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PORTUGAL : les communistes proposent la sortie de l 'UE et de l'euro !

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Le Parti communiste portugais propose à l’Assemblée la « sortie de l’Euro et la nationalisation des banques »



Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Les communistes portugais ne se posent la question de la sortie de l’euro, mais de comment la préparer. Ils ne se font d’illusions ni sur l’Euro, ni sur le rôle du parlement : y proposer la sortie de l’Euro, c’est une tribune pour les idées communistes, l’occasion de démasquer les faux amis du peuple portugais. A gauche aussi.



Critique depuis sa création d’une monnaie unique perçue justement comme outil d’imposition au Portugal de la casse des acquis démocratiques et sociaux, de paupérisation du peuple portugais, le PCP a longtemps été sceptique sur la faisabilité de la sortie de l’euro.



- Sortir de l’Euro » : une position progressivement adoptée par le PCP.



C’était avant. En décembre 2012, au dernier congrès du PCP, son analyse a été réaffirmée avec force : l’UE n’est pas réformable, comme l’Euro. Depuis, il a organisé plusieurs rencontres avec des économistes du parti ou non pour d’abord poser la question de la sortie de l’euro (mars 2013) puis envisager les conditions de sa sortie (septembre 2014).



En septembre 2014, les trois députés européens du PCP ont officiellement manifesté leur position consistant en une préparation du pays à la sortie de l’Euro, au vu de l’incompatibilité entre le maintien dans l’euro et la concrétisation d’une politique alternative et de gauche.



Ils se sont engagés à porter cette position à Bruxelles, à Strasbourg, au Parlement européen.



Le PCP a franchi une nouvelle étape le mois dernier. Le 15 octobre, le député Paulo Sá a proposé un projet de résolution à l’Assemblée de la République, en trois points : « renégociation de la dette, préparation de la sortie de l’euro et contrôle public des banques ».



Renégocier la dette, sortir de l’euro, nationaliser les banques.



Renégocier la dette ? Oui, dans ses « délais, taux et montants » pour Paulo Sá car la « dette devient impayable » et surtout « plus on paye, et plus on doit ». Les intérêts s’élèvent à 7,7 milliards d’euros en 2014, 60 % de plus qu’en 2011. La dette a augmenté de 54 milliards d’euros en 3 ans !



Sortir de l’euro ? Clairement. Il s’agit de « se libérer de la soumission à la monnaie unique, de retrouver sa souveraineté monétaire, que le pays se prépare à cette nouvelle réalité ».



Après avoir rappelé les avantages économiques de la sortie, le député rappelle tout ce qu’a signifié l’Euro pour le Portugal : destruction de l’apparel productif, endettement externe, baisse des salaires, privatisation des entreprises.



« Il est impératif de libérer le Portugal de la contrainte de l’Euro », bien que le député évoque ensuite plusieurs scénarios – dont celui de la dissolution concertée, ou de la sortie unilatérale subie ou voulue –, le pays doit être prêt.



Nationalisation des banques ? Une évidence quand « les banques privées, reconstituées à partir des privatisations du secteur public, ne servent pas les travailleurs, les populations, les entreprises, les producteurs, l’économie nationale et le pays ».



Refuser la proposition du PCP, c’est « défendre un secteur bancaire qui continue à engraisser les profits des actionnaires, des spéculateurs, de quelques familles ».



Le PCP cite le cas des scandales financiers récents, dont celui de la Banque Espirito Santo, renflouée à coups de milliards par l’Etat portugais !



Une bombe dans l’hémicycle rejetée par la droite et le PS.



Ce projet de résolution a été reçu comme une bombe dans l’hémicycle. Il a rencontré l’hostilité de la majorité de l’Assemblée, alors qu’il bénéficie du soutien de la majorité du peuple portugais.



Tel est la mission que le PCP confie à ses parlementaires. Point de « crétinisme parlementaire », d’illusion sur le fait de « pouvoir peser à gauche ». Le Parlement est une tribune pour déclarer la guerre au consensus dominant, l’occasion de révéler la contradiction entre les partis défendant le système et la volonté du peuple.



Sans surprise, on a retrouvé un vote unanime de la « troika », donc de la droite représentée par le PSD (Parti social-démocrate), le CDS (Centre démocratique et social), de la « gauche » incarnée par le Parti socialiste. Un vote contre les trois propositions, donc pour le maintien dans l’euro et des banques privées.



Le Bloc de gauche refuse de voter la sortie de l’Euro !



Plus éclairant, le vote du Bloc de gauche – soutenu par le PGE (Parti de la gauche européenne) – qui a voté la proposition du PCP sur la renégociation de la dette et sur le retour des banques dans le giron public.



Par contre, le Bloc de gauche a refusé de voter le projet de résolution, pourtant prudent, pour « préparer le Portugal à la sortie de l’Euro ». Le Bloc s’est abstenu.



La question européenne est une des questions qui fait le clivage entre le Bloc et le PCP : le Bloc de gauche a toujours été un parti pro-européen, défendant l’Euro et l’UE, même au nom d’une hypothétique « Europe sociale » à inventer.



D’autres questions séparent les deux partis : les alliances avec le PS, fréquentes pour le Bloc au niveau local, possibles au niveau national comme aux dernières présidentielles, où il s’est rallié dès le premier tour derrière le candidat PS !



Ou encore la question de classe, secondaire pour le Bloc de gauche qui mise plus sur les questions sociétales, tandis que le PCP – avec le syndicat CGTP, dirigé par un responsable communiste – met la priorité sur la lutte de classes, contre la politique anti-sociale du pouvoir.



Les communistes à 13 %, le Bloc à 4 % : la clarté paye !



Les Portugais ont fait leur choix. Longtemps au coude-à-coude dans les sondages, les urnes, depuis deux ans, c’est la Grande divergence en pleine crise de l’euro et de l’UE : en 2009 le Bloc et le PCP étaient au même niveau aux européennes, avec 11 % des voix.



En 2014, le PCP a réalisé son meilleur score depuis 20 ans, avec 13 % des voix. Le Bloc s’est lui écroulé, victime de ses propres contradictions sur l’euro dont il refuse d’envisager la sortie. Avec 4,5 % des voix, c’est son existence même qui est menacée.



Voilà de quoi nous inspirer. Combien de temps encore avant de se rallier à cette position de bon sens, correspondant à notre identité de communiste tout comme aux nécessités du moment ? Le PCP l’a compris, sa ligne paye et elle est utile au peuple portugais dans sa lutte quotidienne.

GAZA : boycottez les produits d'Israel pour protester !

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Israel bafoue le droit international et massacre des milliers de femmes et d'enfants ! il faut AGIR pour l'obliger à un cessez le feu immédiat et à l'ouverture de véritables négociations politiques !

Hollande bavarde sur la Paix , mais ne fait rien ! l'image de la France , terre des droits de l'Homme , se dilue dans celle d'une Europe atlantiste , scandaleusement silencieuse devant les massacres de Gaza !

Patrick Le Hyaric (PCF) , seul député européen présent samedi dans la manifestation de soutien à la Palestine appelle " à cesser les relations commerciales entre l'Union européenne et Israel" . Il a raison , il faut ramener les dirigeants israéliens à la raison !!

Consommateurs ardennais , n'achetez plus de produits israéliens dans les grandes surfaces ...et il y en a - notamment des fruits et légumes , chez Carrefour par exemple !! tous les codes barre qui commencent par 729 sont à proscrire de vos caddies ! Faites-le savoir à tous vos amis ....pour protéger le peuple palestinien .

Des israéliens manifestent pour la PAIX à Gaza !

0telaviv Des milliers d’Israéliens manifestent à Tel Aviv contre la guerre à Gaza




Communiqué du Parti communiste d’Israël




Traduction ML pour vivelepcf et http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Autour de 7000 Israéliens ont manifesté samedi 26 juillet contre la guerre à Gaza sous le mot d’ordre : « Assez de morts – La paix maintenant entre Israéliens et Palestiniens ».

Le rassemblement s’est déroulé sur la place Rabin dans le centre de Tel Aviv. Parmi les slogans clamés par les manifestants : « Arrêtez la guerre ! », « Retour des soldats à la maison ! » ou « Juifs et Arabes refusent d’être des ennemis ».

Plusieurs personnalités ont pris la parole dont le député Dov Khenin de la coalition Hadash, un ancien combattant de l’association « Combattants pour la paix », Yifat Solel, représentant du « forum anti-occupation » du parti Meretz, le professeur Eva, président de l’académie des arts décoratifs Bezalel, Odeh Bisharat, écrivain et ancien secrétaire du Hadash, le docteur Julia Chaitlin, professeur au collège académique Sapir de Sderot, qui habite dans le kibboutz Urim, à proximité de Gaza. Alon-Lee Green, membre du Comité central du Parti communiste d’Israël et responsable syndical, présentait les intervenants.

La chaîne de télévision Channel 2 a remarqué que le parti sioniste de gauche, Meretz et l’association « La Paix maintenant » n’étaient pas présentes en tant que tels.

Ben Kfir, du « cercle des parents », dont la fille a été tuée dans un attentat suicide du Hamas en 2003, a également pris la parole. Il a contredit l’affirmation du gouvernement selon laquelle il n’y aurait pas de partenaire avec qui faire la paix parmi les Palestiniens.

Les intervenants ont critiqué l’attitude du gouvernement qui refuse les négociations de paix. Et qui ne connaît d’autre politique que la guerre. Les manifestants ont réclamé la fin de l’occupation et du siège de Gaza. Ils ont allumé des bougies en mémoire des victimes.

De l’ordre de 300 contre-manifestants d’extrême-droite ont essayé de saboter le rassemblement. Un important cordon de police enserrait la place pour séparer les deux camps. 8 personnes ont été arrêtées.

On pouvait lire dans l’appel à la manifestation :

« Samedi, le camp de la paix se rassemble place Rabin. Le tribut payé à la guerre est lourd en vies, en blessures des deux côtés, en destruction et horreur, sous les bombes et les roquettes. Nous réagissons en nous rassemblant et en portant cette exigence : « Arrêtez la guerre maintenant ! ».

« Nous devons arrêter la guerre et entamer les discussions avec les dirigeants palestiniens reconnus de Cisjordanie et de Gaza pour mettre fin à l’occupation et au blocus et pour arriver à l’indépendance et à la justice pour les deux peuples, israélien et palestinien. »

« Au lieu, encore et encore, d’ajouter des guerres et des actions militaires aux guerres et actions militaires, il est temps d’ouvrir la voie au dialogue et à un règlement politique. Il y a une solution politique. Quel prix devrons nous encore payer, population du Sud et de l’ensemble d’Israël, population de Gaza et de Cisjordanie, avant d’arriver à cette solution ? Ensemble, Juifs et Arabes, nous allons surmonter l’occupation et la guerre, la haine et le racisme et nous allons ouvrir un chemin pour la vie et pour l’espoir. »

Vidéo du rassemblement : http://www.youtube.com/watch?v=85mbQ-gnUQE

GAZA : la barbarie se poursuit ....la France s'en lave les mains et interdit les manifestations de soutien au peuple palestinien !!

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Tous les jours , l'envoyé spécial du journal L'HUMANITE , Pierre Barbancey ( qui est déjà venu à Charleville-Mézières en conférence de soutien à la Palestine) brave les dangers de la guerre pour raconter au monde les horreurs des attaques israéliennes contre une population sans défense !!

LA PAIX DURABLE PASSE PAR LA CREATION IMMEDIATE DE 2 ETATS ET PAR LA FIN DU BLOCUS DE GAZA QUI AFFAME TOUTE UNE POPULATION ! lisez et faites lire les reportages remarquables de mon ami Pierre Barbancey !

Le parti communiste israélien (PCI) condamne fermement l'agression contre GAZA !

0pci Le Parti communiste israélien condamne fermement l'agression israélienne contre Gaza et rejette toute attaque visant des civils




Communiqué du Parti communiste d'Israel (PCI), traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/







Le Parti communiste d'Israel (PCI) exprime sa colère et sa condamnation ferme de la guerre terroriste vicieuse et meurtrière que mène le gouvernement israélien contre le peuple de Gaza et les arabo-palestiniens plus largement ces derniers jours.




De la même façon, le PCI réprouve clairement et sans ambiguïté le bombardement de civils israéliens par le Hamas et d'autres organisations dans la bande de Gaza. De notre point de vue, de telles attaques ne sont pas seulement répréhensibles mais aussi contre-productives à la cause palestinienne même, précisément son aspiration juste et légitime à établir un Etat indépendant aux côtés de l’État d’Israël, dont la capitale est Jérusalem-est, dans les frontières du 4 juin 1967.




En dépit de notre dénonciation de toute attaque contre la population civile, le PCI met l'accent sur le fait que le responsable de l'escalade et du bain de sang actuel est le gouvernement d’Israël – son refus continu de toute perspective d'une paix juste, les massacres de masse et les ravages qu'il inflige à Gaza, son indifférence totale pour les vies et le bien-être palestiniens et, surtout, son éternel renforcement de l'occupation israélienne et de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-est accompagnant le blocus inhumain de Gaza.




Comme le PCI avait mis en garde il y a un mois de cela, la réelle motivation de l'administration Netanyahu n'a jamais été de garantir la sécurité des israéliens mais seulement de faire obstacle au gouvernement d'unité nationale palestinien et de s'absoudre de toute responsabilité dans l'échec des négociations de paix.




Nous devons désormais ajouter que l'agression actuelle contre Gaza sert également le gouvernement israélien dans deux autres façons: (1) elle consolide la coalition de Netanyahu dans une période d'agitation sociale interne, elle aide ainsi Netanyahu à maintenir intact son gouvernement criminel, et (2) elle met les questions de pauvreté, d'inégalité, de racisme, de sexisme sous le tapis, et marginalise toutes les luttes pour la justice sociale et la démocratie.




Tout le monde sait désormais que Netanyahu, et ses compères de choc au gouvernement tout comme l'armée étaient au courant que les trois jeunes colons assassinés avaient été enlevés, dès le premier jour.




Quelle était la cause de l'invasion israélienne et des arrestations de masse en Cisjordanie si ce n'est mettre la feu à la région et défendre les objectifs affichés ?




Le PCI réaffirme son dernier message et insiste à nouveau sur le terrorisme, beaucoup plus massif et dangereux, de l'occupation israélienne et toutes ses conséquences, ses crimes de guerre, y compris le mur de séparation, le blocus et les complexes coloniaux.




L'histoire nous enseigne que toute occupation rencontre la résistance du peuple occupé. Le droit international garantit au peuple occupé le droit de résister à l'occupation en usant des moyens légitimes dans sa lutte légitime. Le PCI réaffirme sa position de principe contraire à toute attaque visant les civils, en particulier des mineurs.




Le PCI appelle les mouvements progressistes, les organisations de défense des droits de l'Homme et tous les États du monde à organiser des événements en solidarité avec le peuple palestinien, appelant le gouvernement israélien à cesser immédiatement son agression contre la bande de Gaza et à arrêter ses crimes de guerre, et tant le gouvernement israélien que les organisations palestiniennes de s'abstenir de toute attaque contre des civils.




Non aux crimes de guerre !




Non aux attaques contre des civils !




Levée du blocus de Gaza !







A bas l'occupation !

PALESTINE : l'escalade guerrière du gouvernement israélien !!!

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Palestine : Le visage sale de l’occupation dévoilé

Depuis la mi-juin, une folie guerrière s’est emparée de l’état israélien. Le kidnapping et le meurtre de 3 jeunes israéliens vivant en territoire occupé ont servi de prétexte à une opération militaire de grande envergure. Sous couvert d’une opération de police, l’état israélien déclenche une nouvelle offensive contre le peuple palestinien.

Maxime Van Laere (PTB)

Du crime au prétexte

Le 12 juin, les 3 jeunes étaient enlevés. À l’heure actuelle, on ne sait toujours pas de manière sûre qui se cache derrière cet acte. Qu’importe, pour le gouvernement israélien cela vient du Hamas (mouvement de résistance palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza) et la réconciliation récente avec le Fatah (autorité palestinienne en Cisjordanie) pour former un gouvernement d’unité place tous les Palestiniens dans le même sac. Il faut les faire payer, a affirmé le Premier ministre israélien Netanyahou1.

C’est ainsi qu’un crime qui aurait dû être réglé dans un état démocratique par une opération de police menée par l’état où les faits ont eu lieu se transforme en une opération militaire de grande envergure.

Les faucons de guerre israéliens se sont saisis de la brèche et ont encouragé cette nouvelle escalade dans le conflit : « Plutôt que de débattre à l’infini, le gouvernement Netanyahou doit permettre à Tsahal de déployer toute sa puissance de feu contre Gaza et le gouvernement d’union palestinienne. Et au diable les “no, no, no” que nous lancera l’ONU », déclarait ainsi l’éditorialiste Ariel Plaksin du quotidien Maariv.

Ils sont soutenus par le procureur général qui aurait autorisé la torture contre les Palestiniens raflés dans les arrestations de masse.2

À l’heure actuelle, on parle de plus de 30 frappes aériennes menées en territoire palestinien par Israël, de la fouille illégale – mais faut-il encore le préciser – de plus de 2 200 bâtiments et de plus de 400 arrestations dont Nael Barghouti, qui venait de quitter les prisons où il avait été détenu pendant 34 (!) ans.

Dans le cadre de ces opérations militaires, 3 mineurs palestiniens sont morts : Sakher Dergham Abu Mohsen, 16 ans ; Mohammed Dudin, 14 ans ; Ali Abdel-Latif Alaawor, 7 ans3. Voilà où mène l’escalade.

Compter les points ?

L’ONG israélienne B’Tselem déclare que c’est 565 Palestiniens qui ont été tués par les forces armées israéliennes depuis 2009, dont 84 mineurs entre 2000 et 2009, ils sont 5 765 dont 952 mineurs4.

Bien sûr, il ne s’agit pas de compter les points. Mais dans un conflit où la propagande israélienne cherche le moindre prétexte pour justifier l’usage direct de la force, il est important d’avoir ces chiffres à l’esprit.

Non les Palestiniens ne sont pas des barbares, pas plus que les trois mineurs israéliens étaient coupables, ils sont des victimes d’un conflit largement déséquilibré.

Du discours aux actes

L’horreur a franchi un nouveau cap quand le discours haineux de l’état israélien s’est infiltré dans la société civile.

Pour « venger » le meurtre odieux des 3 mineurs israéliens, un groupe de colons, extrémistes religieux et politiques, a kidnappé un enfant palestinien. Ils l’ont ensuite brûlé vif. Mohammed Abu Khudair avait 17 ans.

Si cela ne suffisait pas à prouver les dangers d’un discours haineux au plus haut niveau de l’état, la vidéo des membres des forces de l’ordre israéliennes passant à tabac le cousin de ce jeune est là pour en convaincre. Comble du cynisme, ce jeune vient d’être condamné à 9 jours d’assignation à résidence5.

Ce discours s’exprime de plus en plus librement et perce de plus en plus. Ainsi, la veille de l’enlèvement du jeune Palestinien brûlé vif, un appel au génocide du peuple palestinien était lancé sur Facebook par une des figures de Habeyit Hayehudi, parti membre de la coalition au pouvoir6.

Le 7 juillet, l’extrême droite israélienne de Lieberman annonçait sa rupture avec son ancien allié, le Likoud du premier ministre Netanyahou. Ils le trouvent trop lent à déclencher une véritable guerre contre la bande de Gaza7.

Netanyahou pourrait bien avoir entendu leurs appels : dans la nuit du 7 au 8 juillet, une cinquantaine de frappes israéliennes ont touché la bande de Gaza, tandis qu’au sol on rassemble des troupes et on rappelle les réservistes en vue d’une éventuelle offensive terrestre8.

Aujourd’hui, plus que jamais, la fin de ce conflit est une nécessité vitale.

Le salut ne tombera pas du ciel. C’est la solidarité internationale en parallèle avec la lutte politique des Palestiniens qui, comme en Afrique du Sud, fera tomber la logique criminelle du gouvernement israélien.

Commission européenne : le ralliement de Tsipras à la droite nécessite une condamnation du PCF !

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Tsipras prêt à se rallier à la candidature à la Commission européenne du politicien de droite Jean-Claude Juncker !!!!!!!!

Article pour http://vivelepcf.fr repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Parti de la gauche européenne (PGE) a fait du leader grec de Syriza, Alexis Tsipras son héraut pour les élections européennes. Il a porté sa candidature à la présidence de la Commission européenne.

Communistes français, nous faisons partie de ceux qui ont dénoncé ce choix qui légitime l’institution la plus antidémocratique de l’Union européenne et qui valide la logique d’intégration dans l’UE du capital. Nous avons donné tous les éléments sur les orientations réelles de Tsipras et de Syriza, parti qui sert à recycler la social-démocratie grecque, dont les références sont, entre autres, Roosevelt et le Plan Marshall…

Tsipras a joué un temps une partition de « gauche radicale ». Il est encore présenté comme « radical » par une partie de la presse de droite. Il l’a été en France avec insistance, pendant la campagne électorale, par le Front de gauche, par Mélenchon, par Pierre Laurent. Mais derrière le gauchiste, le social-démocrate s’est déjà largement réveillé en donnant des gages à Obama par exemple, ou en faisant de la défense de l’euro en Grèce sa priorité.

Mais Tsipras est largement passé à l’étape suivante : celle du leader d’un parti d’alternance, aspirant à la gestion loyale des affaires du capital en Grèce.

Voilà donc que Tsipras, dans une déclaration du 3 juin, appelle les députés européens à soutenir la candidature à la présidence de la Commission européenne du politicien luxembourgeois de droite, Jean-Claude Juncker. Il pousse sa logique d’adhésion à l’intégration européenne jusqu’au bout. Il justifie sa défense de Juncker au nom du respect du vote européen et des prérogatives nouvelles du Parlement européen, qu’il invite à parler d’une seule voix.

Extraits du communiqué de Tsipras: « «Pendant la campagne, j’étais candidat pour la gauche européenne. Je me tenais vigoureusement en désaccord avec les orientations politiques du Parti populaire européen et de son candidat, M. Jean-Claude Juncker. Ces désaccords persistent. » «Néanmoins, le Parti populaire européen a remporté l’élection. Par conséquent, il revient à M. Jean-Claude Juncker d’être le premier à tenter de rassembler la majorité requise, en négociant avec les autres groupes politiques ». « C’est une obligation morale du Conseil européen de porter la candidature qui est arrivée en tête aux élections ».

La plupart des partis du PGE, confrontés à d’autres situations nationales, sont pris à contrepied. La présidente sortante du groupe GUE-NGL, l’Allemande de Die Linke, Gabi Zimmer, se range derrière la position de Tsipras. Mais la direction de Die Linke ne la suit pas et annonce, comme Mélenchon, qu’elle n’appelle pas à voter pour Juncker mais … pour Tsipras lui-même !




C’est le crétinisme parlementaire à la puissance européenne !

La stratégie du Front de gauche a réduit la représentation du PCF à un seul député européen (nous en avions 20 entre 1979 et 1984).

Notre parti ne peut pas continuer à suivre les Mélenchon ou les Tsipras dans la course, même par étape, à la validation de l’intégration dans l’UE. Il ne peut pas continuer à renier les positions historiques du PCF, de combat contre l’Europe supranationale du capital, sur une base de classe, donnant au rejet de classe de l’Union européenne par les travailleurs une perspective de rupture progressiste.

IL EST GRAND TEMPS QUE LE PCF , comme les communistes grecs ou portugais , SE REAPPROPRIE ses combats contre Maastricht et pour la victoire du NON en 2005 , en dénonçant clairement l'Union européenne et l'euro , instruments au service du capital mondialisé !!

Le PTB ( parti du travail de Belgique) entre au Parlement !!

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Le Parti du Travail de Belgique (PTB), avec 4 % des voix, obtient ses deux premiers députés au Parlement belge !




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Trois élections se tenaient simultanément en Belgique ce 25 mai : élections fédérales (nationales), régionales et européennes. Le Parti du travail de Belgique (PTB), marxiste et critique envers le PGE, continue à progresser et intègre le Parlement national.




Le PTB (Parti du travail de Belgique) était attendu comme une des possibles surprises du scrutin du 25 mai marqué en Europe par la montée des extrêmes-droite. Le résultat est à la hauteur des attentes, il ancre une force de gauche radicale, marxiste dans le paysage politique belge.




Certes, le PTB ne parvient pas à élire de député au niveau européen. Il pâtit du mode de scrutin qui répartit les élus en trois collèges linguistiques (12 néérlandophones, 8 francophone, 1 germanophone).




Avec un très bon score de 5,5 % ( + 4,4 points par rapport à 2009) dans le collège francophone, le PTB ne peut élire de premier député sur une liste menée par la jeune Aurélie Decoene. Dans le collège néérlandophone, le PTB passe également de 0,9 à 2,4 %.




Les deux premiers députés nationaux du PTB !




Pour ce qui est des élections nationales, des résultats tout aussi encourageants pour le PTB vont payer. Comme le fait remarquer le soir du scrutin le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw :




« Pour la première fois, depuis 25 ans, une nouvelle famille politique de la vraie gauche, représentée en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, fait son entrée dans les parlements régionaux et au fédéral. Nous envoyons deux députés au fédéral, probablement deux élus au parlement wallon et sans doute quatre au parlement bruxellois. »




En effet, lors des élections fédérales, le PTB va entrer au Parlement fédéral : avec un score de 3,8 %, le Parti du Travail fait plus que doubler son score de 2010 (1,5 %), il gagne surtout ses deux premiers sièges.




Ses premiers mandataires seront Raoul Hedebouw élu à Liège, et Marco van Hees élu dans le Hainaut, deux places fortes du mouvement ouvrier en Wallonie.




Les meilleurs scores dans les bastions ouvriers de Wallonie




Les meilleurs scores du PTB, parti pourtant originairement implanté plutôt du côté flamand, sont les plus remarquables en Wallonie, avec 4,9 % à Namur, 5,1 % dans le Hainaut, et 8,1 % à Liège.




Dans la région flamande, les résultats sont généralement plus modestes dans un climat hostile, avec l'hégémonie du parti nationaliste flamand N-VA et du parti fasciste Vlaams Belang. Il obtient toutefois un score de 4,5 % dans la province d'Anvers (et 8,9 % dans la ville), échouant de peu à faire élire son président Peter Mertens.




Des résultats reflétés par ailleurs lors des élections régionales, le PTB réussit à obtenir 5,76 % aux élections au Parlement wallon, 3,86 % à Bruxelles et 2,5 % au Parlement flamand. Il gagne 2 élus au Parlement wallon, et 4 à Bruxelles.




Le président du PTB en a profité le soir des élections pour clarifier le sens de cette victoire électorale :




« Le soir des élections, Peter Mertens a déclaré aux militants rassemblés à Anvers : « Il y a 120 ans, le premier socialiste, Edouard Anseele, originaire de la ville flamande de Gand, était élu dans la ville wallonne de Liège. Anseele parlait la langue de toute la classe ouvrière. Aujourd’hui, Raoul Hedebouw est aussi élu à Liège et il parle la langue de l’ensemble de la classe des travailleurs. Nous sommes un parti national qui ne se laisse pas diviser par le lieu où l’on est né ou par la langue que l’on parle à la table de la cuisine. Pour nous, c’est l’intérêt social qui prime, l’intérêt social de tous dans ce pays. »




Il a ajouté : « Durant cette longue campagne, nous avons jeté les fondations d’un courant social de fond, dont nous aurons absolument besoin ces prochaines années. Notre engagement est celui de défendre les intérêts la classe des travailleurs, dans toute sa diversité ; des jeunes dans toute leur dynamique ; des sans-voix, de ceux qui, dans cette société, sont considérés comme des numéros ; de tous ceux qui vivent des temps difficiles. »

Faire payer les riches, défendre les services publics, créer des emplois stables : un programme qui touche les travailleurs




Le PTB avait fait lors de ces élections le pari du rassemblement. Rassemblement des travailleurs, des citoyens avant tout. Ouverture également à d'autres partis de gauche, avant tout une alliance historique avec le Parti communiste dans les listes « PTB-GO » (Gauche d'ouverture).




La campagne du PTB s'est axée sur des axes forts qui ont su toucher les travailleurs belges :




faire payer les riches, par une profonde réforme fiscale (taxe sur les millionnaires, baisse de la TVA) ;




défendre les services publics, en commençant par la nationalisation des banques, la reconquête d'une Poste 100 % publique ;




créer des emplois stables, dans la fonction publique, l'industrie, en luttant contre le travail précaire, favorisant les départs à la retraite après 38 ans de carrière, rendant plus difficile les licenciements ;




Le PTB est aussi un des rares partis réellement « national », refusant les divisions linguistiques, les fractures régionales alimentant les haines xénophobes, les séparatismes. Le PTB a toujours lié bataille pour l'unité nationale, intégration des immigrés et défense de tous les travailleurs.




Un parti critique envers la ligne « euro-compatible » du PGE : cela paie !




Enfin, en ces temps de confusionnisme européen, où certains tentent de créer la confusion entre d'un côté la gauche communiste, de rupture avec l'UE du capital, visant à l'abolition du capitalisme ; de l'autre une « gauche euro-compatible », d'accompagnement du capitalisme, d'humanisation du système, il est bon de rappeler le parti-pris du PTB.




Le PTB a manifesté une critique ferme du PGE (Parti de la gauche européenne) créé en 2004, avec des financements de la Commission européenne, pour favoriser l'idée d'intégration européenne au sein de la gauche radicale, transformer les partis communistes en formations de gauche inoffensives pour le système capitaliste.




Depuis, le PGE a servi à alimenter la transformation des partis communistes (ou ce qu'il en restait déjà) en Allemagne, Italie, France vers des mouvements de gauche pro-européens, avec des réussites électorales très mitigées, et des conséquences sociales catastrophiques.




Et le PTB n'a pas changé son analyse, partenaire privilégié du KKE grec et des autres partis communistes (AKEL chypriote, PC portugais et ses voisins les PC néerlandais, allemand et luxembourgeois) avec lesquels il anime les Rencontres des Partis communistes.




Au moment où les communistes italiens sombrent dans leurs choix du reniement (passant de 8 % en 2006 à moins de 3 % aujourd'hui), que les communistes français s'empêtrent dans leurs choix de mutation-transformation dans le Front de gauche, le Parti du travail belge relève la tête.




En 2003, le PTB réalisait 0,5 %. Aujourd'hui, il est à 3,7 % et obtient ses premiers députés nationaux. Plus qu'en Italie (0 communiste), guère moins qu'en France.




A noter qu'en Belgique, le Parti communiste belge s'est rallié à la ligne et aux listes du PTB, après avoir tenté une expérience de « Front des gauches » avec la LCR à la fin des années 2000 qui s'est révélé être un fiasco, le calcul politicien du Front des gauches se révélant moins rassembleur que la ligne de masse du PTB.




Bravo en tout cas à nos camarades belges du PTB … même si ce n'est qu'un début !

Européennes : abstention massive dans tous les pays !!!

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Sauf en Belgique et au Luxembourg où le vote est obligatoire sous peine d'amendes , l'abstention a bien été massive dans tous les pays de l'Union européenne : un preuve du rejet massif des politiques d'austérité menées par la commission européenne toute au service du capitalisme mondialisé !!!

Européennes : beau score du PCP (parti communiste du Portugal ) !

0pcp Les communistes portugais au plus haut, à près de 13 %, troisième force du pays !




Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/







Les sondages le laissaient pressentir, mais l'annonce des résultats offre un fait saillant au Portugal : les communistes du PCP (dans la coalition de la CDU) continuent à voir leurs résultats progresser.




En attendant l'ensemble des résultats européens, le cas du Portugal est sans doute le plus intéressant et le plus clair pour étudier ce qui différencie les communistes porteurs d'une ligne de rupture avec le capitalisme et l'UE du Capital et la « gauche européenne » d'accompagnement.




L'analyse des résultats globaux montre tout d'abord une déroute historique pour la droite portugaise. Loin des discours optimistes dans la presse portugaise sur la soi-disant reprise économique au Portugal, le peuple portugais a sanctionné les artisans de l'austérité depuis 2011.




Le Parti populaire (PP)/Centre démocratique et social (CDS) ainsi que le Parti social-démocrate – les trois formations de droite traditionnelles – n'obtiennent que 27,8 % des voix en 2014, contre 40 % en 2009.




Une perte partiellement compensée par l'émergence du Parti écologiste de droite, libéral « Mouvement pour notre terre », crédité de 7 % des voix, obtenant un député européen.




Le Parti socialiste, lui, profite de l'impopularité de la droite : avec 31,5 % des voix, il gagne 5 points par rapport à 2009 et redevient la première force politique du pays.




Frappant également de constater l'absence d'extrême-droite organisée au Portugal, frappant de le lier à la « gauche de la gauche » avec la vigueur de la force organisée des communistes du PCP, réunis dans la coalition de rassemblement de la CDU, avec les Verts et des candidats indépendants.




Fortement ancré dans le monde ouvrier, bénéficiant de ses liens avec la CGTP, dans les quartiers populaires, les « terres rouges » de l'Alentejo, le Parti communiste continue sa progression.




Pour les communistes du PCP, le passage de 10,6 à 12,7 % constitue un résultat historique : il s'agit tout simplement du meilleur score du Parti depuis 20 ans, dépassant les 11,2 % réalisées en 1994 par la coalition de la CDU.




La conquête d'une troisième place de député est encore incertaine, mais elle se dessinerait. Une victoire qu'on ne peut pas minimiser quand on sait que le Portugal a encore perdu un député avec l'entrée de la Croatie dans l'UE.




La CDU s'ancre incontestablement comme troisième force du pays, le succès aussi d'une campagne ancrée sur le rejet de la politique de la « troika » à la fois européenne (FMI, BCE, UE) et nationale (les trois partis dominants : PSD, CDS-PP, PS).




Une campagne qui a posé la question de la sortie de l'euro, sans pour autant évacuer la complexité des modalités pratiques, et tout en la liant à la construction d'une alternative patriotique et de gauche.




Face à cette ligne cohérente, portée par les communistes depuis l'adhésion du Portugal à la CEE, le Traité de Maastricht, l'adhésion à la monnaie unique, d'autres se sont empêtrés dans des contradictions, révélant un européisme de fond de moins en moins compatible avec l'esprit du peuple portugais.




La tête de liste pour les européennes, Joao Ferreira, a salué ce soir : « un des meilleurs résultats de l'histoire du parti dans un scrutin européen », tout en soulignant « la lourde défaite des partis du gouvernement (de droite, qui atteignent un minimum historique » et en mettant dans le même sac le PS puisque « les partis de la droite enregistrent un recul de ses performances électorales ».




Le secrétaire-général du PCP, Jeronimo de Sousa a insisté sur l'importance de ce vote pour les luttes à venir au Portugal :




« Nous sortons plus forts de ces élections, cette force croissante, tous pourront compter sur elle pour être de son côté pour défendre leurs intérêts, pour ouvrir une fenêtre de confiance, pour que oui nous puissions mettre en échec cette politique.




Oui, nous sortons plus forts, et plus forte est la confiance qu'il est possible d'avancer vers la rupture avec les politiques de droite, et de construire une politique alternative patriotique et de gauche.




Oui, nous sortons déterminés pour que la voix renforcée de la CDU au Parlement européen donne plus de force à la défense des intérêts du peuple et du pays, contre les diktats du grand capital, de l'euro et de l'Union européenne.




Oui, nous apporterons avec ce résultat, une expression plus authentique des multiples raisons de lutte et de protestation des travailleurs et du peuple, et l'expression conséquente de tous ceux qui ont voulu ajouter leur vote à ce courant d'action, de militantisme, une fort élan pour que les travailleurs, le peuple, le pays récupèrent leurs salaires, leurs revenus, leurs droits et leur souveraineté confisqués. »




Au moment où la plus grande confusion règne au sein des forces héritières de la famille communiste, où le PGE (Parti de la gauche européenne) essaie de faire passer ses poulains européistes et réformistes – aux réussites très inégales – comme une alternative :




le cas du Portugal est à méditer et à saluer pour les communistes décidés à porter la ligne de la rupture avec cette Union européenne du capital, et avec cet Euro, mécanisme destiné à broyer les peuples.

25 Mai : sortir de l'euro pour restaurer la souveraineté populaire !

0euro Le débat sur la sortie de l'UE et de l'euro est lancé depuis la victoire du NON en 2005 : les militants du PCF et l'ensemble de la vraie Gauche alternative abordent enfin publiquement la question de la souveraineté populaire qui milite pour une sortie rapide de l'UE !

Je publie une tribune pertinente sur ce sujet ....le débat démocratique est plus nécessaire que jamais !

"Les signes d’épuisement et de crispation des peuples européens vis-à-vis de l’Union européenne (UE) se multiplient, et ne présagent rien de bon pour le scrutin du 25 mai. Montée des extrêmes droites nationalistes, attaques germanophobes, abstention massive et croissante aux élections européennes depuis 1979… Pourtant les partis politiques en France restent timides sur leur critique de l’Europe. L’éventualité de sortir de l’euro – et de l’UE – semblait jusqu’à présent exclusivement réservée à l’extrême droite – la gauche critique faisant le pari qu’”une autre Europe” était possible. Les choses semblent changer depuis quelques mois. La parution de nombreux ouvrages d’intellectuels de gauche soutenant une sortie pure et simple de l’euro en atteste: La Malfaçon. Monnaie européenne et souveraineté démocratique de Frédéric Lordon (éd. Les Liens qui Libèrent), Faut-il faire sauter Bruxelles? de François Ruffin (Fakir Editions), En finir avec l’Europe coordonné par Cédric Durand (éd. La Fabrique), La Gauche radicale et ses tabous. Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national d’Aurélien Bernier (éd. Seuil)… Le divorce entre l’Europe et la gauche critique serait-il en passe d’être consommé?

“Restaurer la souveraineté démocratique”

“A l’évidence, on ne peut plus rien essayer dans le carcan de l’euro. En vérité, il a été délibérément construit à cette fin : qu’on ne puisse rien y essayer !”. L’introduction de l’essai de l’économiste – volontiers polémique – Frédéric Lordon, La Malfaçon, ne laisse pas de doute: pour lui, “il faut en sortir”, pour “restaurer la souveraineté démocratique”, quitte à reconstruire, par la suite, une monnaie commune – et non pas “unique”. Le fait que des politiques économiques gravées dans le marbre des traités européens s’imposent aux Etats membres de l’UE sans que les peuples ne soient consultés lui est insupportable. D’autant plus que les fameuses règles de limite du déficit budgétaire à 3% du PIB, et de limite d’endettement d’un Etat à 60% du PIB, au nom desquelles l’austérité s’impose, répondent à un ultimatum allemand inacceptable selon lui – l’Allemagne, par détestation viscérale de l’inflation, ayant imposée sa politique monétaire.

“On ne dira jamais assez combien – avec la complicité de la France, à moitié passive, à moitié idéologiquement consentante – l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition des politiques économiques nationales au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique”, écrit l’auteur du blog La Pompe à Phynance, hébergé par Le Monde Diplomatique. Ce vendredi 2 mai, comme pour confirmer le poids considérable pris par l’Allemagne dans l’UE, Le Monde titre un de ses articles: “La capitale de l’Allemagne est devenue celle de l’Europe”.

“Aucun progrès n’est possible dans le cadre de l’UE”

La finance, et les marchés financiers sont au cœur du livre de François Ruffin, Faut-il faire sauter Bruxelles? Dans cette enquête d’un “touriste” au cœur du quartier européen de Bruxelles, la “confusion de la politique avec la finance” est mise en évidence de manière éloquente. Elle s’incarne notamment dans une plaque, repérée à l’entrée du Parlement européen, inaugurée en 2001, qui scelle l’amitié entre les eurodéputés et la “Fédération européenne du lobbying et public affairs”. Un symbole qui coïncide avec la réalité observée par le fondateur du journal Fakir, qui découvre que, face à la crise, le président du groupe chargé de remettre des rapports à José Manuel Barroso sur “le renforcement de la supervision financière” n’est autre que Jacques de Larosière, mis en examen en 2000 dans l’affaire du Crédit Lyonnais, et que dans ce groupe siège également un ancien directeur de Lehman Brothers… “On devine que la spéculation tremble déjà, se gosse l’auteur. Comme si l’on demandait au chef des gangsters: ‘quelle réforme de la police souhaitez-vous?’”.

Selon l’espiègle journaliste-enquêteur, la réponse est donc positive: oui, il faut faire sauter Bruxelles. Invité par le Parti de Gauche à débattre sur son livre avec le démographe Emmanuel Todd et l’économiste Jacques Généreux, mercredi 30 avril à l’ENS de la rue d’Ulm, il expliquait qu’“aucun progrès n’est possible dans le cadre de l’UE, qui nous impose la concurrence libre et non faussée entre pays de l’UE et la libre circulation des capitaux et des marchandises, y compris avec les pays tiers”.

“Reprendre au FN ce que la gauche radicale n’aurait jamais dû lui abandonner”

François Ruffin ne cachait cependant pas ses inquiétudes concernant la capacité de la gauche radicale, électoralement incarnée par le Front de gauche (FDG), à apparaître comme une alternative crédible aux électeurs, alors qu’elle a soutenu “l’alter-européisme” pendant des années. “Ma crainte c’est que la gauche critique n’ait toujours pas réglé ses problèmes sur le défaut de paiement, ce qu’on fait de la monnaie et de l’ouverture des frontières sur le plan commercial”, expliquait-il. Sur ces trois thèmes, Frédéric Lordon est, lui, clair: “Les populations européennes éclusent les petits désastres de la finance privée. De tout ce surplus de dette, indiscutablement né de la crise financière, il faut dire que nous ne sommes pas comptables. Et par conséquent que nous ne le paierons pas”, écrit-t-il notamment sans détours.

L’autre problème, pour cette gauche, a été soulevé par Aurélien Bernier il y a déjà quelques mois dans La gauche radicale et ses tabous. C’est son complexe à parler de nation, à revendiquer le protectionnisme, voire une certaine forme de souverainisme, par peur d’aller sur un terrain miné par le FN. Selon cet essayiste proche du FDG, en 2005, la victoire du “non” au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE), a donné à la gauche radicale “une identité : elle est celle qui refuse le principe d’une UE acquise à l’ultralibéralisme. Mais pour elle, il reste une question sans réponse : comment transformer ce refus du TCE en ... mouvement politique capable de vaincre, dans les urnes, les partis européistes et l’extrême droite”. Réaliste, il constate que “le FN est encore le parti qui bénéficie le mieux du rejet de l’ultralibéralisme par les classes populaires”. Et conclut: “En 2014, les européennes se dérouleront dans une configuration proche de celles de 1984 : c’est le premier scrutin national après plusieurs années de pouvoir pour le PS, qui finit de décevoir même les plus optimistes. Il faut donc s’empresser de reprendre au Front national ce que la gauche radicale n’aurait jamais dû lui abandonner”.

Vers une “unification de la contre-pensée”?

François Ruffin, à la conférence organisée par le PG, ne voit pas les choses autrement:

“2005, c’est notre victoire, c’est un vote de classe: 80% des ouvriers ont voté pour le ‘non’, 71% des employés, et 67% des chômeurs. A l’inverse, 56% des cadres ont voté pour le ‘oui’, comme 54% des enseignants. Il y a donc un divorce entre les deux cœurs sociologiques de la gauche: le cœur ouvrier, qui s’est pris la mondialisation en pleine face, et les professions intermédiaires et cadres, dont le taux de chômage reste autour de 5%. Or, comme ce sont des membres de ces catégories les moins touchées par la mondialisation qui composent les médias, les partis et éventuellement les syndicats, il n’y a pas de traduction politique. Je vais glisser un bulletin FDG dans l’urne le 25 mai, mais quel est son sens? Le bulletin FN a le sens de la rupture. Un bulletin FDG a un sens encore assez flou”.

La gauche critique demeure en effet encore assez divisée sur les sujets liés à l’Europe: le conseil scientifique d’Attac, la plupart des Économistes atterrés, et certaines composantes du FDG par exemple, hésitent encore à adopter des positions radicales de rupture avec l’euro. Et François Ruffin d’enfoncer le clou: “Il manque une unification de la contre-pensée. Si un accord voit le jour entre les intellectuels de la gauche critique, sur un certain nombre de sujets fondamentaux, que sont pour moi le protectionnisme, l’euro, et éventuellement la croissance, cela surgira dans l’opinion”. On en est encore loin, mais, d’une acceptation tacite, la gauche critique semble passer peu à peu à une hostilité ouverte envers l’Europe . "

Mon commentaire : En l'absence de liste anti-euro , pourquoi aller voter le 25 mai galvauder le suffrage universel rend-il service à la démocratie ??

Elections européennes : l'imposture démocratique ?

sortireuro Enfin , le débat stratégique sur l'Europe et l'euro gagne la vraie GAUCHE ....il était temps depuis Maastricht et le rejet du traité de Lisbonne en 2005 !!

Je livre à votre réflexion le texte d'appel au boycott des élections européennes ci-dessous :

L’Union européenne (U.E.) et sa monnaie unique martyrisent les peuples sous le talon de fer de l’austérité à perpétuité. Le 25 mai 2014, cette politique et ce système devront être sanctionnés. Le meilleur moyen sera de délégitimer l’U.E., l’euro, les traités, la Commission, la Banque centrale européenne et le parlement européen par une abstention massive, une véritable grève du vote.

Le devoir de tout citoyen, lorsqu’une élection est organisée démocratiquement, et que son résultat peut avoir un effet politique sur les institutions, est d’utiliser son droit de vote conquis de haute lutte. Ce n’est pas le cas de l’élection au parlement européen.

1.- C’est le principe même de l’élection à un parlement européen qui doit être récusé. Un parlement, à l’échelle européenne, n’a pas lieu d’être car il n’existe aucun peuple européen susceptible, au moyen d’un Etat européen, de se former en communauté politique à l’échelle du continent et d’y exercer sa souveraineté. Si tel était le cas, les pouvoirs de ce parlement européen s’exerceraient nécessairement au détriment des pouvoirs des parlements nationaux.

2.- Le vote du 25 mai 2014 sera totalement stérile puisque le parlement européen n’a pas les pouvoirs de faire évoluer l’Union européenne. Il ne possède aucune des prérogatives d’un vrai parlement : il ne peut pas changer les traités qui fondent l’U.E., ne peut pas voter l’impôt, n’a pas l’initiative des lois… En outre, que les libéraux, les sociaux-démocrates européens, les Verts, le Parti de la gauche européenne gagnent des sièges, cela ne changera rien aux orientations politiques puisque l’eurodroite et la social-démocratie pilotent ensemble les travaux parlementaires.

3.- Le boycott des élections européennes servira aussi à dénoncer le double jeu politicien du Front national. Ce dernier, en effet, d’un côté prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et d’un autre côté veut entrer dans le système – dans lequel il est déjà entré par la présence de madame Le Pen, députée européen – pour se goberger comme les autres. Il cautionne ainsi et profite lui-même de ces institutions qui lui garantissent à la fois des revenus substantiels, et son rôle de verrou du système politique. On comprend pourquoi, car en réalité le FN ne veut pas sortir unilatéralement la France de l’U.E. et de l’euro. La prétendue « sortie concertée et progressive » de l’euro prônée par Mme Le Pen perd toute portée pratique quand on sait que le FN la subordonne très officiellement au feu vert de l’Allemagne.

4.- L’élection au parlement européen n’est qu’une farce électorale. Elle n’a d’autre but que de simuler un acte démocratique et légitimer ainsi tout le système de l’U.E. C’est un devoir citoyen de voter quand le suffrage sert à la souveraineté du peuple, c’est aussi un devoir civique de refuser de voter quand le suffrage vise à détruire la souveraineté nationale et populaire. D’ailleurs, comment se faire prendre deux fois au même piège ? En refusant de tenir compte du « non » français du 29 mai 2005 au traité constitutionnel européen, le système a démontré son caractère tyrannique et dictatorial. Aucune élection juste n’y est possible.

Face à cette entreprise d’effacement national et de régression sociale, aucune des grandes forces politiques françaises en lice lors des prochaines élections européennes ne porte de projet alternatif et progressiste. Certaines de ces forces annoncent leur participation à ces élections pour faire parler d’elles. D’autres, espérant obtenir quelques élus, veulent faire du parlement européen une caisse de résonnance à leurs revendications. Ce ne sont qu’illusions et diversions. Illusions, car les grands médias ignorent les petites listes, tandis que l’absence de couverture médiatique des débats de ce parlement d’opérette interdit de donner le moindre écho aux mouvements euro-critiques. Diversions, car en participant à ce simulacre électoral, ces forces politiques cautionnent le système européen qu’elles prétendent dénoncer par ailleurs.

Seuls les citoyens qui se seront abstenus auront clairement délégitimé l’U.E. Leur acte sera un coup de tonnerre politique ôtant toute crédibilité à l’Union européenne, la ridiculisant et ouvrant un espace sans précédent aux luttes populaires. Le véritable enjeu de cette mascarade électorale sera donc l’abstention citoyenne.

Le 25 mai 2014, le meilleur choix pour manifester son mécontentement à l’égard de l’U.E. sera de boycotter activement l’élection européenne !

Europe : les bulgares n'y croient plus !!

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Cinq ans après l'adhésion à l'UE, une majorité de Bulgares pense que l'intégration européenne n'a pas été positive

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

A deux mois des élections européennes, les peuples sont plus défiants que jamais envers l'Union européenne. La propagande européenne ne passe plus face à la réalité de la paupérisation des peuples. Le cas de la Bulgarie, entrée dans l'UE en 2008, en est caractéristique.

Pendant que les projecteurs sont braqués sur l'Ukraine, on ferme la lumière sur des mouvements populaires massifs dénonçant l'intégration européenne : hors de l'UE comme en Bosnie, ou dans l'UE comme en Slovénie, Bulgarie sans oublier la Grèce ou le Portugal bien sûr.L

La privatisation de l'électricité impulsée par l'UE, une tragédie

En Bulgarie, l'année 2013 a vu les plus grandes manifestations depuis 1997, si ce n'est depuis le début de l'histoire moderne de ce pays remettant en cause la captation du pouvoir par une mince oligarchie, son choix désastreux de l'intégration européenne et de la privatisation intégrale du pays.

En février, des dizaines de milliers de personnes descendaient dans la rue pour protester contre la hausse des frais de scolarité dans des universités médiocres, la dégradation de l'accès aux hôpitaux en décrépitude, enfin surtout contre la hausse des tarifs de l'électricité.

Derrière, c'était la privatisation du secteur de l'électricité qu'ils remettaient en cause, opérée en 2004, pour répondre aux critères d'adhésion à l'UE, d'intégration au marché commun de l'énergie.

Aujourd'hui, trois grands monopoles étrangers se partagent désormais le marché : l'allemand E-On inévitablement dans le nord-ouest, le groupe tchèque CEZ à l'ouest et l'autrichien EVN au sud-est.

Pour les ménages bulgares, la privatisation a été une tragédie : aujourd'hui la facture moyenne d'électricité est de 100 € dans un pays où le salaire minimum est à … 115 €, le salaire moyen à 350 €. Les cas où l'électricité représente plus de la moitié du budget sont fréquents.

Une pression qui a contraint le gouvernement de droite de Boyko Borisov à démissionner. Un gouvernement dans lequel le Ministre des Finances avait osé dire que « nationaliser l'électricité, c'est aller vers la collectivisation donc vers le goulag ! ».

Le nouveau gouvernement socialiste n'a guère changé la donne, se révélant proche des oligarques milliardaires, osant nommer le magnat médiatique Delyan Peevski à la tête de l'Agence de sécurité nationale (DANS), ne changeant rien à la situation du secteur de l'électricité.

Une décision qui a relancé l'indignation des manifestants, contraignant le gouvernement à retirer cette nomination. Les protestations ont continué face au refus du gouvernement socialiste d'opérer un changement de cap par rapport au consensus néo-libéral.

70 % pensent que l'UE n'a rien changé ou fait empiré la situation

Un an après, les Bulgares sont toujours dans la rue, à un rythme quasi-quotidien, pour manifester le ras-le-bol face à la politique d'un gouvernement aux ordres de l'Union européenne, des grands monopoles européens et des oligarques locaux.

La défiance de la population envers son gouvernement est maximale : seuls 26 % des Bulgares ont confiance en leur gouvernement. A contrario, selon l'institut de sondage Alpha Research près de 80 % des Bulgares soutiennent les manifestations anti-gouvernementales.

Sept ans après l'intégration européenne, et les mirages promis par la classe politique locale, la désillusion est incontestable : Seuls 15 % des Bulgares pensent que l'adhésion à l'UE a amélioré leur situation contre 70 % qui pensent qu'elle ne l'a pas améliorée ou qu'elle l'a empirée.

Un autre sondage, plus nuancé, soulève le même constat : seuls 31 % des Bulgares estiment qu'il y a eu un impact positif de l'adhésion de la Bulgarie à l'UE, 17 % qu'elle a eu un impact négatif, 51 % aucun impact significatif.

Il faut dire que la Bulgarie reste un des pays les plus pauvres d'Europe : le salaire moyen est de 300 € par mois (seule l'Albanie fait pire en Europe!), une famille sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 90 € par mois.

Le détail est encore plus désolant. Selon les syndicats bulgares, au vu des tarifs exorbitants de la nourriture, de l'énergie, des transports, il faut 980 € à une famille de quatre personnes pour répondre à ses besoins : seules 11 % des familles bulgares rentrent dans cette catégorie.

Les « poor workers », travailleurs pauvres ont explosé en Bulgarie, atteignant aujourd'hui le chiffre de 650 000 personnes, gagnant beaucoup moins que la moyenne nationale (de 300 €!), ils sont légion dans la vente, le bâtiment ou l'entretien.

Un an après l'intégration à l'Union européenne, les ménages bulgares avaient perdu 15 % de leurs revenus, passant en moyenne de 415 à 355 € entre 2008 et 2009.

De quoi rendre limpide la position sceptique des Bulgares vis-à-vis du mirage de l'intégration européenne.

A 2 mois des élections européennes , ce scepticisme est LARGEMENT PARTAGE PAR TOUS LES PEUPLES D'EUROPE , à commencer par la France !!

ESPAGNE : "du pain ,du travail et un toit...", une manif gigantesque cachée aux français par les médias !!!

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L’info intoxiquée: l’exemple de l’Espagne








Une chape de plomb médiatique s'est abattue en France sur l'événement considérable qui s'est déroulé ce samedi en Espagne. Service minimum pour les dizaines de milliers d’hommes et de femmes ont marché contre l’austérité.

Un événement considérable s’est déroulé samedi en Espagne. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes ont marché contre l’austérité, le chômage, le mal vivre, la politique de la droite au pouvoir et de l’Union européenne. Ils venaient de toutes les régions du pays pour converger vers Madrid. Ils étaient plus d’un million samedi sur les grandes places madrilènes (beaucoup plus que sur la place Maidan à Kiev, il y a quelques jours) et pourtant une chape de plomb s’est abattue sur cette démonstration de force et de large unité combattive.

Comment expliquer ce désintérêt sur cette explosion maitrisée de colère si ce n’est qu’elle ne correspond pas aux objectifs fixés aux médias français à la botte. Critiquer un pouvoir de droite détruisant le pays sur directive de Bruxelles au nom du remboursement de la dette et de la compétitivité, relève de l’impossible. Et comme la plupart des présentateurs télé et radio observent scrupuleusement l’orientation atlantiste, la mission de silence ou de détournement des faits ne leur pose aucun problème.

Dans ces conditions, et alors que nos démarches pour plus de pluralisme et d’honnêteté dans l’information ne sont pas entendues, faut-il se limiter à protester poliment, gentiment, posément. Ne faut-il pas réfléchir à d’autres formes d’actions rassembleuses et déterminées pour en finir avec les caciques et détenteurs à vie de la distribution de l’information. Le temps n’est-il pas venu de les écarter de la vie démocratique qu’ils participent à dévoyer en renvoyant dans leurs foyers les plus vieux, souvent gâteux, accrochés à leurs fauteuils et leurs enfants putatifs accrochés à leurs privilèges ?

CONTRE L'INTOX ET LA CENSURE , FAITES CIRCULER LARGEMENT CES INFOS SUR LE NET !!!!!

UKRAINE : solidarité avec les communistes !

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Solidarité avec les communistes ukrainiens

Le Parti communiste français exprime une nouvelle fois sa profonde inquiétude quand à l'évolution de la situation en Ukraine qui a conduit à une escalade de la violence et à une ingérence des puissances étrangères dans les affaires de ce pays.




Le PCF alerte sur l'extrême gravité des agissements des forces organisées de l'extrême droite fasciste qui se sont traduits par des menaces et des tentatives d'interdiction, des intimidations et des agressions physiques contre des membres, des députés, des représentants et dirigeants du Parti communiste d'Ukraine, et des actes intolérables de vandalisme contre les locaux de ce parti, en particulier à Kiev.




Le PCF réitère sa solidarité active avec les communistes ukrainiens qui mènent une lutte courageuse tout autant contre le régime Ianoukovitch que contre les nationalistes et l'extrême droite ukrainienne, ainsi que sa solidarité avec les forces démocratiques et progressistes ukrainiennes, et avec le peuple ukrainien.




Le PCF demande au gouvernement français de condamner de tels actes totalement contraires aux droits fondamentaux et à la démocratie qu'il prétend défendre en Europe, d'agir auprès des autorités gouvernementales ukrainiennes pour que les auteurs de tels actes soient poursuivis et traduits en justice, de favoriser ainsi le rétablissement d'un processus démocratique permettant au peuple ukrainien de reprendre la main sur son destin.




Le Parti communiste français apporte son soutien en ce sens à l'initiative du Parti communiste d'Ukraine d'un référendum qui puisse permettre aux Ukrainiens de décider souverainement de toutes les questions de politique intérieure et extérieure, et économiques qui engagent l'avenir de leur pays.

Belgique : le PTB ( parti du travail de Belgique) pour une révolution fiscale !

0ptb La campagne électorale bat son plein en Belgique : le PTB - qui représente la vraie Gauche alternative et anti-capitaliste , mène une lutte active contre le pouvoir social-libéral qui pratique exactement la même politique que Hollande en France ! Des cadeaux fiscaux par milliards sont octroyés au patronat mondialisé par le gouvernement PS !! ...sur cette affiche , vous pouvez constater que les problèmes des belges sont les mêmes que les nôtres : les milliardaires paient moins d'impôts que leur femme de ménage !! ....on se croirait dans la zone franche de La Ronde Couture de Charleville-Mézières !!!

Les premiers sondages ( les élections auront lieu en mai ) donnent le PTB en forte progression tant en Wallonie qu'en Flandre ! ...travailleurs de tous les pays , unissez-vous !

Hollande au Vatican ....pour quoi faire ?????

00h

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CGT : l'Europe sociale est-elle une imposture ?????

0krazukiQuand la CGT dénonçait l'Union européenne du Capital et les illusions de l'Europe sociale, c'était en 1989




Dette-prétexte, austérité en faveur du patronat, fiscalité à deux vitesses, casse de l'appareil productif, compétitivité pour légitimer la casse des acquis sociaux, l'Europe comme prétexte et instrument de cette œuvre de démolition : on croirait ce discours sorti d'un dirigeant syndical ou politique en 2014, pourtant c'était Henri Krasucki, c'était en 1989 !




C'est dire la pertinence de la grille d'analyse marxiste. C'est dire aussi le chemin parcouru par nos organisations de classe, CGT et PCF, depuis l'époque où ils combattaient l'Europe du capital, dénonçaient les illusions de l'Europe sociale.




En 1995, la CGT quittait l'internationaliste FSM pour rejoindre l'européiste CES en 2000.




En 2005, Bernard Thibault suivait Lord John Monks, secrétaire de la CES, et appelait à voter « Oui » à la Constitution européenne. En 2011, il signait un texte avec plusieurs syndicalistes européens pour appeler l'Union européenne à renouer avec l'esprit du « Traité de Rome » et du « Traité de Maastricht » !




Ici, nous vous proposons un extrait du rapport d'Henri Krasucki, alors secrétaire de la GGT, au 43 ème Congrès de la CGT.




Il choisit, en plein débat sur le Traité de Maastricht de commencer son rapport par une dénonciation claire et nette de l'Europe du capital, dénonciation des illusions de l'Europe sociale maintenue par certains à gauche, et certains syndicats.




Une vision prophétique de la France que nous connaissons aujourd'hui. A l'époque, la presse bourgeoisie titrait : « la CGT en guerre contre l'Europe ». Hélas, cela ne risque pas d'arriver aujourd'hui !




Introduction et retranscription AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




En vidéo, un extrait de la conférence de presse de Krasucki : http://www.ina.fr/video/CAB88033600







La France et l'Europe qu'ils veulent




Où en sommes-nous en France ?




Dans la mise en œuvre de sa stratégie, la grande bourgeoisie française ne cesse d'aller plus loin dans tous les domaines du recul social et national déjà mis en évidence par notre précédent congrès.




Si elle procède à des adaptations, qui tiennent compte de l'évolution de la crise, ses objectifs demeurent fondamentalement les mêmes. Une seule chose progresse, et de quelle façon, ce sont les profits. Mais c'est bien le but recherché.




C'est un fait universellement reconnu, mis en lumière par un récent article de la Vie Française qui accumule les superlatifs : « explosion des profits », « fantastiques profits », « véritable feu d'artifice », « 1988, année de tous les profits ».




Pendant ce temps, les travailleurs et la France subissent de plein fouet les conséquences des choix imposés par le grand capital et les gouvernements successifs. Pour les salariés, pour la masse des gens, c'est l'austérité atteignant pour certains l'intolérable.




Pour le pays, c'est le déclin, terme que constatent avec aigreur les plus hautes autorités de l’État mais que confirment les réalités profondes.




Qu'est aujourd'hui la France, parmi les puissances industrielles et mondiales au regard de ce qu'elle était il y a seulement 8, 10 ou 15 ans ?




Oui c'est bien l'austérité et le déclin, contreparties des choix opérés en faveur du profit et des facilités accordées au capital. Oui, il en résulte tout un ensemble d'agressions sociales dont le projet de document d'orientation donne un large aperçu.




On nous oppose ce que les uns appellent « embellie » et le Premier ministre « convalescence ». Il est vrai qu'on peut faire état d'un peu de croissance et d'un peu d'investissement d'ailleurs très sélectif et très orienté. Mais à quel prix !




Ces résultats trompeurs et qui risquent d'être fort éphémères ont été acquis contre l'emploi, contre le pouvoir d'achat, ils sont le fruit du recul social.




Durant ces années, cette politique a été menée sous des habillages successifs : assainissement, modernisation, puis, adaptation aux contraintes extérieures.




L'Europe et la France du recul social




Aujourd'hui, c'est au nom de l'Europe que patronat et gouvernement la poursuivent. Mais cette fois il s'agit plus seulement d'un prétexte.




C'est un objectif concret, qui se met pratiquement en place, et interfère de plus en plus sur la réalité économique et sociale de notre pays.




Comment dissocier, par exemple, ce qui se fait au niveau de la fiscalité contre les petits gens et les salariés au bénéfice du capital français, de l' « harmonisation fiscale » projetée au niveau européen ?




En diminuant de moitié l'impôt des plus riches, en majorant de 5 000 F par an en moyenne la contribution d'un couple salarié, en assujettissant à l'impôt 3 millions de Français aujourd'hui exonérés, c'est bien aux exigences de la grande bourgeoisie français que répondent celles de la construction européenne.




L'Europe de la jungle




C'est donc bien de la place de la France dans l'Europe que le grand capital veut nous faire, et que mettent en place les gouvernements successifs, qu'il est question aujourd'hui.




Il y a bien du monde pour présenter l'Europe comme un projet généreux, en agitant des idées qui ne nous sont en rien indifférentes, comme « progrès », « amitié entre les peuples », « solidarité internationale ». Mais ce qu'ils font, c'est tout autre chose !




Ce qu'ils veulent créer en vérité, c'est une zone de douze pays, délimitant un véritable terrain de chasse pour grands fauves. Ils pourront s'y affronter avec une férocité dont la valse des OPA nous donne quelque idée.




Dans cette lutte sans merci, des entreprises, des villes, des régions, peut-être des pays seront sacrifiés. Mais au-delà des contradictions, des rivalités, des affrontements entre capitalistes, dans cette jungle où régnera la loi du plus fort, le gibier ce sera avant tout les salariés.




Nous ne sommes plus seuls à dire qu'impératifs économiques, compétitivité sont autant de prétextes pour de bons apôtres qui ne pensent qu'à liquider au nom de l'Europe des conquêtes sociales qu'ils n'ont jamais digérées.




Il s'agit bel et bien d'éliminer tout ce qui peut entraver la course à des profits toujours plus grands, dont les capitalistes ne sont jamais rassasiés.




L'Europe du fric




Cette Europe, c'est celle du fric, où les multi-nationales régneraient en maîtres. C'est aussi celle où dominerait la RFA, tandis que les USA et le Japon auront les moyens d'y faire prévaloir leur puissance industrielle et financière.




Le Premier ministre de la France Michel Rocard affirme crûment cette réalité lorsqu'il déclare au grand journal ouest-allemand Spiegel : « Construire l'Europe c'est également reconnaître que l'Allemagne est la puissance économique dominante ».




Pour être carré, le propos n'en est pas moins scandaleux. C'est admettre que la France de cette Europe-là serait un pays économiquement dominé, amputant gravement de surcroît, sa souveraineté nationale sur l'autel des institutions européennes.




Et dans une optique semblable, quelle industrie pour notre pays ? Quels services publics ? Quelle recherche ? Quelle culture ?




Une industrie mutilée, repliée sur quelques créneaux, vassale des multi-nationales, avec comme conséquence un reflux massif des emplois industriels, une pénétration sans cesse accrue de notre marché intérieur.




Des services publics détournés de leur vocation naturelle qui est d'être au service des gens et de leurs besoins, démantelés, reconvertis en fonction des intérêts du grand capital. Les statuts annihilés, l'emploi public décimé.




La recherche réduite à la portion congrue, asservie à la rentabilité financière, à la recherche du profit. La culture bradée, la création soumise à la concurrence sauvage des sous-produits américains, par des mesures comme celle qui fait disparaître les quotas de 60 % d’œuvres européennes sur les télévisions des pays d'Europe.




La CGT est partie prenante à la lutte des créateurs, des artistes et des autres professions concernées pour l'identité culturelle de la France et de chacun des pays européens.




D'autres questions, toutes aussi graves sont posées. Quelle agriculture quand on sait que la disparition de la moitié des exploitations familiales est la note à payer pour les dix années à venir ?




Quel environnement lorsqu'on décrète la libre circulation des déchets toxiques, et qu'avec la suppression ou l'abaissement des normes on vise à la disparition des faibles et insuffisantes protections nationales contre la pollution ?




Et quel enseignement quand l'harmonisation fiscale européenne exige une diminution massive des dépenses publiques au moment où, comme le préconise la CGT, il faudrait pour combler les retards existants, construire des centaines d'établissements, embaucher près de 500 000 agents enseignants et non-enseignants, revaloriser les salaires de façon substantielle ?




Quelles régions enfin, alors qu'elles se trouvent de plus en plus directement confrontées au processus communautaire, et à ses conséquences dramatiques ?




Ce n'est pas en implantant les Schtroumpfs à la place des complexes sidérurgiques, en hébergeant, ici ou là, les Vikings, Astérix ou Mickey, en caressant près de 300 projets du même genre, qu'on résoudra les problèmes de l'emploi régional, et qu'on maintiendra la France comme grande puissance industrielle !




Pour la CGT, la place des régions est essentielle, parce qu'elles sont une cible et un moyen de l'intégration.




Mais aussi parce qu'en dépit des dégâts subis, la lutte peut permettre de défendre leurs propres atouts pour l'emploi et les activités utiles. Elle est une nécessité et peut aboutir à des succès.




Ces questions, chacun se les pose de plus en plus, à l'expérience de ce qu'il vit, de ce qu'il voit se produire quotidiennement. Mais pour comprendre ce qui se passe au quotidien, il faut avoir aussi clairement que possible ce qu'ils visent vraiment.




Le patronat annonce la couleur




Le grand projet du patronat français et européen, celui qui progresse dans les faits, jour après jour, c'est une France et une Europe du recul social. On a beaucoup subi, et l'inquiétude grandit devant ce qui s'annonce. Mais, ce qui se met en place est pire ce que s'imaginent la plupart de ceux qui s'inquiètent.




« Ne soyons pas naifs », nous dit le président du CNPF, M.Périgot. Et lui annonce la couleur, sans s'embarrasser de formules : « On va enfin dépoussiérer la société française, nous dit-il, la débarrasser de ses scories ».




« Quelle est la finalité de l'Europe, en matière sociale ? », ajoute-t-il, et la réponse est « à mon sens, c'est la flexibilité ». La grande erreur nous avertit M.Périgot serait de « rêver de vivre tous comme ceux qui vivent le mieux ».




Et devant ses pairs, aux assises du CNPF, il déclare : « Unie, l'Europe devra définir un nouveau type de rapports sociaux fondé sur la flexibilité, le respect des différences, l'épanouissement des aspirations individuelles.




Personne ne saurait gagner la bataille de l'Europe en préservant frileusement les acquis d'un monde aujourd'hui révolu. »




Les commentaires sont inutiles. M.Périgot dit tout, dans son langage de patron. L'Europe qu'ils veulent vraiment nous faire, c'est celle-là. La France qu'ils veulent, c'est celle qui accepte ce fantastique effondrement social.




Que valent alors les discours lénifiants que nous attendons par ailleurs ? Le Président de la République François Mitterrand affirme que « l'Europe sera sociale ou ne sera pas » et déclare qu'il « ne veut pas d'une Europe dans laquelle il y aurait une régression ».




M.Giscard d'Estaing se répand à son habitude en déclarations de bonnes intentions, tandis que le Président de l'Assemblée nationale, M.Laurent Fabius, affirme vouloir « l'Europe sociale vers le haut ».




C'est fou ce que les bonnes intentions peuvent s'afficher par les temps qui courent !




En réalité, c'est tout le contraire qui se fait, et tous le savent d'autant mieux que cela résulte des décisions sur lesquelles s'accordent les chefs d'Etats et de gouvernements. C'est M.Périgot qui dit la vérité !




Ce qui est voulu, décidé, et déjà en route en France même et dans chacun des douze pays de la Communauté, c'est bel et bien la mise en concurrence des travailleurs de ces pays entre eux pour aligner vers le bas leurs conditions sociales.




La « libre circulation » de la main d'oeuvre est un instrument de cette concurrence. Elle fait peser des menaces de discriminations aggravées pour les travailleurs, notamment pour les travailleurs immigrés originaires de pays extérieurs à la Communauté.




L'objectif : la destruction des acquis sociaux




Comme nous avons souvent eu l'occasion de le dire, et comme le souligne le projet de document d'orientation, c'est ce que les salariés ont conquis de plus avantageux par l'action syndicale dans le cadre national, qui est menacé de destruction.




Pour la France, par exemple, plus d'élus dans les CHSCT, la sécurité de chacun abandonnée au bon vouloir du patron, alors que se multiplient les accidents de travail. Plus d'interventions ou de contrôle des CE notamment en ce qui concerne l'introduction de nouvelles technologies et leurs conséquences pour les travailleurs.




Des statuts publics vidés de leur contenu, une protection sociale laminée, la disparition d'un tiers des lits d'hôpitaux. Individualisation de la formation professionnelle, élaboration d'une classification des emplois du niveau de CAP dans une série de branches industrielles, préfigurant une « Convention collective européenne » dont on peut imaginer le contenu !




Ce ne sont que quelques exemples. Ils illustrent la nature des choix opérés et que nous voyons dès maintenant se concrétiser dans des projets précis à la veille d'approbation par les instances européennes.




Des choix qui, en même temps, dictent les mesures qu'on applique déjà dans notre pays. Il suffit de voir ce que nous prépare le budget pour 1990, pour s'en convaincre. C'est le premier budget que l'on peut qualifier d'essentiellement européen.




Il aligne étroitement l'évolution de l'économie française sur les « performances » allemandes en matière monétaire et en matière de prix. Il met en pratique l'ouverture tous azimuts dans la perspective de la mise en place du grand marché communautaire.




Le résultat, c'est une réduction massive d'impôts évaluée à 15 milliards environ, pour le capital. Et pour compenser, une nouvelle réduction des dépenses socialement utiles atteignent particulièrement le secteur public où la rigueur salariale régnera plus que jamais, et où une nouvelle réduction d'effectifs de l'ordre de 1,5 % est prévue.




Au-delà des déclarations « sociales », c'est cela qui compte. C'est à cela qu'on a affaire et contre quoi il faut lutter. Il faut une réplique au niveau de l'agression dont les travailleurs sont l'objet en France et dans l'ensemble des pays de la Communauté.



Notre commentaire : ce texte qui date de 1989 n'a pas pris une ride ....les prévisions de Henri Krazucki sont malheureusement devenues une réalité , et les reculs de civilisation se succédent de plans d'austérité ...en contrat de "responsabilité" !! SORTIR DE L'EUROPE DU CAPITAL EST LA SEULE PERSPECTIVE ALTERNATIVE DE LA VRAIE GAUCHE !

BELGIQUE : la TVA sur l'électricité va passer de 21 à 6% !!!

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En Belgique, la TVA baisse de 21 à 6 % sur l’énergie




La campagne de masse du PTB a payé !








Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Une sorte de cadeau de Noël mais obtenu sous pression : la TVA sur l’énergie va baisser en Belgique, de 21 à 6 %. Une mesure qui va soulager la vie de millions de ménages belges, non sans arrière-pensées du côté gouvernemental, mais qui peut nous inspirer.




La nouvelle est tombée lors du Conseil des ministres du 29 novembre : la TVA sur l’énergie va bien baisser, de 21 à 6 %, à acter du 1er avril 2014.




Aucun « cadeau » n’est gratuit, aucune mesure n’est obtenue sans pression populaire. Depuis 2008, le Parti du travail de Belgique (PTB) menait campagne pour cet allégement. Il a obtenu 250 000 signatures et réussi à mettre cette proposition à l’ordre du jour.




Une économie de 300 € par an et par ménage : une mesure salutaire !




Les arguments du PTB, marqués par le bon sens, ont fait mouche : les tarifs ont augmenté de 40 % pour l’électricité, 70 % pour le gaz en huit ans, pendant qu’Electrabel (l’EDF belge … contrôlé par GDF-Suez !) engrangeait 2,5 milliard de bénéfices l’an dernier !




Le PTB avait chiffré l’économie de cette mesure : une baisse de la facture de 300 € par an et par ménage. De quoi mettre du beurre dans les épinards, voire de racheter des épinards pour les plus modestes ! 100 000 familles n’ont pu payer leurs factures l’an dernier.




Cette mesure est aussi une mesure de classe, de justice sociale. En effet, si pour les 25 % des ménages les plus riches, l’énergie occupe 3 % du budget, c’est plus de 13 % du budget pour les 25 % les plus pauvres.




Ce succès indéniable est donc le fruit d’une campagne de masse du Parti du travail belge, en plein développement ces derniers temps – sa percée aux dernières élections locales n’en étant qu’un reflet partiel – sur des bases de classe et de masse.




Un succès du PTB ... à prendre avec prudence :

le patronat donne du main pour reprendre de l’autre ?




Cela n’exclut pas de maintenir un regard critique sur l’adoption de cette mesure par le gouvernement belge, qui va tenter de donner d’une main pour reprendre de l’autre.




D’abord, parce que cette mesure est intégrée au « Plan de relance et compétitivité », et qu’il est couplé à une exonération de cotisations sociales en tout de 1,5 milliards d’euros, en trois phases (2015, 2017 puis 2019), visant le paiement de bas salaires ainsi subventionnés.




Ensuite, parce que cette mesure sert de prétexte à un recul de la revalorisation de l’index – l’indexation des salaires sur les prix – de fait, une politique de gel des salaires.




A considérer que ce mauvais coup soit acté, on peut considérer que ce qui est pris n’est plus à prendre. Une baisse de la TVA sur l’énergie constituerait une augmentation du pouvoir d’achat des salariés, aux luttes d’arracher une augmentation des salaires.




Il n’est pas impossible que le gouvernement cherche même à remettre en cause l’indexation des salaires sur les prix – supprimée par le gouvernement Mauroy en 1982 en France, que l’on paie encore –, le PTB s’y oppose farouchement.




Ces mises en garde soulignent la nécessité de continuer la lutte, peut-être aussi d’élargir les revendications : au gel des tarifs ainsi qu’à la nationalisation du secteur de l’énergie. Mais bravo à nos camarades belges, un exemple à suivre naturellement !

2014 : L'Union européenne du capital peut se décomposer !...aidons-la .

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Les banksters font désormais la loi dans tout l'Europe : cet adversaire n'a pas de visage , mais il a une feuille de route claire - LA MISE SOUS TUTELLE DU POUVOIR POLITIQUE ET DE LA DEMOCRATIE , c'est à dire de tous les peuples ! c'est cela la violence des Riches !!!!!!

Pour conjurer la crise de la démocratie représentative QUI PEUT NOUS CONDUIRE VERS DES ABIMES INCONTROLABLES , aidons l'Union européenne à se décomposer rapidement : refusons massivement de voter en mai prochain pour des élections anti-démocratiques, anti-sociales et anti-économiques ! Moins il y aura de votants , plus l'institution sera déconsidérée !!!

"La Nation , c'est ce qu'il reste à ceux qui n'ont plus rien" , écrivait Jean Jaurés ....assassiné le 31 juillet 1914 alors qu'il venait de prévoir une grève générale contre la déclaration de guerre !!

A l'Europe du capital , opposons la coopération internationale des pays européens en renationalisant l'ensemble des banques et des secteurs clés de l'économie !

"LE COURAGE , C'EST D'ALLER A L'IDEAL " . Assez de renoncements !!!

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