du débat politique



Seuls deux des 50 réacteurs de l'archipel nippon sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l'objet de vérifications de sécurité poussées depuis l'accident de Fukushima. Le redémarrage des autres centrales est un clair enjeu politique. M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d'affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre, avait promis pour sa part d'abandonner l'énergie nucléaire d'ici à la fin des années 2030. "Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires", ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué. Selon un sondage récent, 70% des Japonais sont partisans d'un abandon du nucléaire à terme.



En plus des 19000 morts et disparus, la fusion de réacteurs à la centrale de Fukushima Daiichi, due à la panne du système de refroidissement, a entraîné l'évacuation de 160.000 habitants de la région et la mise en place d'une zone d'exclusion dans un rayon de 20 km autour de la centrale, et a contaminé durablement l'environnement terrestre, atmosphérique et maritime.

L'Union européenne contre le droit des femmes !

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L'Union européenne contre les droits des femmes

Article de la députée européenne Inés Zuber (Parti communiste portugais)

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

On commémore la Journée internationale de la Femme. Il nous revient à nous, communistes, de rappeler que la commémoration de cette journée – proposée il y a 103 années de cela par Clara Zetkin – est historiquement liée au mouvement révolutionnaire, à l'émancipation des travailleuses dans la lutte du prolétariat contre l'exploitation capitaliste. Un événement qui s'est transformé, au fil des ans, en une célébration symbolique de luttes bien plus vastes de toutes les femmes pour leur émancipation économique, sociale et politique....

.... Cette semaine sera même célébrée dans les institutions européennes. Conférences, séminaires, affiches dans les couloirs, déclarations d'intentions, bouquets de fleurs, enfin, beaucoup de marketing autour d'une journée est qui est celle des travailleuses et non de ceux qui remettent en cause leurs droits chaque jour tout en cherchant à se défausser sans gêne de leurs responsabilités.

Le diagnostic partagé

Dans toutes ces initiatives organisées par le Parlement européen ou par la Commission européenne, on fait des diagnostics « alarmistes » sur la difficile situation des femmes en « temps de crise ». Et en analysant des chiffres effectivement préoccupants, tous seront unanimes pour manifester leur inquiétude.

On nous dira que les femmes sont plus sévèrement touchés par les « effets de la crise » Que les femmes sont les plus touchés par la destructions des fonctions sociales d’État. Que ce sont les femmes qui travaillent le plus à temps partiel (dans l'UE, en 2011, quatre fois plus que les hommes) et qu'elles subissent plus les contrats de travail « atypiques », que les politiques de coupes dans les investissements publics, y compris les baisses de salaires et les licenciements, touchent surtout la fonction publique, secteur où, dans l'UE, 70% des travailleurs sont des femmes.

On nous dira que tous ces facteurs ont un impact énorme sur le montant des retraites que les femmes se verront accordées. On nous dira que les coupes dans les aides sociales – comme les coupes dans les allocations familiales au Portugal – affectent le droit des femmes à donner à leurs enfants une vie digne.

On nous dira que la pression sur les familles augmentera les violences domestiques, majoritairement contre les femmes. On nous dira que dans l'UE, 23% de la population (données de 2010) sont sous le seuil de pauvreté et que la paupérisation de la population touche surtout les femmes, notamment les femmes âgées qui vivent seules et celles qui sont à la tête d'une famille mono-parentale.

On nous dira de nombreuses vérités....

Les causes se trouvent dans cette Europe

Ce qu'on ne nous dira pas lors de ces commémorations officielles, c'est que les causes de ce recul de civilisation que les femmes vivent aujourd’hui dans plusieurs pays de l'UE , sont les politiques de droite qui visent à l'accumulation de richesse et des profits entre des mains privées, n'hésitant pas à casser les fonctions sociales de l’État et à appliquer des politiques qui facilitent l'exploitation maximale de la main d’œuvre féminine.

Si ces messieurs qui parlent à la Commission européenne et au Parlement européen ont défendu et mis en pratique l'ingérence étrangère dans notre pays, ils ont également défendu la dérégulation du code du travail, la casse des conventions collectives – un des meilleurs instruments pour combattre les discriminations salariales – ont défendu les baisses de salaires et des aides sociales, les licenciements dans la fonction publique, dont ils admettent que cela touche d'abord les femmes.

Tout cela, au Portugal (comme en Grèce et en Irlande) fait partie des mémorandums qu'ils ont soutenus et qu'ils disent inévitables. Ils défendent, par exemple, le Semestre européen et approuvent ses recommandations pour 2013, ils ont donc approuvé : le « développement des régimes de travail flexibles », la diminution des allocations-chômage et des salaires.

Ce n'est pas nous qui le disons. C'est, tout simplement, écrit. La majorité du Parlement européen a adopté ces recommandations : cette même majorité qui se plaint des conséquences de ce qu'elle a provoqué.

Quelles solutions ?

Pour résoudre ce qu'ils estiment inacceptables, ils proposeront : les mêmes politique d'austérité et de redressement budgétaire mais, cette fois, avec des « préoccupations de genre » de façon à ce que les effets négatifs pour les femmes soient « nuancés ».

Et ils ne feront rien, ensuite, en pratique, pour renforcer les fonctions sociales d’État, renforcer les lois de façon à défendre les droits des femmes et à garantir des salaires dignes pour les travailleuses.

Mais, certainement, les femmes ne laisseront pas faire l'instrumentalisation de cette journée. Elles continueront la lutte et la résistance pour la dignité.

L'austérité , axe stratégique de l'Union européenne !!!

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Déficits: Bruxelles pousse la France vers plus d'austérité !

La Commission européenne a invité le gouvernement français à poursuivre ses efforts de réductions budgétaires et sa réforme du marché du travail après avoir estimé ce vendredi que le déficit public de la France atteindra cette année 3,7% du PIB et que la croissance n'atteindra que 0,1% en 2013.



"Etant donné les risques liés à une dette publique qui a déjà grimpé au-dessus de 90% et le défi de compétitivité très important auquel fait face l'économie française, il faut que la France poursuive (...) les efforts budgétaires et les réformes structurelles pour la croissance et l'emploi", a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. "Il est d'une importance primordiale que la France, qui est la deuxième économie de la zone euro et qui est au coeur de la stabilité de toute la zone, mette en avant les mesures adéquates et convaincantes dans le cadre de ses programmes de stabilité et de réformes à venir", a-t-il conclu.



Chantage de l'assouplissement des 3%



En clair, la Commission européenne presse la France: 1.de couper encore plus franchement dans ses dépenses publiques .

2.de libéraliser un peu plus son marché du travail, après l'accord dit de sécurisation de l'emploi signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC .

3.de bien verser les 20 milliards d'euros promis aux entreprises dans le pacte de compétitivité.



Et si Bruxelles agite une hypothétique carotte - repousser à 2014 l'objectif d'un déficit à 3% sous certaines conditions- elle continue bien de manier la politique du baton de l'austérité.



A la bonne volonté de Bruxelles .......



Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn ne s'en cache d'ailleurs pas. La décision par la Commission européenne d'un éventuel assouplissement du dogme des 3% est assujetti à la présentation par la France de "ses programmes de stabilité et de réformes, qui devraient inclure un examen complet et profond des dépenses publiques."



Ensuite, "si des événements économiques négatifs et inattendus ayant des conséquences défavorables majeures pour les finances publiques se produisaient, alors le Pacte de stabilité et de croissance permettrait de repousser à 2014 l'échéance pour ramener le déficit nettement en dessous de 3%", poursuit Olli Rehn.



Les prévisions pour la France: le déficit public de la France atteindra cette année 3,7% du PIB, loin de l'objectif des 3% imposés par Bruxelles, et sera encore plus important en 2014 à 3,9%, selon les prévisions de la Commission européenne publiées vendredi. Selon Bruxelles, la croissance de la France sera quasiment nulle cette année, à +0,1%, avant de repartir en 2014 avec 1,2%.

François HOLLANDE , qui s'était engagé à "rénégocier" les traités européens tous au service du capital mondialisé, va-t-il une nouvelle fois brader la souveraineté de la France pour obéir aux injonctions du capitalisme ?

BELGIQUE : les syndicats mobilisent contre l'austérité !

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Reportage du PTB (Jonathan Lefebvre) : 40 000 travailleurs en colère à Bruxelles

Les oreilles du gouvernement ont dû siffler ce jeudi. 40 000 personnes des quatre coins du pays se sont retrouvées dans les rues de la capitale pour dire : « Stop au gel des salaires, aux manipulations de l’index, du statut des travailleurs… » Bref, « l’austérité ça suffit ! »

Il est 11h lorsque le cortège se met en route de la gare du Nord. Il fait – 3°. La température monte d’un cran : les travailleurs d’ArcelorMittal Liège et de Ford Genk prennent la tête de la manifestation. « Mittal, arrête ton génocide social » d’un côté, « Ford-toelevering : 10 000 jobs, wat doet de politiek ? » (Ford-sous-traitant : 10 000 jobs, que font les politiciens ?), de l’autre. Mais de côté, il n’en est guère question. Comme l’explique Roger, de la LBC-CNE : « Notre slogan, 1 travailleur=1 travailleur, ne veut pas seulement dire qu’il ne faut pas faire de différence entre employés et ouvriers, mais aussi qu’un travailleur de Flandre du secteur non-marchand=un travailleur de Wallonie du secteur privé. On vit tous la même chose. Notre ennemi est commun. »



Sur les banderoles, les cibles sont clairement identifiées : le gouvernement et le patronat. « C’est la même chose, dit Mohamed, travailleur à la STIB. L’un travaille pour l’autre. » Sur son calicot : « Travailleurs STIB-MIVB, POUR une augmentation des salaires, maintien de l’index, maintien des services publics, POUR une grève générale, si nécessaire ». Quand on lui fait remarquer que les syndicats ne parlent pas (encore ?) de grève générale, il répond, avec un clin d’œil : « Ca peut vite changer… » De fait, peu après la fin de la manifestation, l’idée d’une grève nationale commence à circuler. Yves Hellendorf, secrétaire permanent national de la CNE : « La politique d’austérité crée la crise. S’ils ne le comprennent pas, alors je vous invite le 15 mars à une grève générale ! »



Un concentré du monde du travail



Le long du cortège qui mène à la gare du Midi, on est frappé par la diversité. Hommes, femmes, jeunes, anciens, francophones, néerlandophones, chômeurs, étudiants, infirmières, cheminots… C’est un concentré du monde du travail de Belgique qui se déplace pour dire tout le mal qu’il pense des politiques d’austérité menées par le gouvernement. « Depuis le temps qu’on attend cette manifestation… », s’exclame Roger.

Si la ministre de l’Emploi, Monica De Coninck (sp.a) et le patronat avait parlé d’une « manifestation grise », par rapport à la couleur de cheveux des manifestants, ils ont parlé trop vite. Beaucoup de jeunes se retrouvent dans le cortège. « Cela fait bizarre, je ne suis pas habituée. C’est ma première manifestation. Je travaille dans le secteur de la santé depuis quelques mois. D’habitude, je regardais les manifestations à la télévision le soir, mais je ne me sentais pas très concernée. Je ne m’imaginais pas être dedans un jour. Mais là, c’est trop. Dans l’hôpital où je travaille, les plus anciennes infirmières me disent qu’elles n’ont jamais connu ça. Quand mes collègues ont demandé qui voulait y aller, je n’ai pas hésité. Et, à part les pétards un peu trop bruyants (sourire), je ne regrette pas du tout ! », explique Fatima, 24 ans.



Maude, 18 ans, étudiante dans le secondaire à Bruxelles, est venue avec ses amies : « Quand on a dit à notre directrice que l’on voulait aller à la manifestation, elle nous a dit que la crise ne nous touchait pas. Mais quand je vois le nombre de copains qui doivent trouver un boulot d’étudiant sur le côté… »



Paul, la quarantaine, est, lui, venu pour une autre raison. « Je suis chômeur depuis quelques mois. Je ne comptais pas venir au début. Mais quand j’ai lu la presse ces derniers jours, je me suis décidé. Je n’ai lu que des articles qui expliquaient pourquoi c’était inutile de faire des actions syndicales, qu’il fallait être responsable, que cela ne changerait rien. Eh bien si ! Et je suis venu pour dire, justement, qu’on peut faire changer les choses ! »



Karel Stessens, président fédéral de la CGSP-ACOD : « « Les services publics doivent se débrouiller avec de moins en moins de personnel. Les nouveaux doivent accepter des conditions de travail impossibles. Mais les pouvoirs publics se tirent par là une balle dans le pied, parce qu’un secteur public qui fonctionne bien est une bonne clé de redistribution des richesses. »



« Cela fait déjà longtemps que nous sensibilisons aux dangers du modèle allemand et de ses mini-jobs, temps partiel et énormément d’intérim. Les employeurs abusent de la situation. Qu’offrent-ils en compensation de ces exigences de flexibilité ? » se demande de son côté Marijke Persoone, secrétaire générale adjointe LBC-CNE.



Paix sociale compromise



Il est 12h30 lorsque le cortège arrive à la gare du Midi. Il neige. Les leaders syndicaux se succèdent à la tribune. Après Marc Leemans (CSC), Anne Demelenne (FGTB) prend le micro. « Le gouvernement ne doit pas se tromper de cible. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. L’argent de nos impôts sert à remplir les poches de Mittal, avec les intérêts notionnels. Messieurs et mesdames les ministres, prenez la mesure des choses. Prenez des mesures où la paix sociale est compromise. »

Dans les rangs des manifestants, de paix sociale, il n’en pas été vraiment question. « J’espère qu’on va remettre ça bientôt ! », glisse un manifestant lors des discours.



A noter que, pendant que les manifestants dénonçaient la politique du gouvernement, Paul Magnette (président du PS) et son homologue du sp.a, Bruno Tobback, appelaient les syndicats à « faire preuve d’honnêteté en reconnaissant les actions de résistance de leur parti au gouvernement ». Ce jeudi, 40 000 personnes ont répondu : « Comment osent-ils ? »

Vers un référendum sur la sortie de l'Europe en Grande-Bretagne ?

euro12 Que le véritable combat contre l'UE commence ! »

Éditorial publié dans le quotidien communiste britannique le Morning Star

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

David Cameron se trouve pris dans un sacré étau. Piégé entre ses amis millionnaires qui adorent les politiques de l'UE pro-patronales et les attaques contre les travailleurs, et de l'autre la droite raciste de son parti qui détestent une UE qu'ils analysent à l'aune de leur nationalisme aveugle.

Guère étonnant qu'il en soit réduit à se tortiller, se contorsionner et à finasser sur la question, avec la promesse d'un référendum dans les cinq années à venir.

C'est une promesse qu'il a aucunement l'intention de réaliser – mais il n'aura certainement à la respecter vu que les Tories (Parti conservateur) sont bien partis pour perdre le scrutin de 2015.

Les divisions autour de l'UE ont paralysé le gouvernement de John Major dans les années 1990. Ce serait une très bonne nouvelle si la guerre de Cameron et George Osborne (ministre de l’Économie) contre les travailleurs étaient de la même façon paralysée par des luttes intestines.

Mais du côté des bancs de l'opposition, il n'y a guère à attendre d'un gouvernement travailliste.

La déclaration d'Ed Miliband, secrétaire du Labour, selon laquelle « nous ne voulons pas d'un référendum sur la sortie de l'UE »confirme, qu'au-delà de quelques postures conjoncturelles de gauche, sa vision pour le Labour est fondamentalement la même que ce néo-libéralisme totalement discrédité, adopté auparavant par Gordon Brown et Tony Blair.

Rien à espérer d'une alternance travailliste pro-européenne

Nous ne pouvons rien espérer d'un gouvernement Miliband qui se range du côté de l'Union européenne. Rien d'une austérité mise en œuvre avec l'UE. Rien de privatisations mises en œuvre avec l'UE. Rien d'attaques contre les droits des travailleurs mises en œuvre avec l'UE. Rien d'une transformation de nos forces militaires intégrées encore plus dans l'OTAN, tout cela dans le cadre de l'UE.




Et certainement rien du déficit démocratique de l'UE. Ce bloc n'a cessé de resserrer l'étau sur les gouvernements nationaux afin de s'ingérer dans leurs affaires. Ses responsables non-élus se sont arrogé de plus en plus de pouvoir et dictent les politiques nationales.




Sa guerre contre la démocratie est allé jusqu'à imposer des leaders « technocratiques » à l'Italie et en Grèce avec comme ordre de renforcer l'austérité par tous les moyens nécessaires.




Ni les Tories ni le Labour, ni les malheureux Libéraux-démocrates, ne désirent réellement nous donner une opportunité d'avoir notre mot à dire sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à cet machine supra-nationale belliciste, anti-démocratique et servant les intérêts du grand capital.




L'appartenance à l'Union européenne est trop importante pour l'abandonner à la droite conservatrice ou à l'UKIP (Parti pour l'indépendance du Royaume-uni – scission du Parti conservateur euro-sceptique), qui se trouvent du bon côté du débat pour toutes les mauvaises raisons possibles.







La vraie ligne de fracture : Grande-Bretagne capitaliste (national, européen ou mondial) ou socialiste mais libérée du carcan de l'UE ?




Socialistes et syndicalistes doivent oser pousser pour le retrait de l'UE. Nous ne devons pas les laisser nous faire chasser du champ de bataille par des critiques qui essaient d'amalgamer les Eurosceptiques comme des racistes ou des extrémistes faisant le jeu de l'UKIP.




Nous pouvons gagner la bataille pour le retrait de l'UE basée sur l'espoir et non sur la peur. Un plan pour un monde meilleur, et non pour un repli vers le rêve d'une « Petite Angleterre ».




Si le Labour de Miliband n'offre pas cette vision, alors c'est à nous de faire pression depuis la base. La campagne « People's Pledge », pour un référendum sur la sortie de l'UE, a déjà enregistré un nombre remarquable de signatures et la dynamique ne fera que s'amplifier au cours de l'année 2013.




Un référendum sur l'appartenance à l'UE est fondamentalement un référendum sur le type de Grande-Bretagne que nous voulons et qui devrait être à sa tête.




Les trois principaux partis veulent une Grande-Bretagne capitaliste dirigée par l’élite mondialisée. La droite conservatrice et l'UKIP veulent une Grande-Bretagne capitaliste dirigée par l'élite britannique.




Nous voulons une Grande-Bretagne gouvernée par le peuple britannique. Nous voulons une Grande-Bretagne socialiste – et cela ne sera pas possible tant que nous ne serons pas libérés de l'emprise des banquiers bruxellois.

MALI : une vraie "fausse" guerre ??????

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Depuis 3 semaines , tous les médias nous abreuvent de vraies fausses nouvelles sur le Mali ! cette manipulation de l'opinion devient inopérante : qui peut croire à une guerre sans victimes , ni militaires , ni civiles De qui se moque-t-on ? les "terroristes" se sont volatilisés dans le désert ? les militaires et les avions français sont en première ligne ...contre des moulins à vent ??

Le président Hollande est-il le Don Quichotte du Mali s'agit-il d'une vaste opération de politique intérieure ...pour regagner quelques points provisoires dans l'opinion ! ??

EXIGEONS DES INFORMATIONS REELLES SUR LA SITUATION OBJECTIVE DU MALI ! La démocratie s'en portera mieux !

Allemagne : Die Linke en chute libre , faute de stratégie claire !!

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Elections en Basse-Saxe : Die Linke continue sa chute en perdant plus de la moitié de ses voix et tous ses élus




Article EDT pour http://vivelepcf.fr/ et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Des élections régionales avaient lieu le 20 janvier 2013 dans l’importante région de Basse-Saxe en Allemagne occidentale, 8 millions d’habitants, où se trouvent notamment les principales usines de Volkswagen.

La coalition au pouvoir nationalement, conservateurs (CDU) et libéraux (FDP), se tient relativement bien, à 45,9% des voix. Elle perd 4,5% et la présidence de la région à un siège près. Mais il n’y a pas de vote sanction.

La coalition d’alternance, sociaux-démocrates (SPD) et Verts, progresse de 8% et prend un léger avantage à 46,3%. Les Verts, +5,7% à 13,7% des voix, profitent particulièrement des débats sur les déchets nucléaires.

92% des suffrages exprimés se sont ainsi portés sur les partis du consensus antisocial qui, alternativement, se sont appliqués nationalement et régionalement à diminuer les salaires et la protection sociale, à diriger l’argent public vers les grands trusts, à faire payer des investissements « écologiques » par les usagers au plus haut prix, à réduire l’offre de service public, notamment l’école…

Ce constat, en Allemagne comme ailleurs, est consternant et appelle la réflexion des progressistes.

En 2013, l’abstention est à peine moins faible qu’en 2008, 40%. C’est une donnée durable : Une grande partie de la classe ouvrière et des catégories les plus pauvres ne se sentent pas concernés par les élections.

L’autre fait marquant du scrutin est l’effondrement du Parti de la gauche, die Linke, le Front de gauche allemand. Il passe de 7,1% en 2008 à 3,1% en 2013 et perd toute sa représentation. Son électorat s’est volatilisé dans toutes les circonscriptions. Le feu de paille n’a pas duré. L’absence de perspective alternative a été sanctionnée.

Aujourd’hui, la droite est au pouvoir seule à Berlin, sans les sociaux-démocrates comme en 2008. Die Linke ne joue plus le rôle de réceptacle électoral, à gauche du SPD, d’autant moins que sa direction défend comme perspective une participation à une coalition avec les sociaux-démocrates et les Verts pour les « tirer à gauche ». Ceux qui se résignent à l’alternance social-démocrate ont voté directement SPD, les autres se sont abstenus. Pour les problématiques « sociétales » d’accompagnement, les Verts sont des porte-paroles plus efficaces que Die Linke.

Moins que jamais, Die Linke représente une alternative de résistance au système.

En Basse-Saxe, ses responsables se sont associés dès 2008 à la campagne de dénigrement anti-communiste visant la seule élue régionale du Parti communiste allemand, Christel Wegner (DKP). Le conformisme anticommuniste ne paie pas non plus.

Pas plus que l’imagerie gauchiste. Dans les toutes dernières semaines, Die Linke a parachuté Sarah Wagenknecht comme tête d’affiche en Basse-Saxe. L’arrivée de la médiatique conférencière, alibi de gauche « communiste » depuis 20 ans à tous les reniements réformiste de Die Linke, n’a visiblement pas touché l’électorat populaire.

Communistes français, nous assurons nos camarades du DKP et Christel Wegner particulièrement de tout notre soutien dans leur action dans les syndicats et les luttes en Basse-Saxe. Nous attirons une nouvelle fois l’attention sur la gravité pour les travailleurs et le mouvement révolutionnaire de la ligne du Parti de la gauche européenne et de ses avatars nationaux, en Allemagne comme en France.

MALI : quelle connerie la guerre !

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Condamnons l’état de guerre, exigeons l’état de Paix !

"Le gouvernement français a décidé une intervention militaire au Mali ce vendredi 11 janvier, sans consultation du Parlement.

Le Mouvement de la Paix refuse l’argumentaire permanent du caractère inéluctable des interventions militaires. Celui-ci place les citoyens devant une politique du fait accompli, induit par l’urgence d’une situation pour laquelle la communauté internationale ne s’est pas dotée des moyens de prévention nécessaires.

Le Mouvement de la Paix exprime toute sa solidarité avec le peuple malien qui souffre depuis plusieurs mois d’inacceptables violences perpétrées par des groupes armés se réclamant de l’islam radical.

L’histoire récente démontre clairement que rajouter la guerre à la guerre n’apporte aucune solution à un quelconque conflit. L’exemple libyen, grandement responsable de l’actuelle situation au Mali, oblige la France et la communauté internationale à repenser leurs stratégies, en vue de réellement protéger les populations.

Les interventions militaires extérieures ont des effets directs sur la population française, prise en otage par l’instauration d’un climat de peur permanente de l’ennemi invisible, et donnant lieu au maintien et au renforcement du plan Vigipirate avec le dévoiement continuel de la présence de l’armée sur le territoire impliquant une situation de guerre sans fin.

Pour le Mouvement de la Paix, l’urgence absolue est de permettre le déploiement d’une force d’interposition internationale mandatée par les Nations unies pour mettre fin aux conquêtes des groupes armés et protéger les populations civiles en proie à la terreur des combats."

Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 13 janvier 2013

Rappelons les mensonges permanents des médias et de nos gouvernants pour faire accepter les guerres par les opinions publiques : ainsi , les "djihadistes" sont des "terroristes" au Mali ...alors que les mêmes "djihadistes" sont des "libérateurs" en Syrie .... dans les deux cas de figure , ce sont bien des intégristes religieux - transformés en mercenaires d'un camp ou d'un autre , selon les intérêts du capital mondialisé ...et financés par les monarchies pétrolières du Moyen Orient !! LA RELIGION , C'EST L'OPIUM DES PEUPLES .

MALI : non à la guerre et au terrorisme médiatique de la politique du mensonge !

mali

Ce que nous avons redouté depuis quelques mois, hélas, est enclenché. Quand un gouvernement est en chute libre dans l’opinion parce que sa politique d’austérité condamne le pays à la récession, à l’aggravation du chômage, il peut choisir de mener une guerre à l’extérieur sous des prétextes « humanitaires », pour se refaire ainsi une popularité.

Depuis hier, les forces françaises sont engagées au Mali, dans une guerre pour le Sahara et ses richesses qui risque de durer autant que celle menée par l’Occident en Afghanistan.

Le prétexte de l’engagement est de stopper l’avancée vers le sud des groupes intégristes qui occupent le Nord Saharien, à la demande d’un gouvernement malien désemparé – prétexte d’autant plus fallacieux que les intégristes du Nord-Mali sont financés et armés par les monarchies du Golfe, alliées de la France.

En fait, l’intervention française ne se fixe pas de limites dans le temps ni dans l’espace, et ses responsables ne cachent pas leur volonté de conquérir le Nord-Mali, espace désertique grand plusieurs fois comme la France.

Ils font état du soutien de la « communauté internationale », et les grands médias français de service public et privés emboîtent le pas, en cachant la réalité : Les USA soutiennent certes la guerre française, et les dirigeants pro-occidentaux de la CEDEAO aussi, bien contents que la France agisse à leur place.

Mais une bonne partie des pays africains riverains y sont opposés (Algérie, Sénégal, etc.). Bien des pays européens sont réticents, et les pays les plus peuplés du globe encore plus (Chine, Russie, Inde, Brésil, etc.).

A l’inverse de ce que matraquent nos télévisions, porte-voix de l’impérialisme occidental, la France est isolée en cette affaire, et s’engage dans un bourbier guerrier pour de longues années, avec des résultats aussi négatifs qu’en Irak ou Afghanistan. Cela se double déjà d’opérations aventurières en Somalie, et pourquoi pas au Moyen-Orient !

Hollande, qui se disait disciple de Jaurès, restera-t-il dans l’histoire comme le Président qui a parrainé la destruction de l’industrie française, et transformé notre pays en machine de guerre, dans la foulée de Sarkozy ?

Collectif communiste

Rappelons que parmi ses 60 engagements électoraux , le candidat Hollande écrivait : "je romprai avec la "françafrique" ...... un reniement de plus ! la politique du mensonge de Sarkozy a fait des émules : quelle honte .

Faut-il sauver l'euro , instrument de domination du capital européen ????

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Un article intéressant d'un député communiste portugais :

« Sauver l'Euro » : pour sauver le capitalisme

Article de João Ferreira* pour Avante, organe du Parti communiste portugais

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Nous savions déjà que l'adhésion à la monnaie unique avait correspondu au Portugal à une décennie de stagnation sur le plan économique. Sur le plan social, le nombre de chômeurs nous aide à compléter le tableau : entre 2001 et 2013, le nombre de chômeurs dans notre pays avait augmenté de 147% (dans la zone euro, en moyenne, l'augmentation fut de 49%).

Selon les chiffres publiés la semaine dernière par Eurostat, entre 1999 et 2001, le PIB par tête au Portugal est passé de 81 à 77% de la moyenne de l'Union européenne (UE). Les chiffres, disponibles pour les 27 pays membres, correspondent à la richesse produite par habitant sur chaque territoire, corrigés des différences de prix enregistrées dans chaque pays.

Depuis l'entrée dans l'euro jusqu'en 2011, le Portugal ne s'est pas seulement éloigné de la moyenne de l'UE, comme c'est le lot des pays qui se trouvaient en-dessous de la moyenne européenne en termes de PIB par tête, mais c'est celui qui a connu la chute la plus importante. Les grecs, qui connurent une chute comparable de quatre points en 2011, se situaient ainsi à 79%, soit deux points au-desssus du Portugal.

Autre indicateur, celui de la consommation par tête – qui traduit d'une certaine façon le niveau de vie des ménages – a également connu une chute de 84 à 81% par rapport à la moyenne de l'UE, entre 1999 et 2011.

Ces chiffres ne font que confirmer (si cela était nécessaire) les résultats désastreux de l'adhésion du Portugal à la monnaie unique. Des résultats que le PCP, on ne le répétèra jamais assez, avait prévu et contre lesquels il avait mis en garde.

Mais ces chiffres confirment également le mensonge de l'Europe sur la solidarité et la cohésion, dévoilant, au contraire, la vérité nue et crue sur cette fracture au coeur de l'Europe. Les pays qui en 1999 avaient un PIB par tête supérieur à la moyenne de l'UE sont les mêmes qui en 2011 se trouvent encore au-dessus de la moyenne de l'UE. Mais la différence entre le haut de la liste (Luxembourg) et le fond du panier (où se trouve la Bulgarie) s'est creusée, passant de 221 à 225 points de pourcentage.

Curiosité : des pays non-membres de la zone euro, à l'exception du Danemark et du Royaume-uni, tous les autres ont connu une augmentation de leur PIB par tête par rapport à la moyenne de l'UE, alors que parmi les pays de la zone euro, sept ont connu une évolution négative – Autriche, Belgique, Finlande, France, Italie et Portugal. Des chiffres qui nous conduisent inévitablement à nous souvenir des promesses, faites à la fin du siècle dernier, selon lesquelles l'euro serait un « bouclier contre la crise ».

MONNAIE DU CAPITAL





En guise de bilan, les chiffres désormais publiés par Eurostat viennent compléter les chiffres et prévisions de la Commission européenne, qui montrent bien à qui a profité l'euro (démontrant bien sa nature de classe). Entre 2001 et 2013, en moyenne, les profits ont connu une croissance cinq fois plus élevée que celle des salaires dans la zone euro. Au Portugal, la différence s'est creusée : les profits ont connu une croissance 26 fois supérieure à celle des salaires.

A la lumière de ce bilan fondamental, on perçoit plus nettement le sens des appels insistants à « sauver l'euro », pour raffermir l' « édifice de la monnaie unique », renforcer et approfondir l'Union économique et monétaire (UEM). Le mal, nous disent-ils aujourd'hui, ne vient pas de ce qui a été fait, mais au contraire ce qui n'a pas été fait.

Ces appels au salut, partant de milieux très différents, de la droite à la social-démocratie, en passant par la « gauche européiste », servent au bout du compte, les mêmes intérêts. Ce qui aide peut-être à comprendre les votes en session plénière de Novembre au Parlement européen.

On votait alors un rapport sur l'approfondissement de l'UEM. Un amendement au rapport, présenté par les députés du PCP et signé par d'autres députés du Groupe de la gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, proposait de remplacer le texte « considère nécessaire de placer la gouvernance de l'UEM dans le cadre institutionnel de l'Union, ce qui est une condition préalable pour assurer son efficacité et combler le hiatus politique actuel entre les politiques nationales et les politiques européennes » par un autre, allant dans l'autre sens et clarifiant les choses : « considère important de préserver la démocratie et d'assurer la participation effective des citoyens, ce qui suppose la défense de la souveraineté nationale et l’exercice plein, de la part des institutions nationales, du rôle qui leur incombe, au lieu de leur dévalorisation ou du transfert de leurs compétences aux institutions supra-nationales de l'UE, notamment, par un renforcement du droit des parlements nationaux à décider des politiques de l'UE. »

Le résultat du vote fut le suivant : pour – PCP ; contre – PS, PSD, CDS ; abstention : Bloc de gauche.

Instructif.

Nationalisation de l'électricité en Bolivie !

bolivieedf Les nationalisations toujours à l'ordre du jour en Amérique latine : la Bolivie prend le contrôle de la distribution de l'électricité

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les nationalisations sont bien à l'ordre du jour en Amérique latine : après le pétrole argentin, le réseau électrique bolivien plus tôt dans l'année, le gouvernement d'Evo Morales a décidé cette fois de poursuivre sa politique de nationalisation avec la distribution de l'électricité.

Un cadeau de fin d'année pour le peuple bolivien. Le président Evo Morales a annoncé ce samedi 29 décembre la nationalisation de Electropaz et ELFEO, deux filiales de l'entreprise espagnole Iberdrola, chargées de la distribution de l'électricité dans les départements de La Paz et Oruro.

Derrière cette mesure, un impératif de service public : « Nous avons été contraints de prendre cette mesure pour que les tarifs du service électrique soient équitables dans les départements de la Paz et Oruro, et que la qualité du service électrique soit uniforme dans les espaces ruraux et urbains », a justifié Evo Morales.

Il s'agit de garantir « le droit humain des citoyens qui vivent dans les espaces ruraux, en n'amputant pas leur niveau de vie », ajoute le président bolivien.

A l'heure actuelle, un usager à La Paz paie 7 centimes le kilowatt/heure contre 17 centimes pour un usager situé en zone rurale, plus du double.

Selon le décret 1448 signé par le président, toutes les actions détenues par Iberdrola dans les deux entreprises, soit 90% de Electropaz et ELFEO, passent entre les mains de l'Entreprise nationale d'électricité (ENDE) contrôlée par l’État.

Cette dernière mesure s'inscrit dans une longue liste de nationalisations : gaz en 2006, télécoms en 2008, plusieurs gisements de minerais ou champs pétroliers, enfin la distribution de l'électricité en mai 2012.

Cette nationalisation constitue toutefois une première. Alors que tous les décrets antérieurs concernaient des anciennes entreprises publiques privatisées, pour la première fois Evo Morales nationalise une entreprise qui n'a jamais été publique.

Le gouvernement espagnol, à l'agonie financièrement et soumis aux diktats de l'Union européenne, a regretté la décision du gouvernement et exigé une indemnisation « juste ».

Aucune déclaration syndicale à l'heure actuelle, du côté de l'UGT et des Commissions ouvrières. En mai dernier, les deux syndicats majoritaires avaient condamné la décision du gouvernement socialiste bolivien et soutenu leur gouvernement de droite, ainsi que le patronat espagnol.

La politique de nationalisations mais aussi l'avancée de l'âge de départ à la retraite et ses politiques sociales emportent l'adhésion d'une majorité de Boliviens. Selon un récent sondage réalisé par IPSOS, 55% des boliviens soutiennent Evo Morales.

Selon l'agence de l'ONU, la CEPAL (Comission économique pour l'Amérique latine), les résultats de la politique sociale d'Evo Morales sont incontestables : la pauvreté a été réduite de 61 à 49% entre 2007 et 2011, la pauvreté extrême de 34 à 25%.

Mais les résultats de cette politique sont précaires. S'appuyant sur son fief sécessionniste de Santa Cruz, sur le soutien des Etats-unis et jouant des contradictions internes du « bloc social et politique » gouvernemental, la bourgeoisie bolivienne tente d'inverser le processus révolutionnaire.

Les luttes se développent dans tous les secteurs pour approfondir le processus révolutionnaire : indigènes pour le respect de leur terres, travailleurs de la santé pour leurs conditions de travail, mineurs récemment pour exiger la nationalisation des puits d'étain de Colquiri.

Si les six années de gouvernement d'Evo Morales ont permis d’inverser le rapport de force en faveur des travailleurs, l'économie reste encore largement entre les mains du privé. La tentation d'un « capitalisme andin » n'est toujours pas évacuée.

Soutenues par le peuple bolivien, ces nationalisations vont toutefois dans le bon sens. Elles créent les bases d'une démocratie sociale, condition préalable de la transition vers le socialisme.

Au moment où l'Europe en pleine crise tourne le dos aux nationalisations, ou s'en saisit comme moyen de renflouer la grande industrie et les banques, les gouvernements progressistes montrent une autre voie : sortir de la crise par des mesures de rupture avec le système capitaliste, par la construction du socialisme.

Traité de Maastricht , dette et austérité !

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« Le traité de Maastricht est à l'origine de nos problèmes actuels : sortons-en au plus vite ! »




Article de Juan Torres Lopez, professeur de théorie économique à l'Université de Séville




Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/







Curieux que peu se souviennent aujourd'hui du Traité de Maastricht, quand là se trouve l'origine des problèmes que connaît aujourd'hui l'Union européenne. Sur la base de tellement de mensonges, on a fait croire aux gens que ce qui arrive aux pays qui subissent des perturbations majeures, est dû à des dépenses publiques sociales trop élevées et que cela a conduit la dette publique à des niveaux insoutenables, déduisant de tout cela la nécessité de mettre en œuvre des politiques d'austérité reposant sur la réduction des droits et des prestations sociales. La réalité est tout autre : ce qui a véritablement fait croître la dette publique (au-delà de l'impact plus récent de la crise financière internationale et la baisse consécutive des recettes de l’État), ce n'est pas l'augmentation des dépenses publiques primaires (c'est-à-dire, celles associées aux dépenses courantes ou d'investissement), mais celle consacrée à payer les intérêts et l'endettement nécessaire pour faire face à la dette accumulée.




On estime que les États européens paient aux banques privées près de 350 milliards d'euros par an en intérêts, depuis qu'ils ont cessé d'être financés par les anciennes banques centrales et plus tard par la Banque centrale européenne. Voilà le vrai boulet qui grève les économies européennes, plutôt que le poids insupportable, comme on veut nous le faire croire, de l’État social. Nous ne pouvons nous lasser de répéter que, si le solde primaire de l’État espagnol avait été financé depuis 1989 par un taux d'intérêt d'1% par une banque centrale (comme cela serait logique), le poids de la dette publique espagnole serait désormais de 14% du PIB et non de 87% comme c'est le cas actuellement. C'est une démonstration claire que ce sont les intérêts financiers et non les dépenses sociales qui sont véritablement à l'origine de la dette combattue en remettant en cause les droits et la démocratie.




On oublie que ce fut l'article 104 du Traité de Maastricht qui a institué l'interdiction aux Banques centrales de financer les gouvernements. Une condition tout à fait absurde du point de vue économique et financier, qui ne bénéficie qu'aux banques privées, lesquelles ont pu mettre sur pied un business aux dimensions astronomiques : il est facile de calculer que, par conséquent,les banques européennes ont reçu gracieusement 7000 MILLIARDS d'euros depuis qu'a été ratifié le Traité de Maastricht, en INTERETS . Un argent qui par ailleurs, au lieu d'être destiné au financement du développement productif européen est allé alimenter la spéculation financière, la formation des bulles, qui en éclatant ont détruit des économies entières et les comptes en milliards que les banques européennes conservent dans les paradis fiscaux, utilisés pour financer tous les types de crimes et de délits, le trafic d'armes, d'êtres humains, de drogue et la corruption politique.




Pour rendre tout cela possible, le Traité a mis en place une autre mesure manquant tout autant de fondement scientifique : l'indépendance de la Banque centrale qui, en réalité, a été tout simplement la procédure optimale pour agir librement au service des banques privées. La preuve de cela, la gestion des banques centrales qui, depuis qu'elles sont indépendantes, a été la plus catastrophique de toute leur histoire, ayant produit le plus grand nombre de crises financières et les épisodes les plus graves d'instabilité monétaire. Alors oui, il s'agit de la plus grande redistribution de revenus en faveur des puissants, grâce à une politique de taux d'intérêt et la gestion de la quantité de monnaie en circulation.




Avec autant de faveurs pour les banques privées, le Traité de Maastricht est la cause originelle, qui entrave les États européens dans la mise en œuvre de leurs propres politiques économiques. C'est à partir de Maastricht que l'on se retrouve impuissant à contrôler la situation que l'on subit.




En outre, c'est toujours ce Traité qui a institué pour la première fois des règles tout aussi absurdes de convergence nominale, dont le temps a démontré qu'elles étaient complètement inutiles pour atteindre l'équilibre et l'harmonie que nécessaire à une union monétaire pour fonctionner correctement, sans créer plus de problèmes qu'elles n'en résout. Ou cette stabilité des comptes, si peu fondée et justifiée d'un point de vue scientifique, qui n'a pas été respectée près de 140 fois par plusieurs États. Et dont toute la perversion se révèle tout simplement en nous demandant dans quelle situation nous serions aujourd'hui, si les pays les plus avancés du monde avaient été sujets à de telles normes de stabilité des comptes pendant 100 ou 150 ans.




Mais le Traité de Maastricht n'a pas joué seulement un rôle décisif en introduisant ce carcan économique et ces privilèges qui condamnent les peuples d'Europe à la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais aussi dans la manière si anti-démocratique par laquelle il a été ratifié, esquivant tout débat social sur ces aspects essentiels ou pour le dire autrement, en occultant aux citoyens ses conséquences, quitte à le faire adopter par la bande.




Maastricht a donc été le premier avertissement le plus clair que les constructeurs et les bénéficiaires de l'Europe néo-libérale n'avaient pas besoin de la démocratie, mais que c'est tout le contraire, et que donc son démantèlement effectif a commencé avec le Traité.




Le côté positif de Maastricht, c'est qu'il démontre l'origine ILLEGITIME de la dette, que l'on fait injustement porter sur les épaules des peuples européens. Et c'est, ainsi, la première raison pour le répudier dans toute l'Europe, au plus vite.

ISRAEL organise un nouveau massacre à Gaza !

gaza5 Les mots ont leur poids de plomb. Quoi que l’on pense du Hamas, ?et ce n’est pas que du bien, ?la liquidation physique et ciblée ?de son chef militaire, mercredi, porte un nom. C’est un assassinat. La méthode, au reste, est proprement effarante, quand bien même elle n’est pas nouvelle puisqu’elle implique que n’importe quelle cible humaine, dans l’étroite bande de Gaza, peut être exterminée ?à n’importe quel moment par une frappe aérienne. ?Mais cette exécution, à l’évidence, n’avait rien ?d’une simple riposte à des tirs de roquettes des activistes ?du Hamas, quand bien même ils sont réels. C’était ?le premier acte d’une nouvelle opération militaire d’Israël, baptisée «?Pilier de défense?», quatre ans après l’opération «?Plomb durci?», marquée par des centaines de victimes civiles et des destructions innombrables ?du côté palestinien, mais aussi, du côté israélien, ?par une montée significative des partis au pouvoir ?dans les sondages. Pour faire court, «?Pilier de défense?», à deux mois des élections législatives en Israël, pourrait aussi s’appeler bureau de vote.



Mais l’opération israélienne est à ogives multiples. Sans doute le premier ministre, Benyamin Netanyahou, entend ainsi amener les États-Unis à resserrer leurs liens avec Israël, après quelques flottements liés à son choix de Romney. Même chose ?sur la question iranienne, où ses divergences de vue ?avec les États-Unis pourraient s’effacer dès lors que ?ces derniers sont amenés, comme ils l’ont déjà fait, ?à réaffirmer, à la faveur ?de l’opération de Gaza, leur soutien à l’État hébreu, ne pouvant donner l’impression d’être neutres vis-à-vis du Hamas. C’est aussi la même carte que joue Netanyahou, à quelques jours ?de l’Assemblée de l’ONU, le 29?novembre, où sera de nouveau posée la question ?de l’admission de la Palestine au sein des Nations unies avec le statut d’État non-membre, certes limité mais donnant une légitimité à l’Autorité palestinienne. Israël entend faire échec à ce projet, allant jusqu’à dire, par ?la voix de son ministre des Affaires étrangères, que si ?les Palestiniens persistaient, il ferait en sorte que «?l’Autorité palestinienne s’effondre?». C’est la tentative qui est en cours, en se servant une fois de plus du Hamas pour peindre la Palestine en État tolérant le terrorisme ?et en discréditant de ce fait l’Autorité palestinienne.



On pourrait attendre de l’ONU une ferme condamnation d’Israël. Mais déjà, les États-Unis, ?on l’a dit, ont commencé à justifier l’opération militaire, ce qui valide tout autant l’opération politique. L’Europe, avec des déclarations diverses, n’en joue pas moins un double jeu, à l’image de son attitude vis-à-vis des colonies israéliennes dans les territoires occupés. Alors qu’elles sont officiellement condamnées depuis 1980, l’Europe n’en importe pas moins massivement des produits agricoles ?et industriels, dans le même temps qu’elle y investit.



Et la France?? François Hollande avait reçu Mahmoud Abbas en juillet, mais en recevant Benyamin Netanyahou, voici quelques jours, il a fait marche arrière sur l’entrée de la Palestine à l’ONU, estimant qu’elle essayait d’aller chercher à l’ONU «?ce qu’elle n’obtient ?pas par la négociation?». Sauf que toute possibilité ?de négociation est sapée en permanence par la poursuite de la colonisation et, en tout cas, explosée depuis 48?heures par l’agression qu’est «?Pilier de défense?».

Article du journal L'HUMANITE .

LES PEUPLES EUROPEENS CONTRE L'AUSTERITE !

1411

14 novembre :: Journée de grève et d’actions dans 23 pays d’Europe

Le 14 novembre, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à participer à la première Journée européenne d’action et de solidarité pour l’emploi et contre les politiques d’austérité. Cet appel reçoit un écho important. Des actions sont prévues dans 23 pays et, dans 9 d’entre eux, la mobilisation est massive. Le point de la situation (au 8 novembre)

Portugal



Grève générale à l’appel de la grande confédération syndicale portugaise dirigée par Armelio Carlos, appel auquel ses sont ralliées la plupart des centrales de l’UGT-P, dont celle des services publics. Soutien de 200 organisations sociales, réunies dans le Forum social. Armelio Carlos: « Jamais au cours des dernières années il n’y a eu autant d’unanimité et de soutien pour une grève générale qu’à cette occasion. Le 14 novembre, nous montrerons le force de la population : nous pouvons changer ce pays. »



Espagne



Grève générale à l’appel des deux grands syndicats CCOO et UGT sous la direction d’Ignacio Fernandez Toxo (également président de la CES) et de Candido Mendez. Le syndicat plus petit USO participe également. L’action a le soutien de Comeira Social, une plateforme de 150 organisations sociales. Les Comisiones Obreras (confédération syndicale) diffusent massivement un journal qui reprend entre autres 14 arguments pour faire grève.



Italie



Le plus grand syndicat, le CGIL, organise une grève générale de 4 heures dans le secteur privé et de 24 heures dans les services publics et l’enseignement. Des manifestations auront lieu dans les grandes villes. On s’attend à ce que l’appel soit massivement suivi. Le syndicat des travailleurs de la métallurgie FIOM organise une grande manifestation devant le siège de l’usine Fiat Pomiglioano, près de Naples, menacée de fermeture. Le syndicat UIL organise une manifestation à Naples sous les thèmes du chômage des jeunes et du droit à l’enseignement.



Grèce



Après les grèves de cette semaine contre le nouveau plan antisocial d’économies de Samaras, les syndicats grecs organisent une nouvelle grève générale et une grande concentration à Athènes.



Chypre



Divers syndicats appellent à la grève générale.

France



Les cinq grands syndicats (CGT, CFDT, FSU, l’UNSA et Solidaires) en front commun appellent à « une journée de mobilisation interprofessionnelle » avec des manifestations dans (à ce jour) 90 villes.



Lituanie



Grève générale des transports, organisée par LDS Solidarumas.

Malte



Mobilisation par le syndicat maltais UHM. C’est ce 8 novembre qu’il sera décidé s’il y aura aussi ou non grève générale.



Roumanie



Le syndicat national Kartel Alfa organise des manifestations à Bucarest, Timisoara, Craiova, Constanta et d’autres villes, et exige par la même occasion que les conventions collectives de travail soient à nouveau déclarées contraignantes dans ce pays.



Allemagne



La coupole syndicale DGB appelle à des rassemblements dans plusieurs villes sous le mot d’ordre : « La casse sociale, ça ne marche pas. Changement de cap ! » A Berlin, en annexe à la manifestation, un programme culturel et de multiples initiatives de solidarité à la Porte de Brandebourg. Autres actions de la DGB à Frankfort devant le consulat de Grèce à Munich, Würzburg, Hambourg, Wiesbaden et Aix-la-Chapelle. A Brême, un front de la DGB avec des organisations sociales appellent à une manifestation. Grand rassemblement à Stuttgart par IG-Metall.



Slovénie



Le ZSSS organise une manifestation à Ljubljana.

Tchéquie



Manifestation à Prague organisée par le syndicat CMKOS.

Suisse



Manifestation nationale du secteur public à Saint-Gall. Actions de l’UNIA devant les consulats de Grèce, du Portugal, d’Italie et d’Espagne à Genève et Zürich. Action commune de l’UNIA suisse avec ver.di (syndicat allemand du secteur des services) et le GPA (autrichien) à Berne.



Pologne



Les trois grands syndicats OPZZ, Solidarnosc en FZZ organisent des manifestations à Varsovie, Poznan, Gdansk, Katowice et Wroclaw, ainsi qu’une campagne d’information dans les entreprises.



Bulgarie



Dans plusieurs villes, le syndicat Podkrepa appelle à une participation massive à des « forums publics », pour l’emploi et contre la politique européenne d’austérité.



Grande-Bretagne



Manifestation le soir au St. James Park à Londres, organisée par l’Association of Trade Union Councils à Manchester ; les étudiants font des lunch-actions à Oxford et Cambridge, et une action internet du TUC. Actions aussi à Liverpool et Glasgow.



Autriche



Action de solidarité de l’ÖGB à Vienne et dans d’autres villes, durant lesquelles le plus possible de cartes postales de solidarité seront rassemblées à destination des syndicats grecs. Cette action a aussi lieu sur internet.



Pays-Bas



Réunion d’action du FNV construction à Woerden avec intervenants de divers Etats membres européens. Action également à Rotterdam devant le quartier général d’Unilever. Le 14 novembre le FNV ouvre aussi un point-contact pour les « contrats-miettes ».



Luxembourg



Les organisations syndicales LCGB et OGBL font des actions aux portes de nombreuses entreprises en distribuant des tracts.



Lettonie



Actions du mouvement de jeunes du syndicat LBAS.

Danemark



Les trois confédérations syndicales font une action commune à Copenhague. Le syndicat FTF organise un congrès.



Finlande



Actions médias des syndicats SAK, STTK et Akava. Les syndicats iront remettre leurs revendications au commissaire européen Olli Rehn.



Et en Belgique , nombreuses grèves .



La CES appelle également à un rassemblement devant le quartier général de la Commission européenne (Berlaymont), à 12 heures. Des dirigeants syndicaux belges et européens y prendront la parole. LE PRIX NOBEL DE L'AUSTERITE SERA REMIS AUX DIRIGEANTS EUROPEENS !!!!


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