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Jean-charles Vanbervesseles Debout les Ardennes qui souffrent

faurecia Equipementier automobile ( largement dépendant de PSA ) , Faurecia est touché par la crise de l'automobile - elle-même accentuée par les politiques d'austérité européennes !

L'usine Faurecia de Mouzon est le plus gros employeur du canton : 490 salariés répartis en 3 sites ( 184 au formage , 212 au revêtement et 94 en recherche et développement ) .

Selon le journal "L'Usine nouvelle" de cette semaine , 94 postes vont être supprimés en septembre au formage : -38 opérateurs de production , 16 employés administratifs et une quarantaine d'intérimaires !!

La direction aurait lancé un appel aux départs volontaires , mais cet "ajustement" des effectifs est mal accepté par la CGT , le syndicat majoritaire !

Encore un coup dur pour l'industrie ardennaise : une autre politique de relance industrielle , interdisant notamment les licenciements boursiers , et s'appuyant sur la nationalisation de plusieurs secteurs stratégiques , est possible !

Les Ardennes , zone franche depuis 2007 , c'est une véritable imposture économique : aucun emploi n'a été créé , mais le territoire a été appauvri avec les exonérations massives d'impôts et de cotisations patronales !!

Imposons le changement tous ensemble !! mobilisons-nous contre l'austérité !

60hollande

Dimanche soir , sur M6 , François Hollande a confirmé vouloir proposer un nouveau recul sur la durée de cotisations pour avoir droit à une retraite à taux plein : 44 ans ( au lieu de 41,5 ) ......autrement dit , à 60 ans , plus personne n'aurait une retraite complète !!

Encore un renoncement que Mitterand et Mauroy - qui avaient mis en place la retraite à 60 ans , auraient condamné !!

Ce rapport Moreau est inacceptable : il ne fait que reprendre les injonctions de l'Union européenne .... Hollande et Ayrault se couchent devant Bruxelles , comme tous les autres pays d'Europe où l'on voit partout que les droites et les PS adoptent la même politique au service du capital !!

Le débat sur la sortie de l'Europe et de l'euro doit s'amplifier : les couches populaires sont les premières victimes de ces politiques austéritaires ! çà suffit ....l'Europe sociale , c'est une imposture , il faut restaurer la souveraineté populaire .

dekens Après les patrons-voyous , le département des Ardennes se serait bien passé de découvrir qu'un responsable connu de l'UMP , pharmacien de son état en plus , venait d'être condamné pour escroquerie envers la CPAM !!! ....un scandale peu courant !!

Maire de Vireux-Wallerand , président de la communauté de communes "Ardennes -Rives de Meuse " , conseiller régional UMP , ancien suppléant aux législatives de 2008 de Boris Ravignon , Mr Dekens a été condamné pour ESCROQUERIE ....on croit rêver devant de telles dérives ! ...il aurait sciemment surévalué , entre 2007 et 2012 , des factures de médicaments par rapport aux ordonnances prescrites !!

Cette affaire est d'autant plus grave que c'est un professionnel de la santé qui a spolié la Sécurité sociale , c'est à dire un organisme public dont le financement est alimenté par les cotisations tant ouvrières que patronales !! ...autrement dit , à travers la CPAM , ce sont TOUS LES COTISANTS ARDENNAIS ( salariés et patrons) qui ont été victimes de cette fraude !

Ce soir , dans un communiqué de presse , la fédération du PCF DEMANDE LA DEMISSION DE CET ELU !

Communiqué de presse

" Bernard Dekens doit tirer les enseignements de sa condamnation

Nous avons pris connaissance du récent jugement condamnant le pharmacien de Vireux-Wallerand, Bernard Dekens. Ce dernier a également des responsabilités électives locales et régionales au titre de l’UMP. Compte tenu de la nature de l’infraction qui concerne une spoliation de la CPAM et donc des financements publics, il nous parait indispensable que Monsieur Dekens en tire toutes les conséquences en démissionnant de ses mandats électifs. C’est un acte indispensable pour assurer la moralité de la vie politique. "

Alors que les scandales se multiplient au niveau national , il serait grand temps qu'une loi soit votée pour contraindre tous les élus véreux à l'inégibilité à vie ! la démocratie s'en porterait bien mieux !

Ainsi , aprés le Parti de Gauche 08 , le PCF 08 demande la démission immédiate de l'élu de la Pointe : qu'en pensent donc les dirigeants ardennais de l'UMP , à commencer par Messieurs Ravignon ,Huré , Cordier ,Mme Poletti ou Mrs Warsmann ( ancien président de la commission des lois à l'Assemblée nationale) ??......

L'association des "Amis de Jean Meslier (1664-1729)" a pour objet de favoriser la connaissance de la personnalité et de l'œuvre de ce curé ardennais ....précurseur de l'athéisme et du matérialisme sous Louis XIV !!

Ainsi ,pour honorer sa mémoire , tous les 15 juin , l'association tient son assemblée générale à Etrepigny (08), village dont Meslier fut le curé pendant 40 ans !

Cette année , après l'AG qui réunira les adhérents à partir de 15h , une balade est organisée -ouverte au public , vers le village natal de Meslier situé à quelques kilomètres , Mazerny .

De 19h30 à 21h , une visite guidée de Mazerny permettra aux visiteurs de découvrir l'environnement natal de cette figure marquante de l'Histoire de la pensée politique et philosophique au XVIII ° siècle !

Chacun apportera son pique-nique pour clôturer la soirée philosophique entre amis ...et à l'abri selon la météo !! !

Venez nombreux . Programme détaillé sur le site : WWW.JEANMESLIER.FR

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11° jour de grève de la faim pour E. Jacquemin , un élu du sedanais , militant du Collectif08 "Sauvegardons nos écoles" : il campe dans sa caravane devant l'inspection académique , à Charleville-Mézières !

Rappelons que le collectif "Sauvegardons nos écoles" a été créé début Mai : il regroupe des enseignants , des parents d'élèves et des élus qui ont demandé au ministre de l'Education nationale la suspension de tous les projets de fermeture d'établissements scolaires dans les Ardennes .

En effet , des menaces de suppression pèsent sur les collèges ou lycées de Le Chesne , Buzancy-Grandpré , Bazeilles et Givet ....outre les dizaines de classes déjà rayées de la carte scolaire ces dernières années au nom de le célèbre RGPP (révision générale des politiques publiques) , c'est à dire au nom de l'austérité prônée par l'Union européenne !!

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François Hollande avait annoncé vouloir donner la priorité à l'Education nationale ! pourquoi le ministre ne répond-il pas aux interrogations des ardennais ??

Quelles différences y-a-il entre la RGPP de Sarkozy et la MAP (modernisation de l'action publique) de Hollande ?? ce n'est pas le DASEN ( simple fonctionnaire) qui est responsable de cette situation , ce sont les politiques européennes !

Hier ,la droite fermait déjà les écoles , aujourd'hui le PS fait pareil ....et ils font semblants de s'auto-accuser !!

Pour sortir de cette impasse austéritaire européenne , la mobilisation des enseignants ,des parents d'élèves et des citoyens en général est indispensable : L'ECOLE N'EST PAS UNE MARCHANDISE !

Les services publics sont sans cesse rabotés sur ordre de Bruxelles ....alors que -dans le même temps , des milliards d'euros s'évaporent dans la fraude fiscale , les paradis fiscaux , les salaires faramineux de certains patrons ,ou encore dans les distributions juteuses de dividendes ...au détriment de l'investissement pour nos enfants !!

D'autres manifestations sont prévus dés demain : venez nombreux !

- le 12/06 , à 11h30, place de la République à Givet , pour défendre le lycée . -à 15h , à Charleville-Mézières , pour "accueillir" le Recteur devant l'Inspection académique ...

CE N'EST QU'UN DEBUT ...LE COMBAT CONTINUE , merci Emmanuel Jacquemin , la Résistance prend forme !!

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Prés de 250 personnes ont répondu ce soir à l'appel du FRONT DE GAUCHE 08 pour rendre un dernier hommage à Clément Meric , ce jeune étudiant agressé par une poignée de militants d'extrême droite avant-hier à Paris .

Outre les représentants du Front de Gauche ( PCF, PG, GU ) , plusieurs organisations politiques ( PS,Mjs ,Npa, LO ,Eelv ,Poi ) et syndicales ( Cgt , Fsu , Sud ) avaient invité les ardennais à participer à ce rassemblement devant la plaque -souvenir contre les crimes racistes et antisémites , située devant l'Hôtel de ville !

Après une courte déclaration du président de la Ligue des Droits de l'Homme , Annette Bonzli (PG) et Sylvain Dalla Rosa (PCF) ont exprimé l'horreur et la condamnation du Front de Gauche face aux criminels qui ont frappé à mort Clément Meric . DSC01659

Contrairement à certains commentaires médiatiques , ce jeune homme engagé n'a pas été victime d'une simple rixe : il est mort sous les coups de poing américains de brutes d'extrême droite ....dont les liaisons avec le FN sont connues !

Faut-il rappeler par exemple , que le fils d'un conseiller régional FN en Champagne-Ardenne , avait du rendre des comptes à la justice l'année dernière pour avoir tatoué une devise hitlérienne et raciste sur son torse !!

Faut-il rappeler le climat nauséeux et violent développé dans le pays depuis des semaines - sous l'impulsion de l'extrême droite , lors des manifestations contre la loi du mariage pour tous ! DSC01662

Faut-il rappeler les récents propos de Marine Le Pen concernant le suicide à Notre Dame de Paris du théoricien de l'extrême-droite , Dominique Venner , parlant "d'un geste éminemment politique" !

La droite "décompléxée" (sic) n'hésite plus , pour des raisons purement électorales , à jeter des passerelles avec le FN : le débat sur "l'identité nationale" a encouragé un déferlement de boue dans le débat politique !

La dissolution de quelques groupuscules nazillons est nécessaire , mais elle ne sera pas suffisante : c'est la banalisation médiatique de l'extrême-droite qu'il faut combattre !

Ce combat politique contre les dérives fascistes était au cœur de l'action de Clément Meric : il est mort pour avoir défendu les idées fondatrices de la République - LIBERTE , EGALITE , FRATERNITE et SOLIDARITE .

" Ami ,si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place ..." ....nous sommes tous des Clement Meric .

frontCommuniqué de presse Assassinat d’un militant :

Ecoeurement et colère dans les Ardennes

Un jeune étudiant, militant antifasciste, a été assassiné par des membres d’un groupe d’extrême droite, mercredi à Paris. C’est la haine et la violence à l’état pur qui ont animé les agresseurs, encouragés par la banalisation des thèses du Front National dans la vie politique.

Le Front de gauche des Ardennes est écoeuré de la mansuétude qui prévaut à l’égard des idées d’extrême droite. Nous réclamons justice pour notre camarade et nous adressons à tous ses proches nos sincères condoléances.

Le Front de gauche des Ardennes appelle à un rassemblement unitaire et ouvert à tous les républicains le : Vendredi 7 juin à 18 h 00 place de l’Hôtel de Ville de Mézières (côté stèle contre les crimes racistes).

Nous voulons exprimer notre horreur et notre condamnation face au crime contre notre camarade Clément MERIC.

TUILogo Le syndicat des enseignants irlandais premier en Europe à soutenir le boycott académique d’Israël

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le mouvement pour le boycott de l’État d’Israël prend de plus en plus d'ampleur. Désormais, des syndicats osent non seulement appeler à l'adoption de mesures de boycott mais en les articulant à l'exigence de désinvestissement et de sanctions contre l’État sioniste.

Le 4 avril dernier, le Syndicat des enseignants d'Irlande (TUI), au nom de ses 14 000 syndiqués, a pris une décision historique : il est le premier syndicat d'Europe à soutenir le cause palestinienne en lançant un appel public à un boycott académique d’Israël.

La motion adoptée à l'unanimité par le Congrès annuel du syndicat dénonce Israël comme « Etat d'apartheid ».

Elle appelle tous « ses membres à cesser toute collaboration culturelle et académique avec Israël, y compris l'échange de scientifiques, étudiants et personnalités académiques, ainsi que la coopération dans des programmes de recherche ».

La motion va plus loin, appelant le Congrès des syndicats irlandais (ITUC) à « faire monter la campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre l’État d’Israël tant qu'il ne lèvera pas son siège contre Gaza et n'arrêtera pas son occupation illégale de la Cisjordanie ».

Le mouvement syndical, progressiste et anti-impérialiste irlandais a été particulièrement actif ces derniers mois dans le soutien à la cause palestinienne.

Plusieurs militants pacifistes irlandais se retrouvaient parmi l'équipage de la dernière « Flotte de la liberté » en direction de Gaza, prenant la tête notamment du navire « Rachel Corrie » pris d'assaut en mai 2010 pour les forces spéciales israéliennes.

Concernant la motion votée en avril au Congrès, celui qui l'a déposé, Jim Roche, maître de conférences à l'Ecole d'Architecture de Dublin a insisté sur le fait qu' :

« il ne fait aucun doute qu'Israel met en place des politiques d'apartheid. Même les vétérans de la lutte anti-apartheid en Afrique du sud reconnaissent que c'est pire que ce qu'ils ont connu là-bas. »

« Nous avons proposé cette motion car nous croyons que, tout comme en Afrique du sud, le mouvement syndical a un rôle vital à jouer pour faire monter la pression afin de mettre un terme à l'occupation et l'apartheid israéliens ».

Le mouvement pour le boycott académique d’Israël s'inspire du mouvement analogue contre le système d'apartheid en Afrique du sud, qui avait contribué à discréditer auprès de l'opinion publique internationale l'action de ce gouvernement inique.

Dans d'autres pays d'Europe, l'idée progresse dans le monde syndical. En Grande-Bretagne, des pas dans la même direction ont déjà été réalisés par le Syndicat des universités (UCU) qui a déjà proposé plusieurs motions à ses congrès pour le boycott académique d’Israël.

La récente décision du physicien de renommée mondiale, Stephen Hawking, de ne pas participer à une conférence scientifique en Israël renforce la légitimité du mouvement pour le boycott académique d’Israël, en Grande-Bretagne, en Irlande et dans le reste de l'Europe.

Ainsi , un syndicat important de l'Irlande catholique en arrive à dénoncer l'apartheid d'Israel vis à vis des palestiniens : cette motion va faire monter l'exigence du respect du droit international par Israel !

rimb

En résidence à Charleville-Mézières en 2008 , un jeune cinéaste - Patrick Taliercio , avait découvert chez un bouquiniste local un document inédit : dans le "Progrés des Ardennes" daté du 25 novembre 1870 , un article titré "Le rêve de Bismarck" , signé sous le pseudonyme de Jean Baudry ....qui était le nom de journaliste .... d'Arthur RIMBAUD !!!

Cette découverte a fait le tour du monde des rimbaldiens : même l'album Pléiade "Rimbaud" a rajouté cette information dans ses rééditions !

Je vous livre ci- dessous le résumé de cette belle épopée :

LE PROGRES DES ARDENNES DU 25 NOVEMBRE 1870

Un texte inédit de RIMBAUD découvert chez Arch'Libris ! En avril 2008, le cinéaste Parick Taliercio tourne à Charleville un film consacré aux premières fugues du jeune Rimbaud. Un après-midi, par simple curiosité, il pousse la porte de la librairie... Attiré par notre collection de vieux journaux ardennais, il se met à la recherche de documents sur la guerre de 1870 dans les Ardennes. Nous lui présentons, outre des exemplaires du « Courrier des Ardennes », trois rares numéros du « Progrès des Ardennes », journal d' « opposition » ou travailla le poete quelques jours, et ou il aurait pu faire publier quelques articles... Bien que « Le dormeur du Val », ni aucun autre poeme ne s'y trouve, le cinéaste achete le numéro du 25 novembre 1870 : période très interessante pour lui, puisque correspondant à la premiere fugue de Rimbaud. C'est le soir, dans sa résidence de Charleville, en « épluchant » son acquisition, que Patrick remarque un article intitulé « Le reve de Bismarck » et signé d'un certain Jean Baudry... jean Baudry, Jean Baudry ?... La mémoire revient au cinaéste !! Ernest Delahaye, l'ami carolopolitain de Rimbaud, signale dans ses mémoires que Rimbaud aurait écrit un texte sur Bismarck sous ce pseudonyme, et qu'il l'avait proposé au Progrès. Taliercio vient donc de mettre à jour, chez Arch'Libris, un inédit de Rimbaud : son premier texte imprimé, jusqu'à maintenant jamais retrouvé !

En voici la copie intégrale :

Le reve de Bismarck (Fantaisie) C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite; de son immense pipe, s'échappe un filet bleu. Bismarck médite, Son petit index crochu chemine, sur le velin, du Rhin à la moselle, de la Moselle à la Seine; de l'ongle, il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg : il passe outre. A Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, - et s'arrete... Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine ! - Oh ! Sous son crane jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse ! Bismarck médite. Tiens! Un gros point noir semble arreter l'index frétillant. C'est Paris. Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, - enfin de s'arréter... Le doigt reste là, moitié plié, immobile. Paris ! Paris ! - Puis, le bonhomme a tant rever l'oeil ouvert, que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front penche vers le papier; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir... Hi ! Povero ! En abandonnant sa pauvre tete, son nez, le nez de M, Otto bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent..; Hi ! Povero ! Va povero ! Dans le fourneau incandescent de la pipe..., hi ! Povero ! Son index était sur Paris !... Fini, le rêve glorieux !Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate ! - Cachez, cachez ce nez ! Eh bien ! Mon cher, quand pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais (...) avec des cris de dame (...) dans l'histoire vous porterez (...) entre vos yeux stupides !... Voilà ! Fallait pas révasser ! Jean Baudry.

Aujourd'hui , selon mes informations , Patrick Talercio souhaite revendre sa découverte dans la ville-même de Rimbaud : ainsi , le Progrés des Ardennes du 25 novembre 1870 sera prochainement mis en vente publique ( vers la fin juin ??) à la salle des ventes de Charleville-Mézières !

Le musée de Charleville-Mézières sera-t-il en capacité financière suffisante pour acquérir ce document exceptionnel ???

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Retraites, droit du travail, services publics, fiscalité: tout ce que Bruxelles veut vous faire perdre





Si la France suit à la lettre les recommandations économiques dévoilées ce mercredi par la Commission européenne, les droits actuels à la retraite, les services publics et les protections des salariés vont en prendre un sacré coup.

Revue de détail de ces changements néolibéraux qui se cachent derrière le terme politiquement correct de "réformes structurelles".

•Retraites rognées

L'objectif assigné par Bruxelles à Paris est de ramener à l'équilibre "pour 2020 au plus tard" son système de retraites. Pour ce faire, la Commission n'édicte qu'un seul oukaze: "Eviter d'augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites". En clair, il s'agirait donc de jouer soit sur les niveaux actuels des pensions, donc sur le pouvoir d'achat des retraites, soit sur les droits à la retraite à taux plein des salariés, soit sur l'âge légal (65, 67 ans?), soit encore sur l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général. Bref, c'est aux Français de faire les efforts. Pas touche aux cotisations des entreprises.

Réponse à l'automne lors du lancement d'une nouvelle réforme des retraites, après celles de 2003 et 2010. Avant cela, une concertation va s'engager entre le gouvernement et les représentants des syndicats et des employeurs lors d'une conférence sociale les 20 et 21 juin.

•Assurance chômage lessivée

La travail étant une charge et non créateur de richesse pour la Commission européenne, Bruxelles demande à la France de "doper sa compétitivité". Après l'Accord national interprofessionnel (ANI) et sa récente transposition dans la loi, voici donc un second round de flexibilisation du marché du travail hexagonal. Cette fois, les assurances chômage sont dans le viseur. Il faut "lancer en urgence une réforme de l'assurance chômage avec les partenaires sociaux pour assurer qu'elle rend attractif le retour au travail", dit la Commission. Fainéant de chômeurs!

•Travail dérégulé

Dans la même veine, la Commission renouvelle sa demande de réforme du marché du travail et d'ouverture de certaines professions comme les notaires ou les taxis. Elle souhaite voir renforcer la compétitivité des services en agissant sur les professions réglementées via la suppression des quotas et autres restrictions juridiques. Elle préconise également de simplifier la législation sur les heures d'ouverture des magasins.

•Règlementations chassées

Selon Bruxelles, Paris devrait aussi supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l'électricité et ouvrir le secteur du transport ferroviaire domestique des passagers. Ce qui est déjà sur les rails.

•Fiscalité remaniée

Là encore, un seul mot d'ordre: tout pour les entreprises, les particuliers peuvent payer! Les services de Jose-Manuel Barroso attendent de la France une "simplification" de sa fiscalité. Soit transférer une partie des cotisations des entreprises vers l'environnement et la consommation. Mais aussi abaisser la taxe sur les sociétés, élargir la base de l'impôt sur le revenu, ramener les taux de TVA proches de la moyenne européenne...

•Moins de services publics

La Commission européenne n'a pas abandonné son bâton austéritaire pour cogner sur l'Etat social. Après avoir octroyé "gracieusement" deux années supplémentaires pour diminuer ses déficits publics en-dessous des 3%, Barroso présente la note en imposant un calendrier précis: 3,6% du PIB en 2014 et 2,8% en 2015, après 3,9% cette année.

Ces deux années supplémentaires ne sont "pas une solution de facilité, au contraire, c'est une exigence que la France fasse les réformes indispensables", a insisté le président de la Commission européenne. Ce dernier a en tête la simplification administrative de l'Etat via la future loi de décentralisation: une occasion de gommer des missions de service public exercées par les collectivités territoriales. Les dépenses de l'Etat restent aussi sous surveillance. La baisse des déficits impose des coupes budgétaires pour 2013 et 2014, auxquelles le gouvernement français a dejà préparé les esprits.

. Convergences Barroso Hollande !!!!!!

José Manuel Barroso ne cache d'ailleurs pas les convergences de vues entre Bruxelles et le gouvernement français ces derniers mois. Selon lui, le "message d'exigence" adressé ce mercredi à Paris "est en ligne avec les préoccupations exprimées par le président français François Hollande". Ce dernier était venu mi-mai dans la capitale belge pour rencontrer la Commission européenne. Il s'était alors engagé à poursuivre la mise en place de réformes, "non parce que l'Europe le demanderait mais parce que c'est l'intérêt de la France".

TOUS LES PARTIS "SOCIALISTES " (sic) EUROPEENS ont déjà accepté d'appliquer cette véritable régression sociale , dont on voit les résultats catastrophiques notamment en Gréce , en Espagne , au Portugal ou à Chypre !... et demain en France , en Belgique , en Angleterre , en Allemagne ...etc ....

LE DEBAT SUR LA SORTIE DE L'EUROPE DU CAPITAL et donc de L'EURO , DOIT S'ACCENTUER AU SEIN DU PCF ET DU FRONT DE GAUCHE : "réorienter l'Europe" est un mot d'ordre dépassé qui ne correspond plus aux intérêts populaires .

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Le débat sur la sortie de l’Euro avance dans le Parti communiste portugais




Article MO pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/




Peut-on réformer l’Union européenne, ré-orienter l’Euro ou doit-on rompre avec le processus d’intégration européenne ? La question divise les Partis héritiers de la tradition communiste. Le PCP, comme d’autres en Europe, prône la rupture.




Le Parti communiste portugais (PCP) a depuis trente ans porté avec constance une critique de l’Union européenne du capital : depuis l’adhésion du Portugal à la CEE jusqu’au Traité de Lisbonne.




L’intégration européenne fut un outil au service de la bourgeoisie portugaise pour revenir sur les acquis sociaux et démocratiques de la révolution d’Avril, telle est l’analyse du PCP.




Lors de son dernier congrès, en décembre 2012, le PCP a réaffirmé sa position : l’Union européenne n’est pas réformable, la crise de la zone Euro est la conséquence logique de l’Union économique et monétaire, et de la nature de classe de cette UE.




Désormais, le débat s’aiguise et se radicalise, sans que la décision ne soit encore définitivement tranchée : la question de la sortie de l’Euro est désormais posée.




Faut-il sortir de l’Euro ? Le débat est ouvert dans le PCP !




Le PCP a, depuis le Traité de Maastricht, toujours affirmé son opposition au projet de monnaie unique, y percevant un outil pour achever la destruction de l’appareil productif portugais, mettre sous tutelle le pays et casser les droits sociaux des travailleurs.




Jusqu’à présent, le Parti refusait de prendre à son compte le mot d’ordre « sortie de l’Euro ». A l’initiative de certains économistes du Parti, tel Agostinho Lopes, le débat est désormais ouvert.




Avant le dernier congrès, le secrétaire-général du Parti, Jeronimo de Sousa, avait reconnu que la question se posait mais n’était pas encore tranchée. Le dernier congrès a réaffirmé la position de principe contre la monnaie unique, sans appeler à la sortie de l’Euro.




C’est dans ce contexte que le PCP a organisé, le 19 mars dernier, une grande rencontre à Lisbonne « L’Euro et la dette », réunissant quatre économistes du parti ou proches du parti, porteurs d’une ligne critique face à la monnaie unique.




Si nous tâcherons à l’avenir de reproduire ces interventions dans leur intégralité, voici les teneurs d’un débat riche en perspectives.

Je ne crois pas qu’il y ait de solution au sein de l’Euro » (Ferreira do Amaral)



L’économiste Joao Ferreira do Amaral, proche du PCP, a insisté sur la nécessité de sortir de la monnaie unique. Pour lui, il est nécessaire de récupérer les instruments dont le pays a besoin, d’abord la maîtrise du taux de change et la possibilité de battre sa monnaie.




Le premier est « un instrument essentiel pour stimuler le secteur productif de biens exportables », le second pour « éviter une faillite interne » et « gérer la sortie de l’euro de façon à défendre les familles endettées ».




« L’euro : une décision politique du grand capital européen dans une UE de classe » (Agostinho Lopes)




L’intervention d’Agostinho Lopes, économiste du parti et membre du Comité central, était très attendue. C’est lui qui a porté haut et fort au dernier congrès la nécessité d’envisager la rupture avec l’Euro et l’Union européenne.




Lopes a rappelé la position historique du parti, d’opposition à la monnaie unique. Il a souligné que « l’Euro est un projet qui n’a pas échoué dans ses objectifs ».




Au contraire, ce « fut une décision politique, un choix du grand capital européen et des puissances dominantes en Europe, dans un contexte d’intégration capitaliste, dans le cadre du processus de classe que constitue l’Union européenne ».




En ce sens, Lopes insiste sur la nécessaire récupération des instruments de souveraineté économique face à l’ « incompatibilité absolue entre l’Euro et l’alternative patriotique et de gauche proposée par le PCP ».




« La sortie de l’Euro : une condition nécessaire mais pas suffisante » (José Lourenço)




L’économiste José Lourenço, membre de la Commission économique du PCP a dénoncé dans l’Euro « un instrument au service de l’exploitation des travailleurs et des peuples, et de l’approfondissement des conditions de rentabilité du capital ».




Pour Lourenço, face à une zone Euro qui construit structurellement une Europe à plusieurs vitesses, la « sortie de l’Europe est une condition nécessaire à notre survie comme pays indépendant, mais elle n’est pas suffisante ».




L’économiste insiste sur la nécessité de négocier cette sortie de l’Euro pour éviter l’effondrement du pays, dépendant de pays comme l’Espagne ou la France. Cette sortie doit également s’accompagner de la nationalisation du secteur bancaire.




Pour lui, la question de la sortie de l’Euro dépend fondamentalement du droit du peuple portugais à décider de son propre sort.




« Une sortie unilatérale est souhaitable » (Octavio Teixeira)




Enfin, l’économiste du Parti Octavio Teixeira a martelé la nécessité d’envisager la seule possibilité restante : la sortie unilatérale de l’Euro.




La nécessité d’une dévaluation est prégnante pour résoudre les problèmes du Portugal : soit une dévaluation interne (baisse des salaires), celle du plan d’austérité, soit dévaluation du taux de change, qui suppose le contrôle de l’outil monétaire.




La seule solution est donc « la sortie de l’Euro, quel qu’en soit le prix, toujours inférieur que celui qu’ont à payer les travailleurs portugais avec la politique de dévaluation interne actuellement pratiquée ».




Les économistes du Parti pour une sortie négociée : le PCP ouvre la piste




Le débat sur l’Euro a été lancé et a été poussé par les économistes du parti qui, unanimement, ont souligné la nécessité d’envisager la sortie de l’Euro, tantôt unilatérale (Teixeira, Lopes), tantôt négociée (Lourenço).




La synthèse du secrétaire-général, Jeronimo de Sousa, insiste autant sur la rupture inévitable avec l’Union européenne et l’Euro que sur la complexité des modalités pratiques de sortie de l’Euro.




De Sousa a pointé l’incompatibilité entre la mise en place d’une « politique patriotique et de gauche » et « le maintien dans l’Euro fort et l’Union économique et monétaire ».




Pour le secrétaire-général, il ne fait aucun doute que le Parti s’oriente vers une position de rupture avec la monnaie unique.




Mais la défense pure et simple de la « sortie de l’Euro sans l’adoption de politiques qui doivent l’accompagner est quelque peu réductrice ».




Toutefois, Jeronimo de Sousa a réservé sa dernière pique pour le PS et surtout le Bloc de gauche, dénonçant ceux qui ne voient de solution que « dans le maintien de l’Euro et l’approfondissement du fédéralisme européen ».




Le débat entre partis du PGE pro-européens et Partis communistes vers la rupture avec l’UE




Le débat interne au PCP, illustratif de ce que peut être un échange théorique et concret de haut niveau sur une question centrale pour le mouvement communiste, est plus largement révélateur du débat qui secoue le mouvement communiste européen.




D’une part, dans les Partis communistes des pays au cœur de la crise, comme à Chypre, au Portugal ou en Irlande, l’hypothèse d’une « sortie de l’Euro » est désormais posée, en cohérence avec la ligne historique d’opposition à la monnaie unique.




En Grèce, le KKE, tout en soulignant les illusions d’un retour pur et simple à la monnaie nationale, dénonce la monnaie unique et insiste sur la rupture avec l’ensemble du processus d’intégration européenne.




De l’autre côté, les partis liés au PGE (Parti de la gauche européenne), financés par Bruxelles, se raidissent dans leur soutien à la monnaie unique : c’est le cas de SYRIZA, de Die Linke, du Bloc de gauche ou encore du Front de gauche en France.




Pourtant, la contradiction entre le maintien de l’Euro et la mise en œuvre d’une « politique de gauche » est de plus en plus patente. Elle est reconnue même par des économistes proches d’ATTAC en Espagne ou par Oskar Lafontaine en Allemagne.




Le débat, riche et complexe, sur la « sortie de l’Euro » continue dans les Partis communistes. Quelles que soient les réponses apportées dans des situations particulières à chaque pays, la ligne de fracture entre ceux qui désirent rompre avec l’UE et le capitalisme, et ceux qui veulent les aménager, se dessine plus nettement de jour en jour.

meslierCette plaque commémorative orne le mur de la mairie d'Etrepigny ! précurseur de l'athéisme , du matérialisme et révolutionnaire ,le curé ardennais Jean Meslier ( 1664-1729) est de retour en ligne !

Vous pouvez consulter le nouveau site de l'association des Amis de Jean Meslier à l'adresse suivante : www.jeanmeslier.fr

Le 349° anniversaire de sa naissance sera honoré le 15 juin prochain : - à Etrepigny , à 15 h , salle communale , ce sera l'assemblée générale annuelle de l'association , réservée aux adhérents .

- à partir de 18h30 , une soirée MESLIER , ouverte à tous , se déroulera dans son village natal , à MAZERNY . Rendez-vous sur la place de la mairie pour visiter les lieux d'enfance de Meslier sous la conduite de notre historien local Yvon Ancelin ! Puis , vers 20h30 , balade autour de Mazerny , apéritif offert par l'association des amis et enfin , pique-nique tiré du sac à la nuit tombée !! en cas de pluie , un site abrité est prévu à proximité immédiate !

Venez nombreux le 15 juin pour fêter celui qui écrivait que "toutes les religions ne sont qu'erreurs , illusions et impostures " ....

.... possibilités de logements en chambres d'hôtes pour ceux qui viennent de loin !!

A l'heure où les intégrismes de tous bords cherchent à instrumentaliser les religions pour aliéner les peuples , venez découvrir ou soutenir les idées de Jean Meslier .

UN AN DE RENONCEMENTS , CA SUFFIT !

1an

Petite pause sur ce blog : reprise des articles le 24 mai ....en attendant allez voir le site de L'HUMANITE , le journal du changement !

banques Malgré un matraquage médiatique scandaleux , visant notamment à assimiler le Front de Gauche avec le FN , le rassemblement du 5 mai à Paris a dépassé toutes les espérances : environ 180000 citoyens - dont de nombreux verts et militants ou électeurs socialistes , ont défilé pour exiger un changement de cap politique !

Douze mois après l'élection du candidat socialiste à l'Elysée, le désenchantement domine largement chez les électeurs de Gauche qui ne constate aucun changement ! pire , après le refus du pouvoir d'augmenter les salaires , on a assisté à une série de cadeaux sans contreparties au patronat , à un détricotage du code du travail , à un refus de voter une loi contre les licenciements boursiers ou encore pour l'amnistie sociale !!

La rénégociation du traité budgétaire européen a été reniée ....et Hollande poursuit donc la même politique que les Papandreou , Zapatero et autre Monti ....dont on voit les résultats calamiteux pour les peuples grecs , espagnols ou italiens ! partout en Europe , l'austérité conduit dans le mur : il faut donc un changement radical de cap !

UN AN DE PERDU POUR LE CHANGEMENT : tous ensemble , réunissons la Gauche rouge , verte ou rose , pour exiger UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE ! adherez

6052013

dkp

De la santé aux supermarchés

Avec l’aide précieuse de l’Europe, les pays transforment les soins de santé en marchandises. Autre secteur en ligne de mire, les supermarchés : travail intérimaire, flexibilisation du temps de travail… Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg : mêmes attaques, mêmes combats.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Diminution des salaires, assurance privée obligatoire... En Allemagne, le système des soins de santé évolue au gré de la volonté du patronat.

Le constat est unanime chez les syndicalistes des 4 partis réunis à Remich : les soins de santé sont en cours de commercialisation dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Les conséquences sont dramatiques. Pour les travailleurs, avec notamment la détérioration des conditions de travail, et pour les patients, qui doivent payer de plus en plus de leur poche pour se soigner, souvent pour des soins de moindre qualité.

Maarten Muis explique qu’aux Pays-Bas, le NCPN, principalement au travers de l’action syndicale de ses membres, tente de montrer aux travailleurs de la santé comment la dégradation des conditions de travail n’est pas inéluctable, mais le choix de politiques délibérées. « Nous avons organisé des actions contre les mesures d’austérité prises, y compris dans les services de soins à domicile. Dans notre journal Manifest, nous donnons régulièrement de l’attention aux économies faites dans le secteur de la santé mentale et sur la décentralisation des compétences vers les communes. »

Tiens, tiens... la 6e réforme de l’État en Belgique, ne prévoit-elle pas des transferts de compétences en matière de santé ? En arguant d’une meilleure organisation d’un service, sans se préoccuper du financement de ces nouvelles compétences, on laisse la porte grande ouverte à la commercialisation de services. C’est déjà le cas dans le secteur des maisons de repos et des crèches.

Hans-Peter Brenner raconte qu’en Allemagne, le DKP a montré comment le système de santé a évolué au gré de la volonté de l’association fédérale des entrepreneurs, le BDA (correspondant à notre FEB), qui presse le gouvernement pour faire baisser les salaires et encourager les assurances-maladie privées obligatoires, plutôt qu’une assurance-maladie sociale pour tous sur base d’une large solidarité. Une récente directive européenne sur les soins de santé transfrontaliers remet en cause une règle fondamentale en Allemagne, selon laquelle ce sont les professionnels qui s’adressent à l’assurance-maladie, et non le patient. La nouvelle directive introduit le système « cash & carry » : le patient doit payer immédiatement, parfois même avant le début du traitement, et s’occupe lui-même du remboursement par l’assurance-maladie.

Information, pétition, victoire

Aux Pays-Bas, le secteur de la grande distribution emploie 260 000 personnes, dont 70 % sont des jeunes. Seuls 30 % ont un contrat fixe. Les salaires sont en moyenne légèrement supérieurs au minimum vital. Le salaire de départ d’un jeune réassortisseur de 15 ans s’élève à seulement 3,28 euros, et il est de 4,57 euros pour un jeune de 18 ans.

En novembre 2010, Levin Zühke-van Hulzen a commencé à travailler dans un magasin franchisé de la chaîne Albert Heijn. La plupart des autres employés étaient des jeunes embauchés à temps partiel sous CDD. Beaucoup ont un contrat sans spécification du nombre d’heures de travail, ce qui permettait à la direction d’éluder la CCT et de ne payer ni le supplément pour travail de nuit ni les jours de maladie.

Au printemps 2011, Levin a commencé à informer ses collègues. La colère est vite montée, le syndicat a organisé plusieurs réunions. Ils ont fait circuler une pétition, remise à la direction avec une action publique. Le personnel a ainsi obtenu le respect de la CCT et une amélioration sur tous les autres points. L’action a permis au syndicat FNV de rallier une soixantaine de nouveaux membres, avec la formation d’un petit groupe cadre. Quant au contrat de Levin, il n’a pas été prolongé...

Des supermarchés superflexibles

Marceline Waringo est membre du Parti communiste du Luxembourg et déléguée OGB-L (syndicat social-démocrate) pour les principales chaînes de supermarchés du pays. Au Luxembourg, les salaires sont faibles dans le commerce de détail. Il n’existe pas de CCT sectorielle, seuls les employés de supermarchés, soit un quart des 40 000 personnes employées dans le commerce de détail, en ont une.

Le problème majeur auquel est confronté le secteur est la flexibilisation et la dérégulation du temps de travail. Depuis 2012, les magasins peuvent rester ouverts 24 heures un jour par an. Récemment, l’administration du Luxembourg a autorisé l’ouverture d’un dimanche par mois. Le tout sans compensation : le travail du dimanche sera compensé par un jour de congé ordinaire. Nocturnes du samedi, travail du dimanche et ouverture les jours fériés : la voie est ouverte à une totale libéralisation des heures d’ouverture.

En guise d’introduction au thème de la conférence, deux économistes marxistes, Beate Landefeld (Allemagne) et Henri Houben (Belgique) on fait le tour de la crise en Europe.

Article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

Il ne s’agit pas d’une simple crise qui revient périodiquement, mais d’une grande crise structurelle qui a débuté dans les années 1970. A cette époque, pour en sortir, l’État intervient, supplée, embauche… mais cela crée de la dette publique. Ensuite, au début des années 1980, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Thatcher et Reagan privilégient les dérégulations et imposent les premières grandes mesures d’austérité. La bourgeoisie tente de casser les syndicats. En Italie, pour imposer la fin de l’indexation automatique des salaires. Aux Pays-Bas, pour instaurer modération salariale et flexibilité. Aux États-Unis, contre les contrôleurs aériens qui défendaient le service public. En Angleterre, contre les mineurs qui défendaient leur emploi.

Henri Houben : « Sous la pression de l’ERT (la Table ronde des industriels européens qui réunit 45 PDG de multinationales européennes), la Commission européenne décide de relancer le marché intérieur. Elle a besoin pour cela d’une union monétaire. Pour entrer dans la zone euro, les États doivent répondre à une série de critères, établis lors d’un sommet à Maastricht : pas de déficit budgétaire dépassant les 3 % du PIB (produit intérieur brut, ensemble des richesses produites dans un pays en un an, NdlR) ; pas de dette publique au-delà de 60 % du PIB. »

Au nom de la compétitivité

Début des années 1990, l’ERT fait le forcing sur la compétitivité, confirmée en mars 2000 au sommet européen de Lisbonne. Au nom de la compétitivité, les patrons européens veulent abaisser les coûts salariaux. En Allemagne, explique Beate Landefeld, le point culminant est venu en 2003 avec l’Agenda 2010 du chancelier socialiste Schröder, dont la très libérale Angela Merkel a par la suite vanté les mérites. Conséquences : moins de protection contre le licenciement, réductions de cotisations patronales à la sécurité sociale, réduction et limitation dans le temps des allocations de chômage, obligation d’accepter des mini-jobs, augmentation du coût des soins de santé, relèvement de l’âge de la retraite.

Depuis 2008, la crise bouleverse tout. Elle frappe d’abord les États-Unis. Mais les mécanismes déclencheurs (dette privée, crédits hypothécaires, banques rapaces) sont présents en Europe. Henri Houben donne l’exemple de l’Espagne : « Avant 2008, l’Espagne crée le plus d’emplois. La croissance de son PIB est supérieure à la moyenne européenne. Elle est sous le seuil des 60 % de dette publique rapporté au PIB (36 % en 2007). Elle n’a pas de déficit budgétaire, elle a même des excédents (2 % du PIB en 2006). C’est un « modèle ». Mais le développement espagnol est fondé sur des secteurs peu productifs : la construction, l’immobilier, le tourisme, la banque… L’Espagne doit acheter de plus en plus de produits à l’étranger (dont l’Allemagne). Sans parler de l’endettement des ménages (surtout pour le logement). Quand éclate la crise, tout s’effondre. » Depuis, l’Espagne a déjà connu quatre plans d’austérité, pour un total de plus de 100 milliards d’euros.

L’effet pervers des plans d’austérité est que cela développe une spirale vers le bas. La crise s’approfondit en Europe. Mais le patronat et Berlin poussent à la réalisation des mesures de rigueur, au moyen d’un Traité de stabilité, de coopération et de gouvernance qui établit des sanctions contre les pays trop endettés. Entre-temps, on s’enfonce de plus en plus dans la crise. Et les protestations contre « Bruxelles » montent.

« La crise chypriote nous fait du bien »

Beate Landefeld explique que le but des grandes entreprises allemandes n’est pas seulement la suprématie en Europe, mais la compétitivité à l’échelle mondiale. « C’est pourquoi, après 2008, l’Allemagne a poussé à la création du Pacte budgétaire européen avec des règles plus strictes, des contrôles centralisés et des sanctions pour les pays qui ne respecteraient pas ces règles. Chaque fois les pays partenaires doivent renoncer à un peu plus de souveraineté. Le développement inégal des pays de la zone euro renforce la crise. Les pays “périphériques” sont largués, le déséquilibre augmente suite aux politiques d’austérité. Et les grandes entreprises allemandes en profitent.

Après le sauvetage de Chypre, le président de la Deutsche Bank au Luxembourg, qui est en même temps le président de l’association des banques du Luxembourg, a déclaré : “Pas un centime n’a quitté le Luxembourg. Franchement, la crise chypriote nous fait du bien”. »

belgique1 La septième édition de la « Conférence des 4 partis » s’est déroulée les 13 et 14 avril à Remich au Luxembourg, à la frontière franco-allemande-luxembourgeoise. 40 représentants des 4 partis y ont participé.

Un article de Herwig Lerouge, Alice Bernard et Bert De Belder

L’initiative est née de trois constats. Le premier, c’est que, dans tous les pays de l’Union européenne, les gouvernements poursuivent les mêmes objectifs dictés par les Traités de l’Union. Partout, il est question d’allongement de la carrière, suppression de la prépension, chasse aux chômeurs, libéralisation des services publics, dérégulation des contrats de travail fixe au profit de contrats temporaires ou partiels. Mais ils sont assez malins pour appliquer ces réformes à des moments différents et selon des modalités différentes selon les pays. Cela amène la gauche à combattre ces mesures identiques de façon dispersée et isolée.

Pourtant, cette situation n’est pas insurmontable, et c’est là le deuxième constat. La première conférence des 4 partis en 2006 a eu lieu après la victoire des travailleurs portuaires européens. Ils ont réussi, au moyen de grèves, de manifestations et de lobbying politique, à repousser une directive européenne visant à permettre à des équipages de bateaux de décharger ceux-ci.

Cette lutte a été, pour les 4 partis, un argument pour mettre en route une collaboration afin de mieux coordonner leurs analyses, leur politique et aussi leurs actions. Depuis, ils ont pris des initiatives communes dans le secteur des postes, de la sidérurgie, de l’automobile. A VW (devenu Audi) Bruxelles, Ford Genk et General Motors Anvers, des syndicalistes allemands ont apporté leur soutien aux travailleurs menacés de fermeture, entre autres grâce au travail des 4 partis. Et le Parti communiste du Luxembourg (KPL) a entamé un travail contre la libéralisation de la poste sur base des expériences des postiers du PTB.

Quels résultats ?

Un troisième constat est que les communistes sont en retard pour élaborer une stratégie commune au niveau de l’Union européenne. Les patrons, les partis de droite, les socialistes ont tous des structures européennes. La coordination des 4 partis est un premier pas, modeste, pour mettre les communistes aussi sur cette voie, même si c’est sur le terrain national que se mènent encore en premier lieu les combats. Mais une stratégie commune, des échanges d’expériences, une coordination des luttes renforcent aussi le combat national.

Lors des rencontres précédentes, les points de vue des 4 partis se sont rapprochés entre autres sur : le caractère de la crise, la manière de combattre la politique d’austérité, quelle alternative à proposer à cette Europe, ou encore le travail communal ou syndical des 4 partis. Lors des dernières élections communales au Luxembourg, le PTB et le DKP ont aidé les camarades sur place. A l’issue de cette campagne, le KPL est rentré dans trois conseils communaux. Les discussions lors des séminaires ont déjà conduit à un début de travail commun pour une taxe des millionnaires dans nos pays respectifs, des initiatives communes de soutien à des combats dans la sidérurgie et l’automobile, au soutien commun au Parti communiste de Grèce lors des dernières élections.

Avec la récente conférence, nous avons encore constaté combien il est utile de savoir ce qui se passe chez nos voisins car, souvent, on y apprend ce qui se prépare dans son propre pays. Et cette connaissance est une arme indispensable pour pouvoir réagir à temps.

5mai1 La lettre du 5 mai







110 personnalités qui marcheront le 5 mai




Un an après l’élection de F. Hollande, l’aspiration à une politique contre la finance et l’austérité et pour une véritable VIème République va se faire entendre avec force dans la grande marche citoyenne du 5 mai .

On recense désormais près de 20 appels thématiques et sectoriels : syndicalistes, économistes, professionnels de la santé, militants associatifs, personnel de l’éducation, culture, jeunes chercheurs, étudiants, pour l’égalité des droits, juristes etc…

110 personnalités appellent aujourd'hui à la marche.

Parmi eux se trouvent évidemment des responsables politiques et associatif : Clémentine Autain, Eva Joly, Pierre Laurent, Paul Ariès, Myriam Martin, Jean-Luc Mélenchon ou encore Christian Picquet, Stéphane Lhomme mais aussi Anne Le Strat (porte-parole d’Utopia), les co-présidents de la fondation Copernic Caroline Mecary et Pierre Khalfa

Les syndicalistes représentent souvent les entreprises en lutte qui ouvriront le cortège : Sodimedical, Arcelor-Mittal, Fralib, Air France, Sanofi etc… Plusieurs sont concernés directement par le vote de la loi d’amnistie sociale tels Xavier Mathieu ou Sébastien Migliore… Les personnels de la santé ne seront pas en reste comme l’urgentiste Patrick Pelloux.

De très nombreuses personnalités affichent la diversité de la marche. Ils ou elles sont économistes, écologistes, artistes, gens de la culture, journalistes, intellectuels et scientifiques, juristes…

Les artistes, gens de la culture, journalistes comme Christophe Alevêque, Magyd Cherfi, Annie Ernaux, Robert Guédidjan, Patrick le Hyaric, Gérard Mordillat, Didier Porte, Marcel Trillat, Ignacio Ramonet, Ridan…

Des économistes, Jacques Généreux, Jean Galdrey, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Jacques Rigaudiat, Dominique Taddei, Dominique Pilhon..

Des intellectuels et scientifiques comme Jacques Bidet, Henri Pena-Ruiz, Lucien Sève, Jacques Testart

Des juristes Evelyne Sire-Marin, Dominique Noguères, Hélène Franco…

Comme eux, mobilisons nous en masse le 5 mai !

5demayo Le 5 mai , les manifestants auront l'occasion d'exprimer leur colère contre les renoncements successifs de Hollande et du PS ...devant la gravité de la situation du pays et des Ardennes en particulier , il est urgent que LE PEUPLE S'EN MELE !

Le Front de Gauche 08 a affrété un car à prix solidaire : profitez-en ! venez nombreux !! LE CHANGEMENT , C'EST TOUT DE SUITE , AVEC VOUS ET POUR VOUS ! bus05 Tous les citoyens de Gauche , y compris les militants socialistes qui ne comprennent plus leurs dirigeants , sont invités à manifester pour que la GAUCHE REPRENNE LA MAIN !

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